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Inédits offert par JLM sur son site entre 1998 et 2000
(texte de Maupassant)
Quand le vilain paillasse eut finit sa parade
J'entrais, je vis alors debout sur une estrade
Une fille très grande en de pompeux atours
Que des gouttes de suif tâchaient comme des larmes
Raide ainsi qu'un soldat qui présente les armes
Elle avait le nez fort et courbé des vautours
Elle était pourtant jeune, une barbe imposante
Lui couvrait le menton, noire, épaisse et luisante
L'étonnement me prit puis je voulus savoir
Je l'invitais d'abord à dîner pour le soir
Elle y vint elle était habillée en jeune homme
Un frisson singulier me courut sur la peau
La fille était fort laide et cet homme assez beau
Moi je m'assis en face un peu timide et comme
Si j'allais me livrer à quelques accouplements
Monstrueux, je sentis me venir par moments
Regardant cette fille aux formes masculines
Un besoin tout nouveau de choses libertines
Des curiosités de plaisirs que l'on tait
Et des frissons de femme à l'approche du mâle
J'avais la gorge aride et mon cœur palpitait
Je me vis dans la glace et me trouvais très pâle
Ses malsaines ardeurs me troublaient malgré moi
Elle but comme un homme et se grisa de même
Et puis jetant ses bras à mon cou, "Viens je t'aime !
Mon gros chéri", dit-elle, allons-nous en chez toi
A peine fûmes-nous arrivé dans ma chambre
Elle ouvrit ma culotte et caressa mon membre
Puis se déshabilla très vite et deux boutons
D'une chair noire et sèche indiquaient ses tétons
Elle était jeune, maigre, efflanquée et très haute
Sa carcasse montrait les creux de chaque côte
Pas de seins, pas de ventre, un homme avec un trou
Quand j'aperçus cela, je me dressais debout
Puis elle m'étreignit sur sa poitrine nue
Elle me terrassa d'une force inconnue
Me jeta sur le dos d'un mouvement brutal
M'enfourcha tout à coup comme on fait d'un cheval
Dans un vagin sec elle inséra ma pine
Sa grande barbe noire ombrageait sa poitrine
Son masque grimaçait d'une étrange façon
Et je crus que j'étais baisé par un garçon
Rapide, l'œil brillant, acharnée et féroce
Elle allait, elle allait me secouant très fort
Elle m'inocula sa jouissance atroce
Qui me crispas les os comme un spasme de mort
Et puis tordue avec des bonds d'épileptique
Sur ma bouche colla sa gueule de sapeur
D'où je sentis venir une chaude vapeur
De genièvre mêlée au parfum d'une chique
Pâmée, elle frottait sa barbe sur mon cou
Puis soudain redressant sa grande échine maigre
Elle se releva disant d'une voix aigre
"Nom de dieu que je viens de tirer un bon coup !"
(Texte de Calaferte)
Te vouloir c'est parler une langue étrangère
Sauvegarder un temps qui n'eut plus de saisons
Toutes clartés s'annulent à ton itinéraire
Tu fais aimer l'angoisse obscure des prisons
Absinthe du poison silène sexuel
Ce que nous partageons à la force du sang
Il se pleure entre nous des morts perpétuelles
Je suis né à ce jour de ton avortement
Nous sommes les premiers de notre dynastie
Pèlerins, émigrants qu'une soif a r'éteint
Je t'ai longuement bu mon vin d'apoplexie
Tant que notre repos s'est changé en coma
Les jours n'ont plus de noms les temps n'ont plus d'âges
Il se fait un oublie fripé de parchemin
Ailleurs qu'en se pays qui dicte mon langage
Je me perds au détour du moindre des chemins
Quand nous nous retrouvons c'est l'ambre des ténèbres
La drogue maléfique et les incantations
Nous accordons nos corps pour un Gloria funèbre
Cadavres nouveaux-nés de la crucifixion
Captive dans le cahot de la loge ovarienne
Je déchire des dents ton ventre tournesol
Je pressent des fureurs d'apocalypse ancienne
Le vertige assommant d'un criminel alcool
Je te veux blême morte ouverte à ma torture
Rapace déployé sur le vide des nuits
Te clouer de mon sexe à cette flétrissure
Qui reste comme un œil trop longtemps éblouit
Me polluer de toi t'aimer est mon blasphème
Me livrer consentant sans arme dépouillé
Arborer tes couleurs me rallier à l'emblème
Livide du linceul de nos lits endeuillés
Je t'investis du feu des foules qui s'égorgent
Je porte la terreur des écartèlement
Le râle incandescent que j'arrache à ta gorge
A le mortel écho religieux des pleins champs
Mon reniement de tout mon tourment nécessaire
Je t'approche en tremblant aveugle de la foi
Je te découvre en moins saint autel adultère
Soumis à la torpeur de mon désarrois
Anémone mathématique
D'un océan alambiqué
Chiffre du labyrinthe antique
De l'hippocampe compliqué
Sanctuaire ou clarté lustrale
Crevasse cramoisie de sang
J'entre nu dans la cathédrale
Du vide surpeuplé des temps
A pleine lèvres démentielles
Plus de liaison
Plus de trahison
Plus de liaison
Comment devineras-tu
Si je tremble dans tes bras
Si je soupire dans tes cheveux
Cette dernière liaison
Maintenant plus de trahison
Plus de liaison
Comment devineras-tu
Si mes bras tremblent
Si j'évite ton regard
Cette dernière liaison
Plus de liaison
Plus de trahison
Plus de liaison
Non, plus de trahison
Plus de liaison
Comment devineras-tu
Si je tremble dans tes bras
Si je soupire dans tes cheveux
Cette dernière liaison
Quelque part dans ma tête
Je sais ce qui se passe
Mais tout ça a grandi
Ne me laisse pas le choix
S'amuser, s'amuser seulement
Semble un tel crime à présent
Va jouer, va jouer sur la route
Où tu mourras écrasée
Plus de liaison
Plus de trahison
Plus de liaison
Comment devineras-tu
C'était spontané
Mais on a rappelé les autres
On s'est amusé avec nos précédents amants
Il y a foule à l'an
Plus de liaison
Tant va ma vie dans le vent
Dans le bonheur qui appelle et qui vient
Que de désir dans le sang
Oh pour ce rien
Comme un enfant prend duvet
Près du tombeau à romances
Sens-tu le vent si léger
Oh si léger
Dans ce pays de grand tourment
Le temps m'aura paru bien long
Comme les remords aiment ici faire et refaire
Le tour de l'amour, le tour de la misère
Tout est fini, tout est bleu
Tout est parti sur la route
Plus rien n'éteindra le feu
Oh, le grand feu
Tant va la vie des amants
Par les chemins, les rivières
Où le bonheur attend
Oh, nous attend
N'écoute plus dans le vent
La folle plainte des amants
Recherche la même lumière
Dans le même bleu, sur une même terre
Tout est fini
Sur ce chantier où la peine a levé
Comme lève le vent de l'ennui
Oh, de l'ennui
Pris dans le rêve profond
Qui nous étrangle de haine et de jeux
Nous les gandins à frissons
Bons à rien au fond
A chacun sa vile manière de faire des chansons
C'est une affaire de bagout, de bourdon
De la même stricte peine qu'on attendrit dans les boucheries
A grands coups de serpillière, à coup de torchon
La méthode charcutière a du bon
Allez, allez, envoie la chanson
Oh mon ruban de mémoire se défait
Il n'y a plus une seule chose, rien ne sait
Tout est à refaire pour moi, retourner sous le parapet
A Chappaquidick
Et pourquoi pas de mouchoirs dans le même ton
Nous sommes en haute couture non de non
Plongés dans la même histoire, encagés par Faraday
Viens, tu me grimpes cul nu, la chanson
Dans ton joli pré carré d'abandon
Que je me laisse glisser, aspirer vers le parapet
Dans le même divinoir, à quoi bon
Revenir à Marilyne, à Jason
Si le mauvais temps nous mène, loin de l'Hellespont
A Chappaquidick
Tu me diras responsable à foison
Je te répondrai coupable que non
Pourquoi être aussi avare, aigrefin dans un même con
Tout est affaire de chair, affaire de don
On ne prive pas de fer forgeron
Si on finit tous un jour une nuit comme un Kennedy
Alors pourquoi me refaire Audubon
Va tu connais ma nature pour de bon
Et puis à chacun son tour au thé-dansant
Moi, scoumoune aidant
Ce fut Chappaquidick
Oui, je jure au monde amour pour ce qu'il nous fait
Quand il baigne chaque jour dans son rouge anglais
Nous avons le même rêve
Terre d'ombre au naturel, traces de violet
Émeraude en permanence, voilà le désir
Qui nous prend dans l'avalanche, veux nous voir jouir
Sens-tu venir le vertige
Quand se mêle le blanc de chine au noir de fumée
Ocre jaune est la poussière où le soir descend
Au loin brûle la terre de sienne en feuilles de sang
Nuages gris dans le ciel
Quels signes surnaturels ce monde nous fait
Creuse et marche dans la paille, vue sur l'outre-mer
En lambeaux dans chaque larme, ton vert Véronèse
Enfin vue sur l'autre rive
Et ton sourire à la manière dont ce monde est fait
Oui, je jure au monde amour pour ce qu'il nous fait
Détrempé en ondes pourpres sur tous les chantiers
J'aime comme tes pluies me tiennent
Enfoncé dans l'édifice de ton grand secret
Verte
Verte est la mer
Ce jour d'hiver
Où je me retrouve à présent
Comme une pierre
Dans le désert
Rouge
Rouge est le sang
De mon amant
Gonfle chaque veine
Quand je m'abandonne
A mon amant
Mais vient toujours le temps de faire l'amour
Comme si l'amour n'existait pas
Je sais je chante bien des chansons d'amour
Même si l'amour n'est jamais là
Des provinces et des faubourgs
Tu dis que des hommes rêvent de moi
Et toi tu te dérobes à l'amour
Tu dis que les rêves n'existent pas
Noire
Dans la nuit noire
Je forme l'espoir d'une tempête
Qui emporterait ma vie
Mais vient toujours le temps de faire l'amour
Comme si l'amour n'existait pas
Je sais je chante bien des chansons d'amour
Même si l'amour n'est jamais là
Des provinces et des faubourgs
Tu dis que des hommes rêvent de moi
Mais toi tu te dérobes à l'amour
Tu dis que les rêves n'existent pas
Le bonheur n'est pas si fort que tu crois
Du bonheur du jour, je t'écris amour
Que je ne veux pas m'éloigner de toi
Et que le bonheur n'est pas si fort que tu crois
Non que le bonheur n'est pas si fort que tu crois
Je construis ma vie sur le sable gris
Que charrie le chant sombre de ta voix
Et que mon bonheur n'est pas si fort que tu crois
Non que mon bonheur n'est pas si fort que tu crois
D'un bonheur perdu
Moi je n'ai pas d'autre horizon que toi
Et le bonheur n'est pas si fort que tu crois
Oh le bonheur n'est pas si fort que tu crois
Cesse de nommer amant meurtrier
Tes instants heureux malheur silencieux
Parce que le bonheur n'est pas si fort que tu crois
Non ton bonheur n'est pas si fort que tu crois
Je connais tes ravissements, tes contentements
Comme le plaisir est dieu dans ton corps amoureux
Eh le bonheur n'est pas si fort que tu crois
Prends-garde le bonheur n'est pas si fort que tu crois
Eh Kate on a rendez-vous à l'aéroport
Vois j'ai mis tes bas, tes gants, pris tes bijoux ton or
J'ai voulu qu'on m'aime puis j'ai détesté ceux qui m'aiment
Je vis dans l'empire du nord
Eh Kate revoilà la neige remet-moi en jeu
Oh Kate seule ton odeur m'entête, je suis amoureux
Vois, j'ai voulu qu'on m'aime puis j'ai détesté ceux qui m'aiment
Je vis dans l'empire du nord
Face aux nerfs, face aux dents de ton désir innocent
Des loups veillent menaçants
Allons dis-moi qui tu défends
Couchée ventre nu entre leurs pattes tendues
Pris d'une lointaine manie dont je n'ai jamais rien compris
Le monde n'est qu'un long couloir de glace et de sang
Un pays de neige éternelle et de vent
Vois, l'eau s'écoule à peine des glaciers fiévreux
Au nord, Kate, fille saine d'une sève bleue
Amour cruel, ah non de dieu
J'ai voulu qu'on m'aime puis j'ai détesté ceux qui m'aiment
Je vis dans l'empire du nord
Connais-tu le vent mauvais
A la tête, à la tête
Connais-tu le vent mauvais
A la tête je connais
Quand le cœur saigne pour rien
Dans son habit d'arlequin
Dis, connais-tu le vent mauvais
Et quand vient le mauvais sort
A la tête, à la tête
Oui, quand vient le mauvais sort
A la tête connais-tu
Quand le corps tremble pour rien
Pour une odeur de jasmin
Dis, connais-tu le vent mauvais
Et quand vient le vent de mort
A la tête, à la tête
Oui, quand vient le vent de mort
A la tête connais-tu
Le puant, le corps, les chiens
Les arrimages lointains
Dis, connais-tu le vent mauvais
Dis quand l'amour est venu
A la tête, à la tête
Oui, quand l'amour est venu
A la tête as-tu vu
Le tremblant, l'abîme épais
L'abondant en fruits gâtés
Oh, connais-tu le vent mauvais
Sépare le bon grain de l'ivraie
Arrache ton chagrin au passé
Oublie ta nature de chat
Descend penche-toi sur moi
Regarde-moi
Fuyons dans la vie des bleuets
Volons papillon adoré
Ma vie ce chiffon de satin
Ma vie sans toi ne vaut plus rien
Je t'aime ne parlons plus de ça
La peine est éternelle, tu me l'as dit cent fois
Je t'aime ne parlons plus de ça
Je ne veux pas rêver sans toi
Je viens à la vie des bleuets
Volons papillon adoré
Ma vie ce chiffon de satin
Ma vie sans toi ne vaut plus rien
Ca c'est l'histoire de...
Qu'à part moi même personne
N'a jamais pris dans ses bras
Ca vous étonne, mais c'est comme ça
Elle avait de l'amour, pauvre...
Oui elle en avait des tonnes
Mais ces jours étaient comptés
Quatorze automnes et quinze étés
Un petit animal cette...
Une adorable garçonne
Et si délicieuse enfant
Que je n'ai connue qu'un instant
Oh ma Melody, ma...
Aimable petit conne
Tu étais la condition sine qua non
de ma raison
(texte de Serge Gainsbourg)
Avec
moi j’me disais qu’il pouvait rien lui arriver
J'ai trouvé sur ta peau dans ce désert humain
Une parure d'oiseau pour mon chagrin
Amour, mon bel amour quand le cœur est étranger
Qu'est ce sentiment si lourd, être aimé ?
Si tu ne m'aimes pas
Je sais que tu ne m'aimes pas
Durer, tu veux durer plus loin que le plaisir
Aimer sans regret à te souvenir
Des fastes de l'ennui aux rigueurs de la mort
Tu déclines l'envie saoulée d'efforts
Mais tu ne m'aimes pas
Je sais que tu ne m'aimes pas
Chéri je t'aime, chéri je t'adore
Como la salsa del pomodoro...
ana bahibbak ya Mustafa
Saba'sineen fil-Attarin,
Dulwa'ti gayna chez Maxim...
Ta'ala ya Mustafa, ya ibn el-sarhan
Nisafir Agami wa niliff al-giran
Wamma yigi kayfu, yishrab ala kayfu, kayfu...
Ya Mustafa, ya Mustafa
Ana bahibbak ya Mustafa...chez Maxim
Quand je t'ai vu sur le balcon
Tu m'as dit monte, ne fais pas de façons...
Chéri je t'aime... la salsa del pomodoro...
Tu m'allumais avec une allumette
Et tu m'as fait perdre la tête...
(traditionnel)
Amour... oh ! non
Faut pas vendre son âme sans raison
Amour... oh ! non
Y'a pas de sainteté par le poison
Aspergé de miel, tu attends le printemps
Tu veux être un poète allemand
Pour en quelques voyelles, redevenir amant
Amour... oh ! non
Tu n'aimes plus ta nature de taurillon
Amour... oh ! non
T'aimes te foutre en l'air les jours de l'an
Aspergé de miel, tu attends le printemps
Tu veux être un poète allemand
Pour en quelques voyelles, redevenir amant
Amour... oh ! non
Emotions tardives, caprice du cœur
Emotions tardives, où est mon erreur ?
Emotions tardives, mon meilleur esprit
Emotions tardives
Emotions tardives, nous sommes en mai
Emotions tardives, mois du bien aimé
Emotions tardives, pour le roi de cœur
Emotions tardives
Autour de la piste,
Vois comme se meurt l'accordéoniste et le moissonneur
Ton cœur endurci, comme un diamant,
Supportera t-il tout ce qui l'attend...
D'émotion tardive, que veux tu de moi,
Emotions tardives, je ne voudrais pas,
Emotions tardives, ô meilleur amant
Emotions tardives
J'ai le cœur si triste en pensant à toi
Je n'ai pas le cœur à aimer ton chant
J'ai le cœur si triste sous un ciel en feu
Et l'âme engloutie sous les cendres bleues...
De tes émotions tardives on dit que tu mens
Emotions tardives, montre-moi tes dents
Emotions tardives, viens je n'ai plus peur?
Emotions tardives, émotions tardives...
Je suis ta statue de sel, le corps entier
Dans la crasse dans la déveine, le corps entier
J'ai voulu dans la rivière te jeter
Sais-tu cela mon Hélène, oui te jeter
Je n'suis plus ton papillon hydroporté
Ton chasseur de sensations dénaturées
Non nous ne vivions pas un rêve ça je le crois
Sais-tu cela mon Hélène, non sûrement pas
Suis-je assez orang-outang, sans alphabet
Que donzelle et éléphant aime tuer.
Nous boirons à la même fontaine ça je le crois
Sais-tu cela mon Hélène, non sûrement pas
Hé hé, Hélène aimée
Vue sur la passion tyrannique
Sur le lit des fées de Marguerite
Armand, dans le noir
Fou de désespoir, fou de désespoir
Comme un camélia sous le givre
Comme un feu s'éteint le goût de vivre
Dans ce brouhaha,
Créé par Dumas, aimé de Dumas
D'amour tragique Armand vacille
Seul dans son chagrin ce soir fondu au noir
Envie de plaisir Marguerite
Loin de Bougival, jalousie
Solitude et mort
Dans l'âme et le corps, dans l'âme et le corps
Comme un sang gâté se retire
En cabriolet de nos vies
Mort le camélia,
Le romantique émoi, le romantique émoi
D'amour tragique Armand vacille
Seul dans son chagrin ce soir fondu au noir
Nous
danserons une dernière fois
Maudit amour la valse triste des lilas
Puis rassasiés de nos corps ennemis
Nous irons nous fondre dans l’oubli
Nous
resterons toujours interdits
Devant les routes capricieuses de nos vies
Les alizés t’auront guidée vers moi
Quand l’heure des adieux sonnera
Oh à l’heure des adieux
S’il
faut servir de bétail aux dieux
Autant choisir la paille humide des adieux
Les figues fraîches le rhum de Cuba
Le jour où la peine nous gagnera
Nous resterons toujours interdits
Devant les routes capricieuses de nos vies
Les alizés t’auront guidée vers moi
Quand l’heure des adieux sonnera
Oh à l’heure des adieux
Je pense aux jours passés aux rêveries
Entre les draps mystérieux de ton grand lit
Aux jambes nues jetées autour de moi
Aux jours éphémères de la joie
Marche l'apprivoisée
Manière
d'une once
Souriante sur l'onde
Marche l'apprivoisée
Songe le cœur léger
Que glisse comme une ombre
Sur les lèvres du monde
Son corps apprivoisé
Et rêve, le bien-aimé
A des entrailles émues
Par le même rêve
Le bien-aimé
Marche les nuits de mai
Quand les lilas
Envahissent le monde
Le corps apprivoisé
Va comme une once
Sur les lèvres du monde
Le corps apprivoisé
Rêve, le bien-aimé
A des entrailles émues
Par le même rêve
Le bien-aimé
Pensée sauvages, venin
Impatiente, mouron des oiseaux
Digitale, myosotis, verge d'or, épervière commune
Rêve, le bien-aimé
A des entrailles émues
Par le même rêve
Le bien-aimé
Quand le péché blanc comme neige
Glisse sur les lèvres de celui qui s'endort
Je ne prends pas plaisir au sang
Du taureau, des brebis et des boucs
Quand on est amoureux…
Toujours vous entraînera le goéland
Le cœur en peine, vers Ouessant
Toujours vous entraînera la mémoire
Vers l'inconnu, un astre noir
Vous aurez le même rêve, un cerf-volant
Fort sous la neige, fort sous le vent
Puis un attelage, un traîneau
Passera savez-vous toujours
Plus près, plus près de votre peau
Vous serez Prince de Clèves rue Corvisart
Sous un regard
Vous jureriez qu'ils extraient la moelle de nos os
Comme le font direz-vous les busards, les corbeaux
Et nuit et jour s'égrainera le raisin noir
Vous serez la tête à migraine, la tête de lard
Vers l'infini souvent se perdra votre regard
Fini enterré Zanzibar
Viendront Adam et Ève
Pour l'amour, ici
Nous verrons comme l'âme saigne comme le crin luit
Un phare tournera sans heurt
Toujours plus près plus près de votre cœur
Il y aura de l'hydromel, des confettis
Quelques miliciennes
Il y aura un nom sur le licou sur mon cœur
Et toujours vous entraînera le goéland
Vous serez capitaine vers Ouessant
Amour marchand
Ruiné, bel amour arrogant
Tué, amour de sang
Du mâle amour de mon enfance
M'entendez- vous
Amour m'entendez-vous
Ce jour m'entendez-vous
Amour m'entendez-vous rire
Amour gagné
Non, mes plaisirs partagés
Au fond, bel étranger
Fuyons le fou qui ose dire que le bonheur est un don
M'entendez- vous
Amour m'entendez-vous
Ce jour m'entendez-vous
Amour m'entendez-vous rire
Âme énervée
Non qu'un chacun sait comme neige
Fond, … noblesse
Allons et refusons ce corps qui sanglote âprement
M'entendez-vous
Amour m'entendez-vous
Ce jour m'entendez-vous
Amour m'entendez- vous rire
Jeanne chantais
Pour vous qui restiez comme cœur
Sourd, oyez ! cruel
Amant, Jeanne porte votre anneau d'oreille étincelant
M'entendez- vous
Amour m'entendez-vous
Ce jour m'entendez-vous
Amour m'entendez-vous rire
Je ne veux, je ne veux pas
Me résoudre au chagrin
Je ne sais, je ne sais pas
De quoi sera fait demain
Dans nos vies, seuls contre le temps
Le bonheur n'attend pas
Je voudrais te chanter l'amour
Tout mon amour
Malgré l'or et les diamants
Il n'y a rien à regretter
Le plaisir comme autrefois
N'est qu'un rêve à oublier
Dans nos vies, seuls contre le temps
Le bonheur n'attend pas
Je voudrais te chanter l'amour
Tout mon amour
Seul, dans le bleu du ciel
Mû par l'âme éternelle
Je chante que le bonheur s'éprenne
Et passe son anneau d'or
A nos chansons d'amour
Pour le bleu du ciel
Pour l'âme éternelle
Je chante
Dis, que restera-t-il de moi ?
Il ne restera rien
Dis, que te restera-t-il de moi ?
Il ne restera rien
Dis, qu'en restera-t-il de moi
Il ne restera rien
Mille morts, mille viennent
Mille corps à trouver
Mille âmes citoyennes
Mille rêves à percer
Mille morts, mille viennent
Mille plaines à mouiller
Fêlures souveraines
Mille soupirs où couler
Mille pentes de neige pour mille nudités
Mille manteaux de neige où glisser
Mille lambeaux de terre en mille vérités
Petits lambeaux de terre où crever
Mille lignes, mille vers
Mille larmes ont coulé
Trois mille anniversaires
Tout à recommencer
Mille morts, mille viennent
Mille guerres à gagner
Mille poignées de terre
Mille tombes à creuser
Aux mille chants troublés qui me font mille vies
Je me dois de garder l'appétit
Aux mille canevas qui me font mille vies
Je me dois de combattre l'oubli
Mille énigmes mises au sel
Mille nuits chamarrées
Mille livre de celles
Mille histoires à cacher
Mille carillonnages,
Mille chats, mille étés
Mille regards de glace,
Mille regards à charmer
Mille morts, mille viennent
Dans un soleil couchant
Mille abeilles, mille rires d'enfants
Par mille chants troublés qui me font mille vies
Je me dois de garder l'appétit
Joli, joli mois de mai...
L'amour nous rend belles,
Belles à désirer
L'amour ensorcelle quand revient le mois de mai
L'amour dit "je t'aime"
Sans fâcher les cœurs
L'amour naturel revient cueillir la fleur
Roulent sous sa langue
Les bijoux indiscrets
Et je à jure l'amour d'être toujours son sujet
Résonnent les chants
Chantent les journées
Je jure à l'amour, je jure de toujours aimer
Joli, joli mois de mai...
Courir l'aiguillon
Courir la beauté
Joie dans sa nature nous combe de qualité
Cœur reste toi même
Dans les sentiments
C'est l'instinct cruel qui fait la joie des amants
Mourir de plaisir
Sans s'en excuser
L'amour nous rend belles, l'amour est un faux danger
Paradis de joie
Sans dire ni penser
Sans plus de tourment femme fait ce qu'il te plait
Joli, joli mois de mai...
Mon estuaire d’avril au vent mauvais
Viennent la houle et ses baisers
Mon estuaire d’avril le jour est long
Qui nous sépare de la mousson
Verrais-je au bourg dauphin de saison
Quand vient l’eau douce à vos tétons
Ma gorgerette d’eau, mon doux baiser
Tous à la mer en vérité
Dans mes transports de très longue durée
Toujours vers vous je viens rêver
Mon estuaire d’avril, mon adorée,
Mon turlupin, mon épousée
Que ta large ouverture paraît sans fond
Toujours à cru sur mon bourdon
Allons dans ce mortier comme un pilon
Quand vient le temps de la mousson
Vous qui faites merveille
En m’agitant comme un jouet
Dedans le vent
Tout nous mène au caractère folichon
Tout nous masturbe les tétons
Connaissez-vous si gente chérubine
Aussi habile, aussi câline ?
Vous qui allez fringuer près de Cournon
Pauvres amis, au bonheur des cons
Non il n’y a pas d’égale beauté
Mon estuaire, mon adorée,
Au bord du cimetière, ébranle-moi
Mon estuaire, je suis à toi
Quand l’artilleur de Thièvres en garnison
Rêve de fesses et de toison
Sachez bien qu’il ira en vérité
Au bord de mer pour vous baiser
J'ai un problème instinctif
Ma nature fait le risque
Nom de Dieu tout vacille
Nous dit l'observateur
Tantôt bleu, tantôt gris
Tout dépend du sniper
En volaille à petit feu
Va ma caille sans tes yeux
Nom de Dieu Taormine
Nous crie l'observateur
Tantôt bleu, tantôt gris
Tout dépend du sniper
Brenoï, Jean-Louis gratiné
Partiellement enfumé
Nom de Dieu tout vacille
Te dit l'observateur
Tantôt bleu, tantôt gris
Tout dépend du sniper
Hey ! femelle, chtique nana
Que dit l'ange de tout ça ?
Une jument, quelle jument
Nous dit l'observateur
Tantôt bleu, tantôt gris
Tout dépend du sniper
Ami de cage
Ami des bois
Ami des anges
Je pense à toi
Ami de l'âme
Du Paradis
Ami en nage
Ami d'ici
Ami de l'espèce rêvée
Ami de la princesse évaporée
Ami des pleurs
De l'insensé
Ami du teuf
L'heure a sonné
Ami d'ivresse
Des chants légers
De l'herbe verte
Ami pressé
Ami de l'espèce passée
Ami de la neige soufflée
Tu marches ou tu rêves incidemment
Tu parles et te pèles finalement
Tout nous crève dans ce taudis
Tu barres ou tu rêves incidemment
Tout part à la pelle évidemment
Tout nous crève dans ce taudis
Ami de tête
Suons l'été
Ami des bêtes
De la couvée
Ami de givre
Du sein percé
De la jonquille
Ami saigné
Ami de l'espèce rêvée
Ami de la princesse évaporée
Passe la rivière
Ami meurtri
Rendons le fiel
Ami maudit
Ami qui monte
Reprends ce corps
La queue au ciel
Dis, ami tu dors
Ami de l'espèce passée
Ami de la princesse évaporée
Tu lèches ou tu pêches incidemment
Tu charmes ou tu pestes finalement
Tout nous crève dans ce taudis
Un parapluie gonflé de vent et de mort
Tout dit, tel est le sort
Au toboggan depuis disparaît le corps
Tout dit, tel est le sort
Ruby en assassinée
Ruby où est la beauté
Gorgé de vie baiser la bête qui dort
Tout dit, tel est le sort
Ivre au volant d'une voiture de sport
Tout dit, tel est le sort
Ruby en assassinée
Ruby où est la beauté
Tout est pourri dans cette région des morts
Tout dit, tel est le sort
Le froid redouble tout nous éloigne du bord
Tout dit, tel est le sort
Ruby en assassinée
Ruby où est la beauté
Un parapluie gonflé de vent et de mort
Tout dit, tel est le sort
Souffle le vent, va la voiture de sport
Tout dit, tel est le sort
Ruby en assassinée
Ruby où est la beauté
Mars en ce poème sous son manteau de neige
Vient étouffer la peine de Cabri
Mars en ce château vient recouvrir de mots
De masque et de chapeau le Cabri
Fracas de ridelles, collision d'échelles
Cabri, c'est fini
L'âme grâce lasse
Tout se cadenasse
Mars au calepin a noté "peur de rien"
Vit de foutre et de vin le Cabri
Monter de groseilles vers la tour de Babel
Chacun se fait la belle en Cabri
Cabriolet verse dans la brume épaisse
Cabri, c'est fini
Un seaux de champagne aux cadors d'Espagne
Bitte d'amarrage, engin de levage
Tout allait à l'usage, le Cabri
Pile de nuages, forfait de pillage
Tout était usage pour Cabri
Sombre violettre enfile ta jupette
Cabri, c'est fini
Fronton d'algues vertes, résonnez trompettes
Viens mon tendre
Viens m'entendre
Viens chanter là-haut
Impatiente
A me tendre
Demain sera beau
Viens mon cœur
Viens danseur
Aux plus beaux chevaux
Plus de larmes
Plus de drame
Demain sera beau
En hommage
Aux mois sage
A la vérité
Cœur sauvage
Cœur courage
J'aime te chanter
En hommage
Au naufrage
Oh, à la vérité
Cœur sauvage
Cœur naufrage
J'aime te chanter
Quand tout saigne
Quand tout peine
Quand viennent mille mots
Cœur fidèle
Chante au ciel
Demain sera beau
Fille blonde
Fille ronde
Fille rouge sang
Long hiver
Solitaire
Viens, demain sera beau
En hommage
Au mois sage
Oh, à la vérité
Cœur sauvage
Cœur naufrage
J'aime te chanter
En hommage
Au naufrage
Oh, à la vérité
Cœur sauvage
Cœur naufrage
J'aime te chanter
Viens mon rêve
Va la sève
Caresse la peau
Tout en lèvres
Tout en miel
Viens, demain sera beau
Ame grise
Ame triste
Si loin du troupeau
Ma poussière
Ma bergère
Viens, demain sera beau
Cœur fidèle
Eternel
Oh, fais fi des tombeaux
Nuit de miel
Mon abeille
Demain sera beau
En hommage
Au naufrage
Oh, à la vérité
Cœur sauvage
Cœur naufrage
J'aime te chanter
Toc toc toc toc toc
Veux-tu partager ?
Cette poire d'angoisse
Venue au verger
L'appétit de vivre
L'appétit d'aimer
Tant les formes ivres
M'ont apprivoisé
Toc toc toc toc toc
Par ma frénésie
Je ne vois ni neige
Ni glace, ni pluie
Je me désespère
En toutes saisons
Peu de fois me laisse
A la déraison
Car c'est ton désir qui
Me mène en ces lieux
Près de l'échine fauve
De mes aïeux
C'est ton désir
C'est ton corps
Belle ondine
De ma mort
Ce long désir
Qui vient tout emporter
Toc toc toc toc toc
Ma viande ordinaire
Toc toc toc toc toc
Encombre mes vers
Je suis un barbare
Ebloui des cieux
Qui devant Sanadoire
Fait son malheureux
Brutal animal
Las, faible inutile
Noyant père et mère
Souhaitant le terrible
Priant le plus rien
Nu jusque aux pieds
Dis dans quelle rivière
Veux-tu te noyer ?
Car c'est ton désir qui
Me mène en ces lieux
Près de l'épée rouge
De mes aïeux
C'est ton désir
C'est ton corps
Belle ondine
De ma mort
Ce long désir
Qui vient tout emporter
Tout dire de soi-même
Triste en souriant
Chercher le soleil
D'un effort violent
Perdu en parole
Qui chante ondoyant
Dis, quant est-il de vivre
De vivre en mourant ?
Dans ces temps de deuil
Tout va vainement
Rien dessous la fleur
Nul bonheur attend
Tous au cœur d'un nœud
D'illisibles lois
Que de sacrifices
A l'entour de soi
Flotte vagabonde
Va ma passion
Col de Diane
Sans protection
N'ai plus d'espérance
Me voilà occis
Regrettant la France
Par plaisanterie
Car c'est ton désir qui
Me mène en ces lieux
Près de l'échine fauve
De mes aïeux
C'est ton désir
C'est ton corps
Belle ondine
De ma mort
Ce long désir
Qui vient tout emporter
Elle m'a pris quelques cailloux
De la farine et du saindoux
De la paille, une clef de 12
Quelques grenades, un vibraphone
Elle m'a aussi pris de l'ail
Et mon costume de samouraï
Excite Nabuchodonosor
Je vais t' rap'ler la loi du sport
Du ping-pong…
Elle m'a r'pris de l'aspirine
Puis un ouvrage pour cinéphile
Quelqu'longueurs en toile de jute
Mon effigie d'Didier Deschamps
Qui s'souvient si Mitterand
Nous a jamais vus champions du monde
Je vais t' rap'ler la loi du sport
Du ping-pong…
Elle me prit dans l'estafette
Y'a rien à dire, c'est une défaite
Tiens une touche sur Rochechoire
Juste égratigné
M'a aussi pris de l'ail
Et mon costume de samouraï
Excite Nabuchodonosor
Je vais t' rap'ler la loi du sport
Du ping-pong…
Elle m'a pris quelques cailloux
De la farine et du saindoux
De la paille, une clef de 12
Quelques grenades, un vibraphone
Elle m''a aussi pris de l'ail
Et mon costume de samouraï
Excite Nabuchodonosor
Je vais t' rap'ler la loi du sport
Du ping-pong…
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