DIVERS

(compilations, chansons écrites pour d'autres, inédits...)

 

 

Compilation "Amour foot 98" Achille à Mexico
Compilation "Comme un seul homme" Le coup de Jarnac
Compilation "Un Printemps 90" Prière pour M...
Duo avec Mylène Farmer Regrets
Compilation "Ambiance" Saint François d'Assise
Inédit Cavalier seul
Offert aux "Dolos" pour la St Jean 2000 Cuit
BOF "J'ai pas sommeil" J'ai pas sommeil
BOF "Rouge" L'amour au premier regard
CD Télérama édition limité Cartier Bresson
Inédit vidéo Murat en plein air J'ai un cœur trop laid
Inédit vidéo Murat en plein air Le pastrassou dien sa tsabano
Inédit Poison - Pré-version de Vénus C'est pour le bonheur
Interprété par Sylvie Vartan Il pense à son corps
Interprété par Julien Clerc Le verrou

Album concept Position de Trash Palace

(projet de Dimitri Tikovoï)

Maculée conception
Interprété par Indochine Un singe en hiver
Interprété par Julien Clerc Quand femme rêve
Interprété par Michel Delpech C'est Paris
Album Dignity pour Reporters sans frontières Ophélia
En duo avec Holden (hors commerce) La belle vie
Compil C'rock FM Ceux qui cachent ce qu'ils n'ont pas
Interprété par Chris Stills Kitty Cathy
Le train de l'espoir Saïdia
En duo avec Holden sur l'album Chevrotine L'orage
Interprété par Isabelle Boulay  Dieu des amours
Inédit Album Tristan La prière
Inédit Album Tristan Au précieux monde sans nom
Interprété par Françoise Hardy Memory divine
Interprété par Christophe Pie Qu'est-ce qui ne va pas, petite ?
Inédit proposé à Françoise Hardy (non retenu) Tous les chanteurs sont malheureux
BOF "Pauline et François" Pauline à cheval
BOF "Pauline et François" Les chevreuils
BOF "Pauline et François" The blues
Inédit sur la version vinyle de "Grand Lièvre" Ne t'attends qu'à toi seul
Interprété par Nolwenn LEROY Sur mes lèvres
Interprété par Isabelle BOULAY Amour aime aussi nous voir tomber
Interprété par Christophe PIE L'amour au naturel
Interprété par Alain BONNEFONT Canossa
Chanson pour enfants Et moi de m'encourir
Offert à une bistrotière de Montembeuf Bon anniversaire Mamie Mamie
Offert au journaliste Bruno Bayon Bye Bye Johnny
Interprété par Chris Stills L'idée vague
Interprété par Thierry Stremler Le plus grand amour
version démo 1991 La valse des adieux
duo avec Rose sur l'album Pink Lady (texte écrit par Rose) Pour être deux
Interprété par Matt LOW Blow
Interprété par Matt LOW Banzaï
Interprété par Matt LOW Misty
Interprété par Matt LOW Mandarine

co-écrit avec (et interprété par) Morgane Imbeaud pour Les songes de Léo

Je dois te laisser seul

co-écrit avec (et interprété par) Morgane Imbeaud pour Les songes de Léo

En nuit noire

co-écrit avec (et interprété par) Morgane Imbeaud pour Les songes de Léo

Pardonnez-moi si je rêve

co-écrit avec (et interprété par) Morgane Imbeaud pour Les songes de Léo

Jerk

co-écrit avec (et interprété par) Morgane Imbeaud pour Les songes de Léo

Amour suis-moi
Interprété par Eryk.e Morte saison
Interprété par Eryk.e Jeune face
Interprété par Eryk.e Les lieux

 

 

 

J'ai pas sommeil

 

oyez, braves gens
l'histoire de ce temps
où sur la machine ronde
s'amusait Satan
où sur la machine ronde...

le bouc à qui nul ne résiste,
la somme de vos colères,
dansait sur les charbons ardents
sans se brûler les chairs

oh l'âme désire le mal
au fond des entrailles
où l'orgueil et la paresse
aiment mener le bal

chez ce fils de nos entrailles
objet de tous nos vœux
que la crainte de l'éternel
vous incline le cœur

comme le lièvre blessé
effraya le lion
les campagnes ont résonné
de mille hurlements

et la bouche remplie de graviers
de grâce trompeuse
tous prièrent oh verge de fer
transperce lui le cœur

oh ce fils de nos entrailles
objet de tous nos vœux
que la crainte de l'éternel
nous incline le cœur

et la voix de Dieu s'éleva
putois, étalon,
il n'y a pas de mauvaise graine
dans les germes du temps

et si rien n'est pur dans vos chairs
infecte, purulent
que la bête représentative
vous arrache ce gémissement

oh fils de nos entrailles
objet de tous nos vœux
que la crainte de l'éternel
vous incline le cœur



L'amour au premier regard

 

ils pensent tous deux
qu'un sentiment subit les a unis
belle est cette certitude
plus belle encore l'incertitude
ils croient que ne se connaissant pas
rien n'a jamais eu lieu entre eux
mais ces rues ces escaliers ces couloirs
où depuis longtemps ils ont pu se croiser

j'aimerais leur demander
s'ils n'ont pas souvenir
peut-être dans une porte tournante
ou un jour face à face
quelque part non dans la foule
au téléphone mais c'est une erreur
mais je sais leur réponse
non ils ne s'en souviennent pas

mais tout commencement
n'est qu'une suite

depuis si longtemps déjà
le hasard a joué avec eux
pas tout à fait prêt
à se changer en destin
qui les rapproche les éloigne
leur coupe la route
et étouffant un rire
se sauve un peu plus loin

il y a eu des signes
indéchiffrables qu'importe
il y a trois ans peut-être
ou bien mardi dernier
cette feuille qui a volée
d'une épaule à l'autre
un objet perdu ramassé
qui sait peut-être un ballon déjà
perdu dans les fourrés de l'enfance

mais tout commencement
n'est qu'une suite
le livre du destin toujours ouvert

il y a eu des poignées
des sonnettes où sur la trace d'une main
une autre s'imprimera
des valises côte à côte à la consigne
et peut être une nuit un même rêve
dès le réveil au matin effacé

mais tout commencement
n'est qu'une suite
le livre du destin toujours ouvert
au milieu

 

 

Achille à Mexico

 

Le genre humain, tous les oiseaux

Dans le ciel blanc de Mexico

Tout devenait si personnel entre eux et nous

C'est l'unité, il faut me croire

C'est l'unité, il faut me croire

C'est l'unité

 

Le royaume de Danemark est pourri

Et le tendon d'Achille droit de...

Tiens salut Steph' salut Pierre-marie

Non je ne crois plus à ma vie d'artiste

Mais s'il gagne ce soir on verra

A la fête de la musique... on verra

 

(..)
attention à muller
non on ne passe pas non amoros
les petits sachets d'eau sur le terrain
et zico qui s'échauffe
et la petite balle la petite balle
rebondit sur le terrain

attention
(...) non carecos patasse  muller (??)
maxime

(drucker)
 

 

Le genre humain, tous les oiseaux

Dans le ciel blanc de Mexico

Tout devenait si personnel entre eux et nous

Solennité, il faut me croire

Solennité, il faut me croire

 

 

 

Le coup de Jarnac

 

Quel est ce deuil sur nos âmes

Un mammifère sur le chemin

Un impromptu immémorable

Dans l'antichambre du destin

Dans le pays quelle chamade

Pour la mort d'un florentin

Quel est ce deuil sur nos âmes

Quel est ce deuil qui nous tient

 

Charmé par le souci de l'âme

Comme Osiris, chacun vient

Toucher l'éventail de flammes

La truffe du labrador câlin

C'est ta nation, la communarde

Qui pleure à la fin du roman

Heure où chacun est de passage

Où se dénoue le grand tourment

Voilà le vertige peu banal

Du lièvre qui va à pas lents

Comme une idée où je voyage

Entre des lys étincelants

Ce soir, un peuple, seul à la table

Éprouve un désir très chrétien

Pour l'idée vierge, la clocharde

Que tu connais, que tu connais enfin

 

Quel est ce deuil sur nos âmes

Est-ce bien le deuil auquel tu tiens ?

 

 

 

Prière pour M...

 

Dieu des fleurs des ponts-levis
Dieu du rêve Dieu de l'ortie
Dieu des jeunes gens fugueurs
Amateur

Dieu de Sibérie
Dieu de la mélancolie
Dieu des peines de cœur
Laboureur

Dieu du jour Dieu de la peau
Dieu du masque Dieu du tombeau
Dieu des signes avant-coureurs
Dieu vengeur

Dieu des amants désunis
Dieu des larmes Dieu de l'oubli
Dieu du pigeon voyageur

 

 

Maculée conception

(co-écrit et interprété avec Harriet Roberts) 

 

Oh, Daddy sugar...

I don't know what's come over me

 

La corne du rhino

Le moi jusqu'au-boutiste

Sans goretex, hé ma fille

L'index peu génè

Hum ces gigots, ce collier

 

Oh, Daddy sugar...

I don't know what's come over me

 

C'est joli ce prénom de Marie

Tiens, prends ces neutrons dans ton nid d'abeille

La glissance est divine

Viens,

Le mucus est là,

Le mucus est là

 

Alors douce la bite de Dieu dans le corps de la mère du Christ 

 

 

 

Cartier-Bresson

 

Bas de ville à New York
Chauffeur de taxi à Berlin
Quai Saint-Bernard à Paris
Derrière la gare Saint-Lazare
Crémation de Gandhi
Colette et sa dame de compagnie
Funérailles d’un acteur de Kabuki
Messe de minuit à Scanno en Italie
Hudson et Manhattan
Forteresse Pierre et Paul
Irène et Frédéric Joliot-Curie

J’aime le photographe
et son Leica dans la jungle des vies
où nul laisse de trace
sous le regard de Cartier-Bresson
aux destins perdus je trouve une raison

Avenue d’Alésia
Où Giacometti se protège de la pluie
Un résistant au bord du Rhin
en 44 mort au petit matin
Les arènes de Valence
Prostituées d’Alicante
Pour les gitans de Grenade
Pour les enfants de Palerme
Pour les amants de Séville

J’aime le photographe
et son Leica dans la jungle des vies
où nul laisse de trace
sous le regard de Cartier-Bresson
aux destins perdus je trouve une raison

Et l’Histoire fait sa vie
avec ses milliers de petits
qui gémissent
qui sourient
Partout on trouve des prisons
L’Homme tourne en rond
son destin à l’abandon

 

 

Il pense à son corps

 

Il pense à son corps

En dévalant les pentes enneigées du confort

Il pense au jour béni de ses quinze ans

Au voile éphémère de rosée à l'aurore

Même si l'amour est important

Je sais bien que ce soir tout lui est indifférent

Il pense à son corps

 

Il pense à son corps

Ce joyau chéri comme un unique trésor

Il sent son cœur floué et comme un enfant

Par le temps perdu à le protéger de la mort

Même si l'amour est important

Je sais bien que ce soir tout lui est indifférent

Il pense à son corps

 

Oh, qu'attends-tu

Dans une jeunesse éternelle

Oh, t'attends-tu

A desserrer l'étreinte cruelle

 

Il pense à son corps

Il rejoint les chevaux légers du remords

Par le caprice la neige et le tourment

Il rejoint sa haute vallée du Mont-d'or

Même si l'amour est important

Je sais bien que ce soir tout lui est indifférent

Il pense à son corps

 

Oh, qu'attends-tu

Dans une jeunesse éternelle

Oh, t'attends-tu

A desserrer l'étreinte cruelle

 

 

 

J'ai un cœur trop laid

 

j'ai un cœur trop laid
qui souvent m'effraie
sans en être inquiet
et le temps s'en va
et je n'ai rien fait
sans confiance je vais

j'ai trop musardé
perdu mon temps
j'en attends paiement
si dans sa bonté
la fleur de pureté
n'apaise son fils

mon cœur est trop vain
et vil et vilain
et gai volage
oh il n'est pas saint
il est faux il feint
plein de grands outrages

il est insensé
pauvre pensée
et mauvais usage
malheureux plaintif
paresseux et lourd
un obscur ombrage

oh c'est être fou
d'emprunter beaucoup
fou de ne rien rendre
il me trompe souvent
reçoit des présents
comme il se méprend

il sait s'amuser
et rire et jouer
et perdre son temps
mais il est incapable
de vraies larmes
et de vraies prières

il veut peut veiller
prendre peu de peine
craint la pauvreté
il veut peut prier
se récompenser
sans le mériter

Dieu que ferai-je
et comment payer
au jugement dernier
comment expliquer
au juge le vrai
au roi de justice

il n'est nul recours
si je n'obtiens pas
à ce tribunal
que la mère du roi
prie alors pour moi
dans sa grande bonté

hélas comment
et par quelle audace
réclamer son aide
quand sciemment
et mauvaisement
je l'ai si mal servie

oh je m'enhardirai
et je lui dirai
très douce Marie
je m'amenderai
et vous servirai
toute ma vie

à vos pieds je mets
mon cœur mutilé
noble trésorière
rendez-lui la santé
vous qui détenez
les clés de la pitié

très noble palmier
très doux olivier
plein de médecine
très gracieux rosier
et doux églantier
dépourvu d'épines

délicieux cyprès
qui répand partout
une odeur si fine
purifiez mon âme
et maintenez-la
en votre doctrine

très sainte clarté
qui aux égarés
montrez le chemin
ne m'abandonnez pas
oui j'aurais assez
si je vous avais

étoiles de la mer
de mon cœur endurci
ne soyez pas dures
veuillez l'amener
à vous bien aimée
belle et douce mère

par dieu écoutez
ne soyez pas
envers moi si dure
j'attends la clarté
j'attends la lumière
dame très sage très chère

 

 

Le pastrassou dien sa tsabano

 

(Un berger, dedans sa cabane)

Chanson en patois auvergnat sur un texte de Joseph Canteloube,

Anthologie des chants populaires français, tome II

 

 

 

Le verrou

 

Tous nous porte à frémir

Au désir, au plaisir

A lever le verrou

Qui nous retient de tout

Dans la peau d'un bagnard

Tout nous pousse à vouloir

Vouloir battre les grains

De beauté du destin

 

Des pontons des marais

Tout nous pousse à pleurer

A endosser la peau

D'un poisson, d'un oiseau

Par nos gorges étranglées

Tout nous porte à chanter

 

Tout nous porte à frémir

Au désir, au plaisir

A pousser le verrou

Qui nous sépare...

 

 

 

SAINT-FRANÇOIS D'ASSISE

 

(instrumental)

 

 

 

Cavalier seul

 

J'ai le cœur au comble de la rage

En cavalier seul

Je voudrai jouer du poignard

En cavalier seul

Les rêves me blessent le corps

Dans cette masse indifférente

Où on me jure obscur et fade

En cavalier seul

Tête baissée sur l'adversaire

En cavalier seul

 

Égocentrique et dépravé

En cavalier seul

Comme un forgeron de village

En cavalier seul

Sous la cendre de mes semblables

Je n'vois pas de secrets charmants

Je sens la profonde tristesse

Du cavalier seul

Mais aucun muscle ne doit trahir

Un cavalier seul

 

Nu sur la jument infidèle

En cavalier seul

Comme un cosaque résigné

En cavalier seul

Ivre d'orgueil le sort fixé

Dans l'ornière de chair et de fleur

Je suivrais la rigole noire

En cavalier seul

Des gouttes froides sur la gorge

En cavalier seul

 

Nu dans le souffle de vos pestes

En cavalier seul

Caressé par les dieux volages

En cavalier seul

Comme un poison dans chaque coupe

Gitan ivrogne et étranger

En cavalier seul

Nu sur mon cheval de guerre

En cavalier seul

 

Je dis de mes lèvres souillées

En cavalier seul

Des yeux sur la beauté des femmes

En cavalier seul

Devant ma mort que faites vous ?

 

 

Cuit

 

Donne-moi donc un conseil camarade

Mon frère hier tout triste paraissait

Je fis venir craignant qu'il fut malade

Un grand docteur pour voir ce qu'il avait

Dis-moi l'ami dis moi si j'ai bien fait

Quand il n'aurait qu'un tout petit délire

V'la la méd'cine à côté de son lit

Hélas mon cher je n'ai plus rien à dire

Il est à moitié cuit

Des scélérats ayant suivi la trace

Certain bandit depuis une heure brûlait

Déjà chacun abandonnant la place

Tranquillement chez lui s'en retournait

Et sur son sort jasait ou jabotait

L'avez vous vu demandait une commère

Il souffre encore à ce que l'on m'a dit

Rassurez vous lui répond-on la mère

Il est à moitié cuit

L'Amour pleurait la Reine de Cythère

Lui demanda qu'as-tu donc mon cher fils

Hélas maman j'pleure des tours que mon frère

C'coquin d'hymen joue à mes favoris

En les rangeant sous le drapeau des maris

Voilà Pierrot le coq de son village

Qui m'fêtait jusqu'à dix fois par nuit

Depuis huit jours il s'est mit en ménage

Il est à moitié cuit

Dans l'paradis lorsque l'premier des hommes

D'un certain fruit s'fut montré l'amateur

Le Tout-Puissant qui tenait à ses pommes

Par le toupet saisissant le voleur

S'mit à crier dans sa mauvaise humeur

Va-t-en rôtir dans l'infernale flamme

Et puis après se ravisant il dit

Ben laissons-le j'y fais cadeau d'une femme

Il est à moitié cuit

Un chansonnier chose extraordinaire

Venait de succomber d'une indigestion

Un ange, un diable à son heure dernière

Comme il mourrait sous l'absolution

Se disputaient pour sa possession

Ah ç'en est fait dit l'ange je détale

Lui que j'estimais comme un pauvre d'esprit

Il est l'auteur d'un chanson libérale

Il est à moitié cuit

 

 

C'est pour le bonheur

 

C'est pour le bonheur que je suis née

Et ton cœur n'y pourra rien changer

C'est pour le bonheur que je suis née

Le bonheur promise et mariée

 

Que tous les naufrages que tous les sentiments,

Laissent sur le visage les belles traces du tourment

Et dans chaque émoi, autant qu'il se peut,

Essaye de garder ton cœur heureux

 

Moi, c'est pour le bonheur que je suis née

Et tes pleurs n'y pourront rien changer

C'est pour le bonheur que je suis née

Pour la bonne humeur pour la gaieté

 

Que les troubadours, que les valets de cœur,

Chantent leurs chansons à vous déchirer le cœur

Je reste en amour comme Madelon la noble ouvrière de Cupidon

 

C'est pour le bonheur que je suis née

Le bonheur promise et mariée

C'est pour le bonheur que je suis née

Et tes larmes n'y pourront rien changer

 

Voulez-vous reprendre ma chanson

C'est pour le bonheur que je suis née


 

 

Regrets

(texte de Mylène Farmer)

 

Loin très loin du monde

Où rien ne meurt jamais

J'ai fait ce long, ce doux voyage

 

Nos âmes se confondent

Aux neiges éternelles

L'amour cachait son vrai visage

 

Oh viens ne sois plus sage

Après tout qu'importe

Je sais la menace des amours mortes

 

Gardons l'innocence

Et l'insouciance

De nos jeux d'antan, troublants

 

N'aie pas                                     Viens ce soir

De regret                                     Viens me voir

Fais-moi confiance, et penses

A tous                                         Viens t'asseoir  

Les no-way                                 Près de moi

L'indifférence des sens

N'aie pas                                    L'aube est là

De regret                                    Reste là

Fais la promesse, tu sais que    Je te promets

L'hiver et l'automne                  D'être là

N'ont pu s'aimer                        Pour l'éternité

 

Debout la tête ivre

De rêves suspendus

Je bois à nos amours infirmes

 

Au vent que je devine

Nos lèvres éperdues

S'offrent des noces clandestines

 

N'ouvre pas la porte

Tu sais le piège

De tous les remords, de l'anathème

 

Je me fous des saisons

Viens, je t'emmène

Là où dorment ceux qui s'aiment

 

 

 

Un singe en hiver

 

Je suis rentré d'Indochine hier matin

J'ai rapporté des dahlias et du jasmin

J'y ai laissé ma jeunesse et ma moto

Je suis rentré d'Indochine

 

Sur la piste Ho Chi Minh j'aurais dansé

En l'honneur du Viêt Minh j'aurais fumé

Je suis rentré d'Indochine hier matin

J'ai rapporté des dahlias et du jasmin

 

Bob Morane est descendu

Brigitte Bejo entendue

Voilà un singe en hiver

J'entends plus les hélicoptères

 

Je suis rentré d'Indochine et j'ai trouvé

Une vie bien trop facile bête à crever

J'ai déposé mes dahlias et mon jasmin

Je suis reparti j'ai dit salut je vais voir plus loin

 

Plus loin c'est toujours l'Indo que j'ai trouvé

Partout c'est l'Indo ma vie ça on le sait

Et depuis je pars toutes les nuits

Je dépose un dahlia aux pieds de nos vies

 

Bob Morane est descendu

Brigitte Bejo entendue

Voilà un singe en hiver

J'entends plus les hélicoptères

 

 

Quand femme rêve

 

Quand femme rêve, un cerf-volant

Fort sous la neige, docile au vent

Un attelage, un traîneau

Passe au plus près de ma peau

 

Toujours l'entraîne le goéland

Le cœur en peine, vers Ouessant  

L'entraîne le goéland

Là-bas vers Ouessant

 

Prince de Clèves rue Corvisart

Prisonnier d'elle sous un hangar

Où elle extrait la moelle de mes os

Comme fait busard au louveteau

 

Pour du bonheur à partager

Elle prends mes "je t'aime", mes baisers

Comme grand lézard là-haut

Elle boit mon sang comme l'eau

 

Toujours l'entraîne le goéland

Le cœur en peine, vers Ouessant  

L'entraîne le goéland

Là-bas vers Ouessant

 

Quand femme rêve, un cerf-volant

Fort sous la neige, docile au vent

Un attelage, un traîneau

Passe au plus près de ma peau

 

 

C'est à Paris

 

C'est à Paris dans la rue Saint-Denis

Que me vint l'appétit, comme un chat pour hirondelle

L'amour m'affame  aujourd'hui

Comme à Paris

 

C'est à Paris, sevré de jalousie

Que son corps ennemi me sembla soudain cruel

Il me tient à sa merci

Comme à Paris

 

De Clichy à Odéon

J'ai tant et tant jeté de ponts

Pour enjamber nos vies

Comme à Paris

 

Rue d'Ouessant, de Saïgon

Le corps parcouru de frissons

Par les chemins maudits

J'atteints Paris

 

C'est à Paris, que je fuis chaque nuit

Étranger à l'oubli, dans ma mémoire infidèle

La vraie passion de ma vie

Dors à Paris

 

De Clichy à Odéon

J'ai tant et tant jeté de ponts

Pour enjamber nos vies

Comme à Paris

 

Rue d'Ouessant, de Saïgon

Le corps parcouru de frissons

Par les chemins maudits

J'atteints Paris

 

C'est à Paris dans la rue Saint-Denis

Que me vint l'appétit, comme un chat pour hirondelle

La vraie passion de ma vie

Dors à Paris

 

De Clichy à Odéon

J'ai tant et tant jeté de ponts

Pour enjamber ma vie

Comme à Paris

 

Rue d'Ouessant, de Saïgon

Le corps parcouru de frissons

Par les chemins maudits

J'atteints Paris

 

 

 

Ophélia

 

On dit que s'en vont
les rires et les je t'aime
que c'est naturel
que ceux qui vivront
d'amour et de pardon
auront toujours raison

Si le temps nous sépare
éloigne le fruit gâté
le citron de la rhubarbe
qui peut bien décider ?

Route pavée de pluie
noyée comme est le lit
le lit de la rivière
Que la mélodie
d'un frisson nous emporte
au loin nous déporte

Que le fond des choses est doux
est doux comme un satin
quand la rosée y dépose
ton odeur de jasmin

Que la mélodie
creuse creuse son lit
comme creuse la rivière
Redonne vie
à l'étoile sanguine
au grand mystère

Dans le grand funiculaire
sous terre, je descends
pour voir au fond des choses
si ressurgit le temps

 

 

La belle vie

 

J'ai connu pour un temps assez court

Quelque chose qui ressemble à de l'amour

Une voix douce comme le miel

Qui me suit jusque dans mon sommeil

 

Une promesse et un battement de cil

Et on se croirait presque indivisible

C'est peut-être parce que c'est éphémère

Qu'on s'arrache à ce morceau de rêve

 

J'y pense comme je respire

Peut-être même encore pire

Même mille fois maudite

J'y pense comme je respire

 

Et surtout il est bon de sentir

Qu'en effet pour ce monde intangible

Pour un peu on se dirait presque

Qu'on a la belle vie quand même

 

 

 

Ceux qui cachent ce qu'ils n'ont pas

 

On les voit tenir le haut du pavé
On les voit sourire, ils nous font gerber

Ceux qui cachent si bien ce qu'ils n'ont pas

Ceux qui cachent si bien ce qu'ils n'ont pas

On les voit matin prendre par la rue
Tous ces tristes engins, trop vus, trop connus,

Ceux qui cachent si bien ce qu'ils n'ont pas

Ceux qui cachent si bien ce qu'ils n'ont pas

 
Ils manquent d'amour mais jamais d'allusion, oh ça non,

Pensent que nos discours nous font des vies de con

Ceux qui cachent si bien ce qu'ils n'ont pas

Ceux qui cachent si bien ce qu'ils n'ont pas

 
Ils savent nous mettre dans l'embarras
Un coup je t'ai vu, un coup j'te vois pas

Ceux qui cachent si bien ce qu'ils n'ont pas

Ceux qui cachent si bien ce qu'ils n'ont pas


Vous dire je t'aime, vous n'y pensez pas !
Seule indifférence, elle se barrera

Ceux qui cachent si bien ce qu'ils n'ont pas

Ceux qui cachent si bien ce qu'ils n'ont pas


Quelle garce tu fais, douce Deborah
A me refourguer ce que tu n'as pas
Celles qui cachent si bien ce qu'elles n'ont pas

Celles qui cachent si bien ce qu'elles n'ont pas

Voudraient tous nous voir perdre la raison

Ils nous veulent une vie belle comme un canon
Ceux qui cachent si bien ce qu'ils n'ont pas

Ceux qui cachent si bien ce qu'ils n'ont pas


 

Kitty Cathy

 

Cathy a pensé

Cathy a dit : "que fais -tu là ?"

Cathy a rêvé

D'une chose de l'au-delà bas

Cathy a voulu puis a repris un verre

Cathy a pris son parapluie

Cathy a pleuré

 

Kitty Cathy ah

Kitty Cathy ah

Des choses entre soi

Cathy n'en parle pas

Des envies contrariées

Cathy ne peux parler

 

Cathy a perdu

Cathy nous a pensé sans suite

Cathy a boudé

Cathy s'est agacée sous mes doigts

Cathy a voulu puis a repris un verre

Cathy a pris son parapluie

Cathy a pleuré

 

Kitty Cathy ah

Kitty Cathy ah

Des choses entre soi

Cathy n'en parle pas

Son plaisir entravé

L'empêche de danser

 

Kitty Cathy ah

Kitty Cathy ah

Des choses entre soi

Cathy n'en parle pas

Son plaisir entravé

L'empêche de danser

 

 

 

Saïdia 
Texte d'après Zohra Drissi

Il y a dans le Nord du Maroc
Au bord d'la Méditerranée
Un passé, solide comme un roc
Le souv'nir de mes jeunes années

Les journées coulaient sur cette plage
Ouverte sur le monde entier
Nous pratiquions la même nage
Celle du bonheur partagé

Il fleurissait dans les ruelles
Des soldats et des mitrailleuses
L'enfance jouait à la marelle
L'innocence n'est jamais peureuse

La fin des prières de Papa
Remplaçait le réveil matin
Hemmem perché sur la Djema
Savait rassembler tous les miens

Parfois d'odorantes épices
Rendent mes souv'nirs parfumés
Des repas, d'amitiés complices
Groupés sur des coussins dorés

Oh, les belles nuits sous les étoiles
Passées aux perrons de nos portes
L'Afrique nous levait son voile
Nos voix n'étaient pas langue morte

Aujourd'hui j'ai changé de terre
Comme on peut changer de soulier
Mes pas ont franchi la frontière
A côté de mon cordonnier

Il me reste de Saïdia
La vie en album de photos
Des djellabas, des hachebas
Crochées à mon porte-manteaux

Je me souviens de Saïdia.
 

 

 

L'orage

 

Quand l'orage est passé

Sur le genévrier

Sur le lilas violet

De nos amours rêvés

La nature nous tient dans un nouveau désir d'aimer

Quand l'orage est passé

 

Quand l'orage est passé

Sur mes sombres pensées

Sur tous les feux follets

De nos amours rêvés

La nature nous tient par dix mille nouvelles beautés

Quand l'orage est passé

La nature nous tient par dix mille nouvelles beautés

Quand l'orage est passé

 

Je ne suis pas du genre à finir avant d'avoir commencé...

 

Quand l'orage est passé

Lambeaux de cerisier

Blanche ortie, blanc pommier

De nos amours rêvés

Quand l'orage est passé

La nature nous tient dans un nouveau désir d'aimer

Quand l'orage est passé

La nature nous tient par dix mille nouvelles beautés

Quand l'orage est passé

 

 

Dieu des amours

 

À toi parti sans dire un mot
Je voudrais crier : « Quel salaud ! »
Je ne peux pas mon âme sœur
Tout reste intact dans mon cœur

À toi parti sans crier gare
Tu empoisonnes ma mémoire
Aimer n'est donc qu'affaire de mots
Pour toi qui es parti sans un mot

Ô mon amour
Dieu des amours
Ô mon amour, aide-moi

Ô mon amour
Dieu des amours
Ô mon amour, aide-moi

À toi parti sans dire un mot
Me voilà sans plus d’idéaux
Mon corps de femme abandonné
Ne croit plus au bonheur d’aimer

Rejetée au mépris sans nom
Je méprise désirs et chansons
Je crois sans cesse retrouver
Les simples mots qui t’ont manqué

 

 

La prière  

 

Que Dieu me garde d'être un triste sujet du temps

Que Dieu vienne choyer son enfant

Que Dieu veuille agréer je dis pour ma fille aimée

Que Dieu vienne choyer mon enfant

 

Par la volonté de l'Homme

Toute grâce toute beauté

Je veux qu'un feu embrase son âme

Dieu veuille nous garder

 

Que Dieu me garde d'être un triste sujet du temps

Que Dieu vienne choyer son enfant

Que Dieu veuille agréer je dis pour mon fils aimé

Que Dieu vienne choyer cet enfant

 

Par la volonté de l'Homme

Toute grâce toute beauté

Je veux qu'un feu embrase son âme

Dieu veuille nous garder

 

 

 

 

AU PRECIEUX MONDE SANS NOM

 

Au précieux temps du jouir

Au précieux monde sans nom

Près de la fontaine aux soupirs

A la source de mes chansons

Par la sente humide à mourir

Hum....

Au précieux temps du jouir

Au précieux monde sans nom

 

Au glorieux temps sans pareil

A l'amour de grand talent

Cavalant de nuit des mamelles

Au détour le plus élégant

Aussitôt au ventre accueilli

Hum....

Reliquaire noir de ma vie

Au précieux monde sans nom

 

A vous qui vivez en aimant

Vous qui allez les yeux crevés

Grisé, oh l'amant des amants

A vous je demande pardon

Pauvres fous d'amour humiliés

Hum....

Amour mort emmène mes yeux crevés

Au précieux monde sans nom

 

Triste Isolde va de beauté

Dans ce triste soir finissant

Tristan va de grâce empêcher

Au pays du grand châtiment

Qui peut renoncer à aimer

Hum....

Qui peut renoncer aux présents

Du précieux monde sans nom

 

 

 

Memory divine

 

Oh memory divine
I wander
When death to death is done
I wander
I need to lick a late, late, late passion
At every station of
The cross, the cross

 
Never is nothing here
Child, I wander
We need to sleep to die
I wander
Your heart is in a race
Never, never lose a will
We love dying men…

 
Oh Lord let me know
The wonder
Oh Lord let me know
It’s a cold, cold, cold christmas
At every station of
The cross, the cross
 

You mean my night is wrong
I wander
How do you feel babe ?
I wonder
I’m a full, full, full, reach of desire
Is there nothing left Lord
Nothing left but bones
But bones…


Oh memory divine
I wander
Oh memory divine…

 

 

 

QU'EST-CE QUI NE VA PAS, PETITE ?


Qu'est-ce qui ne vas pas, petite ?

"A vrai dire, je vais te quitter"

Laisse-moi m'envoler

"C'est certain, oui je vais te quitter"

 

Que de larmes, que de regrets

Mille larmes, mille regrets

 

"Allons faisez le baiser"

Le baiser profond de ma vie

Te voilà prisonnier

Aussi vain qu'un soleil de minuit

 

Que de larmes, que de regrets

"De soupirs"

Mille larmes, mille regrets

"Quel gâchis"

 

Il y a tout qui résiste

"Quelle sottise, adieu, je m'en vais"

"Te voilà prisonnier"

Aussi vain qu'un soleil de minuit

 

Que de larmes, que de regrets

"De soupirs"

Mille larmes, mille regrets

"Quel gâchis"

 

 

 

Tous les chanteurs sont malheureux 


Tous les chanteurs sont malheureux

Tous les chanteurs sont malheureux

 

En lai lumineux dans le ciel

En jour d'avril tout m'appelle

Feu des étoiles sur l'entrepont

La mer déborde de chansons

Je m'perds au fond des destinés

Chercher cet autre que j'étais

J'ai dans le cœur un oiseau bleu

Tous les chanteurs sont malheureux

 

Tous les chanteurs sont malheureux

Tous les chanteurs sont malheureux

 

Tendresse trace ton chemin

Dans nos chairs tout est incertain

L'amour est fait pour les héros

L'amour est fait pour matelots

Au baiser sombre d'un salaud

L'amour a l'âme d'un bourreau

J'ai dans le cœur un oiseau bleu

Tous les chanteurs sont malheureux

 

Tous les chanteurs sont malheureux

Tous les chanteurs sont malheureux

 

 

 

Pauline à cheval


Pauline à cheval traverse l'été

Demande l'Espagne à un écolier

Pauline à cheval est un dieu distrait

 

Pauline à cheval ira visiter

Les souvenirs qu'on ne peut oublier

Pauline à cheval est un dieu discret

 

Pauline...

 

Fille aux mille traces, fille à vérité

Gare aux mille vaches de la beauté

Fille aux mille larmes tout finit en forêt

 

Mousseline et glace de la beauté

Entends-tu la caille qui t'a portée ?

Bonjour à ton âme, rendez-vous en forêt

 

Pauline...

 

Pauline à cheval morte et enterrée

Roule sur la toile un trésor caché

Pauline à cheval est un dieu passé

 

Pauline...

 

 

 

 

les chevreuils 


XXX au fond du vallon

XXX jusques aux moissons

Sonne l'hallali au fond du vallon

Sonne l'hallali d'arrière saison

Pleure biche peureuse, pleure oiseau blessé

Craintifs chevreuils la mort, la mort veut passer

La mort est passée

 

L'eau s'en est allé au fond du vallon

L'eau s'en est allé, a passé le pont

Le brame des âmes s'en enfin levé

Etonnante dame a pleuré

Pleure biche peureuse, pleure oiseau blessé

Craintifs chevreuils la mort, la mort veut passer

La mort est passée

 

 

 

The blues  


Instrumental

 

 

 

 

Ne t'attends qu'à toi seul

 

Ne t’attends qu’à toi seul
As-tu peur d’avancer
La femme est ennuyeuse
Ne quitte pas le regard
Ne t’attends qu’à toi seul
Au bord de la rivière
Etre dedans ou pas
Fait vaguement sourire
Perdu dans les collines
Tout file entre les doigts
Tout est celui d’un autre
Rien n’est écrit dessus
Ne t’attends qu’à toi seul
Regarde dans la glace
Laisse le plaisir te mordre

Ne t’attends qu’à toi seul
Et quand ton tour arrive
Laisse ta langue natale
Enfoncer chaque touche
Quand le seul choix à faire
Est celui de pleurer
En chansons d’origine
 

Ne t’attends qu’à toi seul
La télé est en panne
Laisse tomber la neige
Ne t’attends qu’à toi seul
Ecarte le tissu
C’est ton essence même

Ne t’attends qu’à toi seul
Reste derrière les vaches
Pense au pelage roux
Qui passe dans ta voix
Ne t’attends qu’à toi seul
En instinct de jouir
Cours comme à la plage
Vers la rangée de filles
Ne t’attends qu’à toi seul
Sinon c’est le martyre
La passion comme fin
Traverse les cimetières
Ne t’attends qu’à toi seul
Chaque chambre est commune
L’amour en est la cause

Ne t’attends qu’à toi seul
La fente du volet
Est une vaste plaine
Viens y poser tes lèvres
Dans ce duvet de cygne
Reste le locataire
Dans cette ville d’eau
Tout est mare de sang
Ne t’attends qu’à toi seul
L’abbaye est en ruine
Car l’amour d’autrefois
Etait feu sans fumée
Ne t’attends qu’à toi seul
La salope t’attend

Ne t’attends qu’à toi seul
C’est grand jour de marché
Aux hameaux transparents
Voilà le jour prévu
En garçon boulanger
Viens gagner la partie
Sens-tu l’effet produit
En disant j’essaierai
Lèvres rouges entr’ouvertes
Cherche un point culminant
Au pays menacé
Fait comme la jeunesse
Ne t’attends qu’à toi seul
L’obscurité épaisse
Montre certaines choses

Ne t’attends qu’à toi seul
Sur la rive opposée
La fille s’est endormie
Par pure charité
Ne t’attends qu’à toi seul
Préserve ton histoire
Le chemin est précaire
L’auberge est défendue
Les cordes des guitares
Peuplent le paradis
Avance dans le métier
Quand pendu au gibet
Ton âme sera folle…

 

 

Sur mes lèvres  

 

Sur mes lèvres
Il marche comme les dieux
Sur mes lèvres
S'imagine au milieu
Sur les lèvres
Qu'il vient de m'inventer
Il semble comme gagné
Par l'obscurité

Sur mes lèvres
Où s'incarne son âme
Sur mes lèvres
Il poursuit son travail
Sur mes lèvres
A l'irréalité
A l'humide beauté
D'une reine dénudée

Il retire sur son compte
L'argent pour le voyage
Des amis à New-York
Lui laisseront l'étage
Tant la beauté du dehors
Lui déplait

Sur mes lèvres
Quand se serre le cœur
Sur mes lèvres
Revient le voyageur
Sur mes lèvres
D'une rue éloignée
Vêtu de tout son long
Il me souffle un baiser

Sur mes lèvres
Dans son peuple sanguin
Sur mes lèvres
Dans son rêve enfantin
Sur mes lèvres
Nous tombons dans la haie
Hantés par le désir
Comme deux garçons manqués

Il retire sur son compte

L'argent pour le voyage
Des amis à Woodstock
Lui laisseront l'étage
Tant la beauté du dehors
Lui déplait

Sur mes lèvres
Comme à l'anatomie
Sur mes lèvres
Sa détresse chemine
Sur mes lèvres
Souverain dans l'exil
Sur sa lignée de reines
Il pleut

Sur mes lèvres
Comme un frère dans le crime
Sur mes lèvres
A sa mélancolie
Sur mes lèvres
Avec ses mousquetaires
Il cherche un caractère
Un caractère léger

Il retire sur son compte
L'argent pour le voyage
Des amis à Chambord
Lui laisseront l'étage
Tant la beauté du dehors
Lui déplait

Sur mes lèvres
Il a ça dans le sang
Sur mes lèvres
L'inonde le torrent
Sur mes lèvres
A ses femmes d'argile
Il doit meubler ce vide
Il est le dieu d'une île

Sur mes lèvres
Comme tout est légendaire
Sur mes lèvres
Je chante sa prière
Sur mes lèvres
Pour sortir du néant
Dieu veuillez l'écouter
Sur un plateau tournant

Il retire sur son compte
L'argent pour le voyage
Des amis sur Saturne
Lui laisseront l'étage
Tant la beauté du dehors
Lui déplait

Sur mes lèvres
Premières neiges d'hiver
Sur mes lèvres
Son dieu se courbe enfin
Sur mes lèvres
Voilà le Finistère
Où pourrions-nous aller
Qu'espériez-vous trouvez
Sur mes lèvres

 

 

 

AMOUR AIME AUSSI NOUS VOIR TOMBER  

 

Tout sourire sait faire mon bonheur
Tout désir sait me trouver
Tout plaisir sait faire dans mon cœur
Chanter l'hiver, chanter l'été

Amour par sa sainte langueur
Sait nous montrer le chemin
Amour par sa sainte douceur
Aime aussi nous voir… tomber, je sais...


Le temps aura mis dans mon cœur
Tous les caprices du vent
Tout loge à deux pas du bonheur
A deux pas du grand tourment

Quand se brise le vase de fleurs
Quand s'emballent les chevaux
Amour par sa sainte langueur,
Aime aussi nous voir... tomber, je sais...

Amour aime aussi nous voir tomber
Amour aime aussi nous voir tomber

A quoi bon regretter l'erreur
Tuer le temps pour être heureux
Va, le beau navire à moteur
Qui nous fait jeter demain au feu

Je suis au devoir de bonheur,
Aux instants toujours fuyants
Tourne, tourne, manège dans mon cœur
Où l'amour aime nous voir... tomber, je sais...

Amour aime aussi nous voir... tomber
Amour aime aussi nous voir... tomber... tomber...

 

 

 

 

L'amour au naturel

 

C’est l’amour au naturel

Qui m’a fait comme ça

Sans pudeur particulière

Sans tic

C’est l’amour au naturel

Qui t’ouvre les bras

Quand ma chanson

Sans plus de façons

Porte tout mon amour

Vers toi

 

C’est l’amour au naturel

Qui m’a fait comme ça

Sans idée particulière

Sans truc

C’est l’amour au naturel

Qui a voulu ça

Que ma chanson

Sans plus de façons

Porte tout mon amour

Vers toi

 

 

CANOSSA

 

Prince des frissons tu vois le pire

Tu vois le pire est arrivé

À l'hameçon ta grande gueule

Ta grande gueule s'est déchirée
Mort pour l'enfant, pour sa tétine
Son caractère de chihuahua

Tout nous condamne à la draisine 

Tout nous ramène à Canossa

Tout nous ramène à Canossa


Voilà vicomte il n'y a rien

Il n'y a rien à regretter

À l'heure du décompte final
Bravo l'engin a explosé 

Prince sans terres, itinérant 

Rien à tirer de la partie 

Malgré l'approche scientifique
Tout nous ramène à Canossa 

Tout nous ramène à Canossa 

Prince de sang, des intrigants 

Valeureux prince des dépravés

Tu t'évapores en éthanol
Comme d'autres molosses l'ont fait
Sophie nous pousse à la barrière
Personne ne veut nous voir gagner 

Tout nous ramène à Canossa 

Tout nous ramène à Canossa 

 

 

ET MOI DE M'ENCOURIR

 

En passant par le p'tit bois

Où le coucou chantait

Où le coucou chantait

"Coucou coucou"

"Coucou coucou"

Et moi je croyais qu'il disait

"Tords-lui l'cou, tords-lui l'cou"

Alors moi de m'encour-cour
Oh moi de m'encourir

 

Et en passant par l'étang
Où les canards chantaient

Où les canards chantaient

"Coin coin coin coin"

"Coin coin coin coin"

Et moi je croyais qu'ils disaient :
Jette-le d'dans, jette le d'dans !
Alors moi de m'encour-cour
Oh moi de m'encourir

 

En passant par la maison

Où la maman chantait

Où la maman chantait

"Do do do do"

"Do do do do"

Et moi je croyais qu'elle disait

"Tords-lui l'dos, tords-lui l'dos"

Alors moi de m'encourir
Oui moi de m'encourir

 

 

 

Bon anniversaire Mamie Mamie

 

Bon anniversaire Mamie Mamie

Bon anniversaire Mamie Mamie

Mamie...

 

Bonjour Mamie

C'est Jean-Louis le chanteur d'Auvergne

Vous vous souv'nez de moi, au moins, hein ?

 

J'aurais beaucoup aimé être là pour votre anniversaire Mamie

C'est r'mis à la prochaine fois

 

Bon anniversaire Mamie Mamie

Bon anniversaire Mamie Mamie

Mamie...

 

Mamie j'vous souhaite une meilleure santé

Tout le reste

 

Bon anniversaire Mamie Mamie

Bon anniversaire Mamie Mamie

Mamie...

 

Je vous embrasse Mamie

A bientôt

 

 

 

BYE BYE JOHNNY

 

As-tu reçu mes nouvelles

Nouvelles chansons ?

Je n'ai pas fait de merveille

Je sais, Johnny

Hélas, Johnny

 

Je pars nettoyer la merde

Pour une O.N.G.

Je sais comme Kurt et sa cervelle

T'ont tout éclaboussé

A quoi bon se servir de filets dérivants

Quand il n'y a plus grand chose à dire ?

Hélas, Johnny

Johnny

 

Feras-tu visiter l'Auvergne à ton ami chinois ?

Embrasse ton eurasienne

Embrasse-la pour moi

Le vélo a eu raison de mon ventre rond

Pas de quoi faire une chanson

Hélas, Johnny

Bye bye Johnny

 

 

 

L'IDÉE VAGUE

 

J'aurais vu au fond du vallon passé le seul être aimé

J'aurais vu dans ma nature blonde apparaître ces rochers

Partout où fourmille le monde

Partout s'agrandissent les ombres

Je n'sais plus où je vais

 

J'ai de l'amour une idée vague qui me tient dans les flammes

J'ai de mon cœur une idée vague qui me rend maussade

J'ai de ma vie une idée vague qui me conduit au drame

J'ai de mon corps une idée vague qui me jette aux flammes

 

J'aurais vu aux lointaines terres mon firmament chuté

J'aurais vu aux neiges d'antan un éléphant se planter

Quand pêcheur je me ferai

Alors je te pécherais

Où est le meilleur de nous ?

 

J'ai de l'amour une idée vague qui me tient dans les flammes

J'ai de mon cœur une idée vague qui me rend maussade

J'ai de ma vie une idée vague qui me conduit au drame

J'ai de mon corps une idée vague qui me jette aux flammes

 

 

 

LE PLUS GRAND AMOUR 

 

J'ai par vous
Savez-vous
Tout le bonheur
Qu'on ose espérer

J'ai pour vous
Le croyez-vous
Tout se qui répare
Les cœurs brisés

Qu'il m'est doux
De chanter

Voilà le plus grand amour
Dans ma vie de pierre
Vous avez dans mon cœur
Apporté la chaleur
Les longs bains de minuit
Tendre amour de ma vie
Le désir de vivre
Ne connaîtra plus d'hiver

A mon tour
Cher amour
A moi d'enchanter
Ce qui me fait

Votre monde
Rend fécondes
Nos escapades
Notre destiné

Est-ce assez
De chanter

Voilà le plus grand amour
Dans ma vie de pierre
Vous avez dans mon cœur
Apporté la chaleur
Les longs bains de minuit
Tendre amour de ma vie
Le désir de vivre
Ne connaîtra plus d'hiver

Dans ma vie de pierre
Vous avez dans mon cœur
Apporté la chaleur
Les longs bains de minuit
Tendre amour de ma vie
Le désir de vivre
Ne connaîtra plus d'hiver

 

 

La valse des adieux (démo)

 

Nous danserons une dernière fois
Maudit amour la valse triste des lilas
Puis rassasiés de nos corps ennemis
Nous irons nous fondre dans l’oubli

 

 S’il faut servir de bétail aux dieux
Autant choisir la paille humide des adieux
Les figues fraîches le rhum de Cuba
Le jour où la peine me gagnera

Nous resterons toujours interdits
Devant les routes capricieuses de nos vies
Les alizés t’auront guidée vers moi
Quand l’heure des adieux sonnera
Oh ! à l’heure des adieux

Je pense aux jours passés en rêveries
Entre les draps mystérieux de ton grand lit
Aux jambes nues lancées autour de moi
Aux jours éphémères de la joie

Nous resterons toujours interdits
Devant les routes capricieuses de nos vies
Les alizés t’auront guidée vers moi
Quand l’heure des adieux sonnera
Oh ! à l’heure des adieux

 

 

 

 

Pour être deux (texte écrit par rose)

 

J'ai pas l'habitude
Que ma solitude
Soit prise au dépourvu
Et qu'elle ne puisse plus
Se regarder dans le miroir
Sans t'y apercevoir,
Sans y voir de l'espoir

J'ai pas dans les gênes
Le don de moi-même
Si tenté qu'on m'aime
Si tôt l'on me gène
Et j'ai le blues en peine
Et j'ai mal en tandem
Et mes heures se traînent

J'fais jamais assez de place
Pour les douleurs d'en face
J'les laisse s'emmêler
Sans même m'en mêler
J'ai pas dans les yeux
Le compas pour être deux
Pour être deux, pour être deux

T'as pas la notion
De la dévotion
T'as bien trop à faire
Avec tes misères
Elles te sifflent des airs
Et des milliers de prières
Que tu noies dans tes verres

J'fais jamais assez de place
Pour tes douleurs en face
J'les laisse s'emmêler
Sans jamais m'en mêler
J'ai pas dans les yeux
Le compas pour être deux
Pour être deux, pour être deux

Tu fais jamais assez de place
Pour mes douleurs en face
Tu les laisses s'emmêler
Sans même t'en mêler
T'as pas trouvé mieux
Pour me dire adieu
Me dire adieu, me dire adieu

J'fais jamais assez de place
Pour tes douleurs en face
J'les laisse s'emmêler
Sans même m'en mêler
J'ai pas dans les yeux
Le compas pour être deux
Pour être deux, pour être deux

Tu fais jamais assez de place
Pour mes douleurs en face
Tu les laisses s'emmêler
Sans même t'en mêler
T'as pas trouvé mieux
Pour me dire adieu
Me dire adieu, me dire adieu

J'fais jamais assez de place
Pour tes douleurs en face
J'les laisse s'emmêler
Sans même m'en mêler
J'ai pas dans les yeux
Le compas pour être deux
Pour être deux, pour être deux

 

 

BLOW (interprété par Matt LOW)

 

Pourquoi soudain ce triple galop Blow away

Pourquoi crever tes plus beaux chevaux Blow away

As-tu besoin d'apprendre à défaire

T'aurais besoin mais le cœur est gros Blow it away

 

Pas besoin de tirer cette gueule

Pas besoin de remonter Death Row Blow away

T'as besoin d'apprendre à défaire

T'aurais besoin mais le cœur est gros Blow it away

 

Quand le jour se lève sur les collines

La nuit vient se coucher sur la rivière

Vont deux mille-pattes sous ce grésil

A-t-on jamais su qui va s'en tirer?

 

Pas besoin de tirer cette gueule

Pas besoin de remonter Death Row Blow away

T'as besoin d'apprendre à défaire

T'aurais besoin mais le cœur est gros Blow it away

 

Quand le jour se lève sur les collines

La nuit vient se coucher sur la rivière

Vont deux mille-pattes sous ce grésil

A-t-on jamais su qui va s'en tirer ?

Quand le jour se lève sur les collines

La nuit vient se coucher sur la rivière

Vont deux mille-pattes sous ce grésil

A-t-on jamais su comment l'affaire finit ?

 

 

 

BANZAÏ (interprété par Matt LOW)

 

Tu veux sortir avec le fantôme, banzaï

Tu voudrais bien te cogner la chose qui fait mal

Tu veux sortir avec ce bogosse, banzaï

Tu voudrais bien te cogner la chose qui fait mal

 

Sur le sable, va la marionnette

Essais de sourire, jolie marionnette

Dis-moi que cela n'est pas

Dis-moi que c'est une fable

Comme chose, je dis "ne me laisse pas"

 

Tu veux sortir avec le fantôme, banzaï

Tu voudrais bien te cogner la chose qui fait mal

Tu veux sortir avec ce bogosse, banzaï

Tu voudrais bien te cogner la chose qui fait mal

 

 

 

MISTY (interprété par Matt LOW)

 

Dans le fond j'ignore ce qui me plaît

Tout au fond j'ignore ce qui me fait

Tout au fond du mystère, en mystère

Tu me plais

Tout au fond du mystère, en mystère

Tu me plais

 

Dans le fond pourquoi m'as-tu parlé ?

Dans le fond qu'es-tu venu chercher ?

Tout au fond ta brume prend ma vallée

Et découvre les plus hauts sommets

Tout au fond tu m'embrasses, je t'embrasse

Tout est vrai

Tout au fond tu m'embrasses, je t'embrasse

Tout est vrai

 

Dans le fond veux-tu m'accompagner ?

Par la sang, oui, l'âme est consentante

Tout au fond du mystère, en mystère

Tu me plais

Tout au fond du mystère, en mystère

Tu me plais

 

Au creux de tes bras tout devient vrai

Nu, au creux de tes bras, tout devient vrai

...

 

 

 

MANDARINE (interprété par Matt LOW)

 

Rendu au port, j'me sens comme une mandarine

Où es-tu donc, j'me sens comme une mandarine

Seul dans Brighton,  j'me sens comme une mandarine

Recommençons, j'me sens comme une mandarine

 

Comment disais-tu, happiness ?

Reviens dire nos mots, loneliness

 

Coco night, j'me sens comme une mandarine

C'est ta revanche, j'me sens comme une mandarine

Seul dans Brighton,  j'me sens comme une mandarine

Recommençons, j'me sens comme une mandarine

 

Comment disais-tu, happiness ?

Reviens dire nos mots, loneliness

Comment disais-tu, happiness ?

Reviens dire nos mots, loneliness

 

 

 

JE DOIS TE LAISSER SEUL (co-écrit avec et interprété par Morgane IMBEAUD pour Les songes de Léo)

 

Dans la nuit du ciel

Tout m'émerveille

Je sens dans mon être

Que tu t'inquiètes

 

Je dois te laisser seul

Ainsi dit la chose

Je dois te laisser seul

Ainsi vit la chose

 

Quand tout m'accompagne

De solitude

Revient l'inconnu

En silhouette

 

Je dois te laisser seul

Ainsi dit la chose

Je dois te laisser seul

Ainsi vit la chose

 

 

 

EN NUIT NOIRE (co-écrit avec et interprété par Morgane IMBEAUD pour Les songes de Léo)

 

En nuit noire

Va ma vie

Ennemie

Lumière blanche

Est-ce toi, mon amie ?

 

Des centaines de fleurs

Trop amies

En nuit noire

Va ma vie

Ennemie

 

Quel désir d'être aimé

En bataille

By you

 

Quel désir d'être aimé

En pagaille

By you

 

Des centaines de fleurs

Trop amies

En nuit noire

Va ma vie

Ennemie

 

October...

 

 

 

PARDONNEZ-MOI SI JE RÊVE (co-écrit avec et interprété par Morgane IMBEAUD pour Les songes de Léo)

 

La vie a voulu

En plumes blanches

Prendre ma vie

La mettre devant

 

Par le corps élancé

Gracieux

Me donner l'idée

Des amoureux

 

Pardonnez-moi si je rêve

Laissez-moi, si je...

Pardonnez-moi si j'en crève

Laissez-moi, si je...

 

Je sens la chose

Tendre, douce et belle

M'épanouir

J'épouse le ciel

 

Délicatement

Qu'ai-je mérité

Pour qu'alors

Tu viennes

M'enlacer

 

Pardonnez-moi si je rêve

Laissez-moi, si je...

Pardonnez-moi si j'en crève

Laissez-moi, si je...

 

Si je...

 

La vie a voulu

En plumes blanches

Prendre ma vie

La mettre devant

 

Pardonnez-moi si je rêve

Laissez-moi, si je...

Pardonnez-moi si j'en crève

Laissez-moi, si je...

 

 

 

Jerk (co-écrit avec et interprété par Morgane IMBEAUD pour Les songes de Léo)

 

Là-haut

J'ai vu

L'homme couché

Dans la neige

He's a jerk

He's a jerk

 

Ivre, transi,

L'âme stoned

Dans la nuit

Du grand froid

He's a jerk

He's a jerk

 

Soudain rit

Comme un sauveur

Comme un héros

Celui qui au soir

Vient sortir

Léo

Du tombeau

Du tombeau

 

Petit fille

Toute tact

Au cœur de ça

A chanté, a chanté

 

Elle imagine

Qu'est-ce à dire

Etre au creux de bras

Of a father

Of a father

 

Soudain rit

Comme un sauveur

Comme un héros

Celui qui au soir

Vient sortir

Léo

Du tombeau

Du tombeau

 

 

 

amour suis-moi (co-écrit avec et interprété par Morgane IMBEAUD pour Les songes de Léo)

 

J'ai quitté les miens

Quel grand froid

Je me retrouve seul

Etes-vous là ?

 

Je suis homme

Un cœur d'homme

Je cherche home

Où est l'homme

Quelle est la mission ?

 

Qui des deux traits

Entendra "Je t'aime"

Qui plongera

En chantant

"Suis-moi ?"

 

Je suis homme

Un cœur d'homme

Je cherche home

Où est l'homme

Pour quelle raison ?

 

Amour, suis-moi

L'un des deux doit disparaître

Corps en bascules sur la falaises

Que ton chant me sauve

Tu sais je t'aime

Lumière blanche

Pourquoi faire mourir ?

Amour, suis-moi...

Lumière blanche

Pourquoi faire mourir ?

Lumière blanche

Pourquoi faire mourir ?

 

Nuage de mon être

Me murmure à l'oreille

"Suis-moi"

"Amour, suis-moi"

 

Je suis homme

Un cœur d'homme

Je cherche home

Où est l'homme

Pour quelle raison ?

Pour quelle raison ?

 

 

 

Morte saison (interprété par Eryk.e)

 

Que fais-tu mon cœur ?

Que fais-tu ma mie ?

En morte saison

 

Que fais-tu mon cœur ?

Cœur que fais-tu ?

 

Que fais-tu mon corps ?

Mon corps que fais-tu ?

En morte saison

 

Que fais-tu mon corps ?

Corps que fais-tu ?

 

Que fais-tu ma vie ?

Ma vie que fais-tu ?

En morte saison

 

Que fais-tu ma vie ?

Vie que fais-tu ?

Que fais-tu ma vie ?

Vie que fais-tu ?

 

 

Jeune face (interprété par Eryk.e)

 

Rien ne nous laisse

En ces manières

Nous laisse heureux

 

Quand tout nous presse

En ces manières

Qu'est-ce qu'être heureux ?

 

La jeune face

Te donne du courage

Puis jeune face

Un jour s'en va

 

En patience

En expérience

Qu'est-ce qu'être heureux ?

 

Tantôt languir

Tantôt mourir

Quel est ce jeu ?

 

La jeune face

Puis jeune face

La jeune face

Puis jeune face

Un jour s'en va

 

 

 

Les lieux (interprété par Eryk.e)

 

J'ai pris par la rue des Blancs-Manteaux

J'ai cru t'y voir

Remontant la rue des Pyrénées

J'ai cru t'entendre

Traversant au pont aux souvenirs

J'entends pleurer

Comme tous ces lieux

Ça va me désespérer

 

Place des Abbesses en plein juillet

J'ai cru trouver

Mais l'ombre boulevard Pereire

Avant minuit

S'est effacée

Sans toi tous les lieux

Me désespèrent

Sans toi tous les lieux

Sont à désespérer