CD1

Les jours du jaguar

A la morte fontaine

La maladie d'amour

Le mou du chat

Tant la vie demande à mourir

Le cri du papillon

Zibeline Tang

Lilith

C'est l'âme qu'on nous arrache

De la coupe aux lèvres

On ne peut rien en dire

Le revolver nommé désir

 

 

CD2

Se mettre aux anges

Qui est cette fille

Emotion

Le contentement de la Lady

Le voleur de rhubarbe

Le désarmement intérieur

Elle pleure

Le salaud 

La nature du genre

Gel et rosée

 L'absence de vraie vie

 

 

 

CD1

 

Les jours du jaguar

 

Le tourment et le désespoir

Remplissent les jours du jaguar

Tout juste bon à garder des oies

"Papillotes flottant dans le vent

Sillons et fossés dans son âme

Tout juste bon à garder des oies

 

Dieu comment capturer un coq

Dans cette trop grande forêt

Me chuchote un bébé féroce

Dis saurons-nous un jour aimer

 

On use du vagin des pauvres

De tout faisan multicolore

On s'organise en musc en réséda

Ce désert est absurde

Ce bonheur comme un grand sommeil

Où tout s'atomise en musc en réséda

 

Dieu comment capturer un coq

Dans cette trop grande forêt

Me chuchote un bébé féroce

Dis saurons-nous un jour aimer

 

Petite guêpe personnelle

Dans l'azur volent nos souvenirs

Descendant peu à peu pour mourir

Je commence à ne rien comprendre

Imagine d'où je t'écris

Descendant peu à peu pour mourir

 

Dieu comment capturer un coq

Dans cette trop grande forêt

Me chuchote un bébé féroce

Dis saurons-nous un jour aimer

 

Dieu comment capturer un coq

Dans cette trop grande forêt

Las, chuchotis à l'artère aorte

Tout le système est avarié

 

 

A la morte fontaine

 

A la morte fontaine
M'en allant promener
J'ai trouvé l'eau si belle
Que je m'y suis baigné

 

J'ai trouvé l'eau si belle
Que je m'y suis baigné

A la morte fontaine

Amour, mon aimée

 

 

J'ai trouvé l'eau si belle
Que je m'y suis baigné

A la morte fontaine

Amour, mon aimée

 

J'ai trouvé l'eau si belle

Quelle âme de damné

A la morte fontaine

Amour, mon aimée

 

 

J'ai trouvé l'eau si belle
Que je m'y suis baigné

A la morte fontaine

Amour, mon aimée

 

A la morte fontaine

Quelle âme de damné

J'ai trouvé l'eau si belle

Que je m'y suis noyé


 

La maladie d'amour

 

C'est la maladie d'amour

Qui nous apprend à ne jurer de rien

C'est la nature de mon sang

Par le sang oui l'amour me tient

Et je passe toutes mes nuits

En idées de bonheur

Au soleil de votre vie...

 

Je ne sais dire votre nom

Mon désir ça je le savais

Et où est votre maison

Mon plaisir ça je m'en doutais

C'est la maladie d'amour

Qui nous tient le corps

Cette odeur de toujours...

 

C'est licorne qu'on effleure

Son silence nous fait trembler

Partout les yeux la lueur

De celles qu'on reconnaît

Voilà parade d'amour

Sexes qu'il faut ajuster

Sur la piste des beaux jours...

 

C'est la maladie d'amour

Qui nous tient le corps trempé

C'est la manie des toujours

Qui sait si bien nous faire chanter

Sur le mol lit de fleurs

Où s'échangent nos baisers

Et le rêve dont on meurt

(Mourir sous vos baisers)

 

 

 

Le mou du chat

 

Quand le passé nous saisit

Dans ces lieux de vague à l'âme

Sous les grands arbres de l'ennui

Une lubie nous enflamme

Se tendent voiles du pêcheur

Dans nos prunelles azurées

Nom de dieu rev'là, rev'là l'heure

De l'emberlificoté

 

On lit dans le corps des volailles

Dans un hachis parmentier

Au moment le plus select on

On mange le mou du chat

Voyant tout ce qui nous distingue

Distingue des autres oiseaux

Sous les ors de ce bastringue

Oh ba lo ba lo ba lo

 

Un haut le coeur pour le gazoil

Dans ce siècle enténébré

Au fond de la boue impalpable

On voyage autour d'un chapeau

Je t'aime, est-ce que ça te regarde

Je vois les choses de mon lit

Mon ruisseau tarit l'océan

Bah, tant pis, tant pis, tant pis

 

Aussi bleue qu'est bleue cette mer

Où la mort nous viendra

J'entends déjà morne langueur

Dans toute excitante voix

Au train où va votre folie

Faudra-t-il vous piquer

Autant c'était joli joli

Ce ronron des attardés

 

Car dès lors comme on chante

Dans la plaine tous les ans

Le moujik a eu son heure mais

Mais a fait peur aux enfants

Fraiseuse, broyeuse, aplanisseuse

Au gosier de l'animal

Pense à ces milliards d'exemplaires

Et touche plus au mou du chat

 

Dans mon esprit chants délirants

Accourent pour  me soutenir

Au cadavre rose et charmant

Je cours chercher de l'eau

Tatiana reprends des couleurs

Sous ses fourrures ses colliers

Et me v'là dans toutes ces vapeurs

Tout emberlificoté

 

Pris dans cette humeur vagabonde

Qui me vient d'outre-océan

Aux premiers frissons de l'homme

J'imite le cri du paon

Mais ouf, une odeur de narcisse

Me reprend l'âme et le corps

A la mesure de l'envie

Ah ben là, d'accord, d'accord

 

 

 

Tant la vie demande à mourir

 

Tant la vie demande à mourir (bis)
Tant débordent nos rivières
Tant le vent emporte poussières
Tant la vie demande à mourir

Tant la vie demande à aimer (bis)
Tant d'hormones, d'aventures
Tant de nous qui part en sciure
Tant la vie demande à aimer

Mais tant la vie demande à mourir
Et tant la vie demande à aimer
Je ne peux aimer mourir

Tant la vie demande à rêver (bis)
Tant de sucs à s'imbiber
Tant de sève tant de baisers
Tant la vie demande à rêver

Tant la vie demande à jouir (bis)
Tant de traces, de pensées
Tant de vibrations de glaciers
Tant la vie demande à jouir

Mais tant la vie demande à aimer
Et tant la vie demande à mourir
Je ne peux aimer mourir

Tant la vie demande à aimer (bis)
Tant de chevreuils, de dahlias
De testostérone pour ça
Tant la vie demande à aimer

Tant la vie demande à mourir (bis)
Tant de griffes à ce gosier
Tant de nous demande à téter
Tant la vie ne veut pas finir

Tant la vie demande à aimer
Mais tant la vie demande à mourir
Je ne peux aimer mourir

Tant de chaleur dans l'entrepont (bis)
Tant de lupins en rangées
Tant de brouillard, oh mon aimée
Tant la vie ne veut pas finir

Mais tant la vie demande à aimer
Et tant la vie demande à mourir
Je ne peux aimer mourir

Le cri du papillon  

 

V'la la bouche de l'enfer

On en connaît un rayon

On peut plus nous la refaire

On en connaît un rayon

Il t'arrache les bruyères

Mais tu connais même pas son nom

Croix de bois, croix de fer

Oui c'est le cri du papillon

 

C'est le cri de la terre, 

Des oiseaux et des poissons

Depuis toujours il opère

Dans toute imagination

Il t'arrache les bruyères

Mais tu connais même pas son nom

Croix de bois, croix de fer

Oui c'est le cri du papillon

 

Pas de soupir, pas de larme

Ça ne dérange pas les passants

Ce petit rien qui empire

J' le crois pas, personne entend

Il t'arrache les bruyères

Mais tu connais même pas son nom

Croix de bois, croix de fer

Oui c'est le cri du papillon

 

 

 

Zibeline Tang

 

Ring ring ring, v'là l'amour mon dieu je m'emporte

Quand plus rien ne va cet amour qui va frappe à ma porte

Ring ring ring par le grand jour ensoleillé

Le reflet du jour mosaïque amour vient m'aveugler

Oh, mais l'amour m'emporte

 

Ring ring ring à la grande horloge j'entends

Au rythme des pas avancer la barque des amants

Ring ring ring v'là le bleu, le calme est troublant

Le long fleuve Amour m'encercle ce jour où je descends

Oh, mais l'amour m'emporte

 

Ring ring ring trompettes de la renommée,

Sonnez Zibeline, princesse de Chine est arrivée

Ring ring ring les jours étaient longs, insensés

J'arrive oh j'accours mystérieux amour je le savais

Oh, mais l'amour m'emporte

 

Ring ring ring tout n'est donc que jeu, temps perdu

Il n'y a pas de vie, sans ce tendre bruit, cet inconnu

Oh, mais l'amour m'emporte

 

 

Lilith

 

Hello Lilith

Quel amour propre

Ne faire qu'un

Avec les fleurs

Hello Lilith

Je croule

Sous la neige

La neige

De ton pommier

 

Hello Lilith

Dans tes flocons

Je glougloute

Hello Lilith

Gorgée de lait

Pour mes poumons

Mes nuages

 

Hello Lilith

Sur ton cresson

Quelle contumace

Ma Lilith

Hello Lilith

Gonfle le sein

Un lac pareil

Tout à moi

 

Lilith

Comme un fox

Dans ton terrier

Tout à moi

Hello Lilith

Quel amour propre

Ne faire qu'un

Avec toi

 

 

C'est l'âme qu'on nous arrache

 

Le mal que fait le bon

Le mal que fait le beau

Et voilà pour les amants

Tout un art du chaos

 

Corina...

C'est plus le coeur que je sache

Non, c'est l'âme

Qu'on nous arrache

 

Nous ont tué la grive

Nous ont pris le renard

Et ces cons jour et nuit

Matent les funérailles de ça

 

Corina...

C'est plus le coeur que je sache

Non, c'est l'âme

Qu'on nous arrache

 

Nous aurons pris le style

A nul autre pareil

Et nous voilà stupides

Soudain privés de nos pieds

 

Corina...

C'est plus le coeur que je sache

Non, c'est l'âme

Qu'on nous arrache

 

Fini le temps du sexe

Pour se soigner la voix

Nous ont pris l'épervier

L'ont transformé en proie

 

Corina...

C'est plus le coeur que je sache

Non, c'est l'âme

Qu'on nous arrache

 

Enflammé le bivouac

Nous ont violé la joie

Et chacun dans son enclos

Bouffe de cette merde là

 

Corina...

C'est plus le coeur que je sache

Non, c'est l'âme

Qu'on nous arrache

 

M'ont fait en jerricane

A ce que je peux en voir

Un engin de chauffage

Je peux plus supporter ça

 

Corina...

C'est plus le coeur que je sache

Non, c'est l'âme

Qu'on nous arrache

 

 

 

De la coupe aux lèvres

 

De la coupe aux lèvres n'aurions-nous pas assez

Assez dit "Je t'aime" à celles qu'on aimait

De la coupe aux lèvres se passe une vie

Meurt la sentinelle de soif et d'appétit

De la coupe aux lèvres d'Aden à Djibouti

Montagnes de sel

De la coupe aux lèvres adieu Jérimadeth

Ollé !

 

De la coupe aux lèvres en danse de Saint-Guy

En peau de vipère que vous étiez jolie

De la coupe aux lèvres sur le chemin des Dames

N'aurions-nous pas tous rêvé d'un jus de pommes

De la coupe aux lèvres à peine dans ce taxi

Qu'est venue l'appel : "je vous attend dans mon lit"

De la coupe aux lèvres s'envolecormoran

 

De la coupe aux lèvres de la ville à Roissy

Quel est cet appel, le vice m'étourdi

De la coupe aux lèvres du ciboire aux Cieux

La passe est cruelle

De la coupe aux lèvres n'aurions-nous pas assez

Prié la rivière de retrouver son lit

De la coupe aux lèvres en destin fabuleux

"Oh vous me faites porter peine"

 

De la coupe aux lèvres se réveille Médor

Passe Rasmussen, en frémit le Drap d'or

De la coupe aux lèvres en teintes mordorées

De nuit va l'absinthe qui vient nous enivrer

De la coupe aux lèvres radis noir ou freux

Je vois votre sève passer dedans vos yeux

De la coupe aux lèvres, "Eh félibrige ivrogne

Tu veux  que je te prête mon peigne, oh..."

 

De la coupe aux lèvres d'Aden à Djibouti

Montagnes de sel

De la coupe aux lèvres adieu  Jérimadeth

Ollé !

 

On ne peut rien en dire

avec Armelle Pioline

 

On ne peut pas dire que c'est une erreur (bis)

Mais pas dire le contraire non plus

On ne peut rien

On ne peut pas dire que c'est une bête (bis)

Mais pas dire le contraire non plus

On ne peut rien

On ne peut rien en dire

 

On ne peut pas dire qu'il est utile (bis)

Mais pas dire le contraire non plus

On ne peut rien

On ne peut pas dire que la beauté le tienne (bis)

Mais pas dire le contraire non plus

On ne peut rien

On ne peut rien en dire

 

On ne peut pas le dire innocent (bis)

Mais pas dire le contraire non plus

On ne peut rien

On ne peut pas dire si c'est un pervers (bis)

Mais pas dire le contraire non plus

On ne peut rien

On ne peut rien en dire

 

On ne peut pas dire s'il est méchant (bis)

Mais pas dire le contraire non plus

On ne peut rien

On ne peut pas dire qu'il est gentil (bis)

Mais pas dire le contraire non plus

On ne peut rien

On ne peut rien en dire

 

 

 

Le revolver nommé désir

 

J'ai repris mes esprits

Dans la chambre fait un tour

Mon pauvre Jean-Louis

Débarrasse-nous de cette gourde

 

Laisse tomber, elle m'a dit,

Tu n'es plus de mon ressort

L'escalade c'est bien joli mais...

 

J'ai dit et les embruns

C'était pour quoi petite ?

Pourquoi au matin

C'est le diable qui invite

 

Laisse tomber elle m'a dit

Allez ouste

L'enfilade c'est bien joli mais...

 

Amour Madelon...

Pourquoi tu ricanes ?

C'est quoi ton vrai nom

Que je te crève

Pauvre malade

 

Laisse tomber, elle m'a dit,

Tu n'es plus de mon ressort

L'enfilade c'est bien joli mais...

 

J'ai dit "Eh ! amour"

Pourquoi le rêve passe

Mauser, Beretta

Voilà donc les seuls camarades

 

Laisse tomber elle m'a dit

Tu me files les pétoches

Redeviens léger léger

C'est en plume que je t'adore

Laisse tomber mon ami

Redeviens léger léger

C'est aux plumes que je t'adore

 

 

 

 

CD2

 

Se mettre aux anges

 

Car tout est baratin
Luisant d'humidité
Une rivière dans la gorge
Qu'est-ce que je t'avais dit !
On se souvient qu'on aime
Par besoin de meurtrir
Hé ! Garde les yeux clos
On va se mettre aux anges

Nous voilà lieutenant
C'est la sortie d'un bal
Brillante de cyprine
Dans son juste milieu
On trouve sa mortelle
Les lèvres distendues
Salive que nos mots
On veut se mettre aux anges

Du venin dans les rêves
Partout ce règne atroce
Étouffant nos émois
De nuit dans un chiffon
Pour quelques centimètres
Munis d'un mousqueton
Hé ! Garde les yeux clos
On va se mettre aux anges

S'accomplit le désir
Par la gent féminine
Par la bouche qui suce
Au salut de nos âmes
En stricte intimité
Sous ta peau de faïence
Hé ! Garde les yeux clos
On va se mettre aux anges
 

 

Qui est cette fille

 

Qui est cette fille, d'où vient cet émoi

Ce diamant qui brille à l'entrecuisse de la joie

Qui est cette fille, quel est cet amour

Que je déshabille dans l'ombre épaisse de la tour

 

Est-elle divine, qui lui a conté

Malheureuse fille, la fausse trame que l'on est

Est-elle câline, que dire ce jour

Qu'elle se marie avec l'écorce de l'amour

 

Qui est cette fille, l'humide secret

Que je déshabille dans la pénombre de juillet

Quel est ce mystère, quelle est cette envie

Qui me désattelle alors de tout ce que je vis

 

Quelle vaguelette, quel nouveau jouet

Quel orgasme vain pour être sûr d'exister

Quelle douce Justine, quel doux carabin

Quel plaisir de fille fin comme le fil qui me tient

 

Qui est cette fille, ce rêve incarné

Cet ange du ciel saura-t-il me pardonner

Quelle est cette prise, ce curieux maintien

Caractéristique des malheureux lendemains

 

Ce sont yeux qui brillent, quenottes de chat

Salives et soupirs mêlés une première fois

Un rêve liquide dans ma nuit d'été

Tout pour une fille qui se pâme retournée

 

 

Emotion

avec Armelle Pioline

 

C'est dans un miroir

Que je viens vous voir

En réflexion

Sur un quai de gare

Il se fait bien tard

Nous attendons

 

Puis le requin blanc

Remonte le temps

Je vous retrouve à présent

Voulez-vous d'un chant

Pour votre ex-amant

Déchiqueter ce moment

You mean emotion,

My emotion...

 

Le bonheur tout nu

Se croque tout cru

Nous nous aimins

Étrangers aux larmes

Aux fausses alarmes

De vrais champions

 

Puis le requin blanc

Remonte le temps

Je vous retrouve à présent

Voulez-vous d'un chant

Pour votre ex-amant

Déchiqueter ce moment

You mean emotion,

My emotion...

 

Notre chute en vrille

Jamais amortie

Par des chansons

Des copeaux de nuit

Bientôt l'incendie

Nous renonçons

 

Puis le requin blanc

Remonte le temps

Je vous retrouve à présent

Voulez-vous d'un chant

Pour votre ex-amant

Déchiqueter ce moment

You mean emotion,

My emotion ?

 

 

 

Le contentement de la Lady

 

A l'entrefesson de ça

Va le contentement de la Lady

En mousse délicate

Va le contentement de la Lady

Chaleur velue de nous

C'est le contentement de la Lady

 

Dans le contentement de la Lady

Le contentement de la Lady...

 

Le sang prend les devants

Par le contentement de la Lady

A m'en vermillonner

Dans le contentement de la Lady

Ainsi qu'un tourtereau

Dans le contentement de la Lady

 

C'est le contentement de la Lady

Dans le contentement de la Lady...

 

Dans l'enclos des volcans

Va le contentement de ma Lady

Par chemins cérébraux

Va le contentement de m Lady

Rond comme un pommier

C'est le contentement de ma Lady

 

Dans le contentement de la Lady

C'est le contentement de la Lady...

 

Voilà le noir mélange

C'est le contentement de la Lady

Nous croisons aux Hébrides

Par le contentement de la Lady

En nuage de foudre

Par le contentement de la Lady

 

C'est le contentement de la Lady

Dans le contentement de la Lady...

 

Anémone du soir

C'est le contentement de la Lady

Vient la rouille à ma gorge

Par le contentement de la Lady

En mots de sa tribu

C'est le contentement de la Lady

 

Le contentement de la Lady

C'est le contentement de la Lady...

 

Vous met la mort aux yeux

C'est le contentement de la Lady

C'est l'approche d'un oued

Que le contentement de la Lady

C'est boire au fond d'une âme

Que le contentement de la Lady

 

Dans le contentement de la Lady

C'est le contentement de la Lady...

 

Monté sur la falaise

Par le contentement de ma Lady

En bouc amoureux

Dans le contentement de ma Lady

Je vois la Croix du Sud

Par le contentement de la Lady

 

C'est le contentement de la Lady

C'est le contentement de la Lady...

 

 

 

Le voleur de rhubarbe

 

Il fait grand beau

Partout on fane

Au bord de l'empreinte

Du glacier

 

Alors mon esprit

Prend par Lusclade

Grisé par les senteurs

De juillet

 

Soudain une faible flamme

Jaillit dans cette obscurité

Tiens... le voleur de rhubarbe

 

Humanisant bêtes

Dedans son âme

Aménageant fontaine

Aux oiseaux

 

Cigales et fourmis

En belles dames

Voilà à l'entame

Petit Bertzo

 

Rêvant de génisses

Redoutables

Jaillit dans cette obscurité

Tiens... le voleur de rhubarbe

 

En chasseur de nuit

Dans ma montagne

Quand la lune vient

M'interroger

 

Je prends alors par

La Compissade où je

M'étais cru à liquider

 

Quand tenant ses ailes

Comme une femme

Jaillit dans cette obscurité

Tiens... un voleur de rhubarbe

 

Vivant le martyr

Sans être au ciel

Des fauvettes humaines,

Je voyais

 

Et j'emmenais Cathy

Pour sa fête

Regarder le taureau bander

 

Je la revois tenant mes ailes

Entre Rocher de l'Aigle

Et Eau salée

Tiens... le voleur de rhubarbe

 

De retour dans ce beau plumage

Au bord de l'empreinte

Du glacier

"Tomba lo bourdji"

Va reste sage n'attise pas

Cendres du passé

 

Comme s'efface le mirage

Je me surprends à grimacer

C'est bon je préfère toujours

La rhubarbe

 

Tiens... le voleur de rhubarbe

 

 

Le désarmement intérieur

 

Te voilà couteau à la main

A jurer je n'aime plus rien

Le tout d'admirable manière

 

Désarme-moi ça

Militaire

Désarme-toi

 

Oui ce n'importe quoi est tout

Son caractère métrique te rend fou

Prends des leçons particulières

 

Désarme-moi ça

Militaire

Désarme-toi

 

Au risque d'être enceint de ça

Tu ne rêves que de combats

Si tout le monde aime la guerre

 

Désarme-moi ça

Militaire

Désarme-toi

 

En alpiniste ou en curé

Piller l'épave reste le sujet

Étouffe la bête héréditaire

 

Désarme-moi ça

Militaire

Désarme-toi

 

Te voilà un taureau ailé

Une crampe de dieu à méditer

Rouge est la gueule de Cerbère

 

Désarme-moi ça

Militaire

Désarme-toi

 

Tiens voilà le corps du héros,

Très réussi sur son chariot

Alors cramoisie est la matière ?

 

Désarme-moi ça

Militaire

Désarme-toi

 

 

 

Elle pleure

 

Elle pleure

Elle ne sait jamais

Pourquoi

Pour un oui

Pour un non

Comme ça

C'est sa façon

D'y penser

 

Elle pleure

A minuit

Sur l'oreiller

Sous la douche

Elle pleure au ciné

C'est sa façon

De passer

 

Sa vie lui semble

Être une vraie folie

Sans queue ni tête

Tout riquiqui

Elle voudrait

Partir d'ici

Retrouver la longue nuit

 

Elle pleure

Son chien se demande

Pourquoi

Quelles fuites d'âme

Ici-bas

Est-ce façon d' y penser ?

 

D'un pleur

Elle assomme une fourmi

Qui débitait un spaghetti

C'est une autre façon

De passer

 

Sa vie lui semble

Être une vraie folie

Sans queue ni tête

Tout riquiqui

Elle voudrait

Partir d'ici

Retrouver la longue nuit

 

Elle pleure et ses larmes

Feront ruisseau

Puis rivière puis fleuve

Et bientôt

Sur la mer viendront planer

Si elle pleure

De gros nuages de pluie

Qui passeront sur sa vie

Et lui donneront

L'envie de pleurer

 

Sa vie lui semble

Être une vraie folie

Sans queue ni tête

Tout riquiqui

Elle voudrait

Partir d'ici

Retrouver la longue nuit

 

Elle pleure

Humide du monde

Assez

Elle se voit en

Citron pressé

C'est une autre façon

D'y penser

 

Elle pleure

Elle se mélange

A la pluie

A la mer

Aux salsifis

Sa familière

Façon d'y penser

 

Sa vie lui semble

Être une vraie folie

Sans queue ni tête

Tout riquiqui

Elle voudrait

Partir d'ici

Rejoindre le salsifis

 

 

 

Le salaud

 

Si tu crois ton coeur

Commettre une erreur

Si tu crois ta vie

Mal aimée ici

Pourquoi noble coeur

N'être pas vainqueur

Et passer ta vie

A aimer

Aimer ici

 

Si tu crois ta vie

Être mieux ailleurs

Réfléchis bien serré

Si tu crois qu'ailleurs

Est bien mieux qu'ici

Ne m'embrouille pas

J'ai peur

 

Si tu crois ton coeur

Commettre une erreur

Réfléchis bien serré

Si tu crois qu'ailleurs

Est bien mieux qu'ici

Ne m'embrouille pas

J'ai peur

 

Et pourquoi le coeur

Commettre une erreur

Et pourquoi la vie

Être moche ici

Pourquoi noble coeur

N'être pas vainqueur

Et passer ta vie

A aimer

Aimer ici

 

 

La nature du genre

 

C'est la nature du genre il faut rêver

S'enfermer dans sa chambre, s'y coltiner

C'est la nature du genre, Maître en oubli

On sort de sa chambre tout ragaillardi

 

Se voir dans une glace, défier sa surface et se maudire

Fixer une grimace, se la garder toute la vie !

Non

 

C'est la nature du genre, dur d'être soi

Quand viennent en avalanche, tant d'autres moi

C'est la nature du genre, s'en façonner

Un genre de dilettante, hips ! toi au pied !

 

Alors fini grimace, on sort de sa mélasse, on sourit

De se voir dans la glace, nous met et ça agace, fier d'être en vie

 

C'est la nature du genre, abandonner

Jeter toutes souffrances dedans l'évier

C'est la nature du genre, en rigoler

Se faire des avances, ne plus se gerber

 

Vivre en gastéropode, en gentiane, en Poulidor

Jouir du seul bien qu'on honore dès matin, être heureux d'exister

 

Alors fini grimace, on sort de sa mélasse, on sourit

De se voir dans la glace, nous et et ça agace, fier d'être en vie

 

 

Gel et rosée

 

On a pris sur nous gel et rosée

On a pris sur nous toute la beauté

On a pris sur nous le gel

On a pris sur nous la rosée

Pris tous ces tourments pour rien

Pris sur nous gel et rosée

 

On a pris sur nous rêve et péché

On a pris sur nous toute la beauté

On a pris sur nous le rêve

On a pris sur nous le péché

Pris tous ces tourments pour rien

Pris sur nous rêve et péché

 

On a pris sur nous flammes et glaciers

On a pris sur nous toute la beauté

On a pris sur nous les flammes

On a pris sur nous les glaciers

Pris tous ces tourments pour rien

Pris sur nous flammes et glaciers

 

On a pris sur nous vice et bonté

On a pris sur nous toute la beauté

On a pris sur nous le vice

On a pris sur nous la bonté

Pris tous ces tourments pour rien

Pris sur nous vice et bonté

 

On a pris sur nous l'obscurité

On a pris sur nous toute la beauté

On a pris sur nous l'obscur,

Pris sur nous l'éternité

Pris tous ces tourments pour rien

Pris sur nous l'obscur éternité

 

Pour Dominique Laboubée

 

 

L'absence de vraie vie

 

C'est l'absence de vie

Qui nous brise le coeur, ma

L'absence de vraie vie

Qui nous aura mis dans cet état

C'est nos absences à l'heure

Qui nous auront mené ici

C'est l'absence de vie

Qui nous brise le coeur, ma

 

L'absence de vraie vie, ma...

 

C'est l'absence de vie

Qui détruit le bonheur, ma

L'absence de vraie vie

Quand je gueule comme un putois

C'est l'absence de vie

Qui nous aura mis dans l'erreur

L'absence de vraie vie

Qui nous brise le coeur, ma

 

L'absence de vraie vie, ma...

 

Je veux partir d'ici

Ça me brise le coeur, ma

Je veux passer la rivière

Voir de l'autre côté ce qu'il y a

C'est nos absences à l'heure

Qui nous auront mené ici

Je peux pas me faire à l'enfer

A l'enfer où tu vis, ma

 

L'absence de vraie vie, ma...