Live

 

 

Tournée Vénus Saint-Ex
"           Verseau
"           Marais salants
Live in Dolorès Au fin fond d'une contrée
"           La chanson de Dolorès / L'irrégulière
"           Nuit d'absence
"           Oncle Vania / L'excursion au Mont d'Or
"           Richard
Muragostang Ami Amour Amant
"           Au pays de Giscard
"           New-Yorker
"           Québec
"           Todos los ojos / Julio
"           Rivière
"           Washington
Muragostang V.2 La complainte du paysan français
"           Je me donne / Youni
"           Nous nous aimions tant
"           Raspoutine
Moujik tour Royal Cadet
"          Marquis
Concert pour Koloko 2003 Plus vu de femmes
"          Hortense et Julienne
"          Mellow my mind (reprise de Neil Young)
"          For The Turn Stiles (reprise de Neil Young)
"         On the beach (reprise de Neil Young)
Inédit tournée Lilith Opera
Inédit Live 1451

 

 

 

Saint-Ex

 

Saint-Ex prends plus bas

la nuit ne durera pas

Saint-Ex t'es trop haut

n'as-tu plus envie

de terre et d'eau

sur le capot noir

le vent fait

un bruit de soie

tu cherches un passage

dans l'écume tiède des orages

hé amants de Rio

de Tanger de Santiago

dans les nuits sans rivages

vos lettres voyagent

oh courrier précieux

que la vie plus précieux

au cœur de la nuit

Saint-Ex a souri

à dix heures et quart

à l'escale de San Juan

sous 100 000 étoiles

la tempête se chargera des drames

 


Verseau

 

quand je n'ai pas pris le temps sur l'instant

de répondre à ton caprice d'enfant

j'étais je te jure innocent

de tout ce fatras qui empoisonnait l'adolescent

c'est la courroie du temps

qui se détend je la retends

mon lance-pierres était trop grand

je ne visais rien

ça je m'en défends

ce n'était qu'histoire

de cesser de te jeter de l'eau

ce n'est toujours qu'histoire

de cesser d'être idiot

puis ce fut tu m'as déçue

tu n'as rien tenu de tes promesses

tu n'es qu'un connard 

tu m'as eue j'ai perdu tant de temps

aujourd'hui je n'ai plus d'espoir

c'est la courroie du temps

qui se détend je la retends

mon lance-pierres était trop grand

je ne visais rien

ça je m'en défends

 

ce n'était qu'histoire

de cesser de te jeter de l'eau

ce n'est toujours qu'histoire

de cesser d'être idiot

 

puis ce fut ne pars pas

vois je ne suis qu'une pauvre merde sans toi

ne dis plus tous ces mots

je t'ai cru quand toi tu ne les croyais pas

c'est la courroie du temps

qui se détend tu la retends

mon lance-pierres était trop grand

je ne visais rien

ça je m'en défends

 

 


Marais salants

 

Marais salants

Fontaines de sang

La chair est douce, mais elle ment

 

Dans ta moiteur

Tes nuits étoilées

Crépitent les feux de forêts

 

Et tu jures qu'au Nord

Un troupeau d'élans

Dans l'aurore bleutée t'attends

 

Mais si tu n'as pas

Au fond de ton corps

La moindre trace de trésor

 

En bête brune

Tu cours la prairie

Tu propages tes rêveries

 

De sexe lourd

En peau de bison

Tu ruinerais ta passion

 

Tu crois combattre

Le même ennemi

Qu'un apache, un cherokee

 

Mais tu n'as pas

Au fond de ton corps

La moindre trace de trésor

 

 

Au fin fond d'une contrée

texte d'Akhénaton

 

Cette histoire est une fable, le conteur de celle-ci est fiable
Et sans parler du Diable, le bonheur est friable
Car mon règne en fait n'a jamais été minable
Ma contrée était de sable, mes sujets des ombres innombrables
Où l'amitié était le ciment, le jeu, le piment
L'amour l'agrément, je joie, l'aliment
Nous vivions tous dans nos rêves et nos passions
Mais la vie d'adulte a déclenché un processus d'élimination
De formidables randonnées à vélo
A pautre sustentatoire dans une station de métro
Où sont passés les rois, les reines qui naguère
Fabriquaient des cendriers pour la fête des pères ? 
Pourquoi ai-je perdu le sourire, avec un air si triste
Pour mes amis qui se sont trompés de pistes ?
L'enfant qui sommeillait en moi s'est évaporé
Et malgré, je désire rester

Au fin fond d'une contrée par les vents battus
Je suis le roi fou désuet souverain d'un peuple de statues
Ils ont tous quitté mes rêves
Et moi, je me souviens


Je regrette ces soirées d'été où nous faisions des parties de cache-cache
Les t-shirts pleins de tâches, planqués sous des bâches, sache
Que nous étions des gosses comme les autres
Epris de liberté, les poumons gonflés de fierté
Pour mon malheur, l'enfance n'est pas éternelle
Le miel donna du fiel, et le rêve devint sel
L'enveloppe corporelle à cru
Les ombres m'ont quitté, mes compagnons sont devenus des statues
De tous ceux qui jouaient au soldat avec moi
La moitié ont désormais des traces sur les bras
Et je ferme les yeux afin que s'envole
Le souvenir de voir leurs mères les chercher à la sortie de l'école
L'amour qu'elles leurs portaient, l'attention qu'elles leurs donnaient
Se doutaient-elles qu'un jour, ils voleraient dans leurs porte-monnaie
Mais JP, tu as grandi trop tôt
Ton visage aujourd'hui me fait froid dans le dos
Tu as quitté mon royaume sans prévenir
Ton ombre est un souvenir, statue de glace fut ton devenir
Tu hantes ma contrée avec un regard figé
Ici tu as laissé notre amitié

Au fin fond d'une contrée par les vents battus
Je suis le roi fou désuet souverain d'un peuple de statues
Ils ont tous quitté mes rêves
Et moi, je me souviens

Comme le peuple de Loth, ils n'ont pas cru à la miséricorde
Et quand je les aborde, dans leurs coeurs il pleut des cordes
Sans ignorer qu'un peu d'amour peut changer la statue en
Ombre, libre, souple et sombre
Pour pouvoir absorber le maximum de lumière
La licorne chevauchant la crinière d'un éclair
Et tout est clair dans la nuit des songes
Au moins je peux y chasser, ces terribles regrets qui me rongent
La réponse au changement de cap
Pourquoi suis-je devenu comme un souverain de l'île de Pâques
Heureusement une reine d'Orient m'a épousé
Elle m'a redonné un peuple d'ombres afin de pouvoir gouverner
Ma destinée est jonchée de paysages verts
Depuis que j'ai quitté l'ennui de mon désert
Ensuite, si mon mental va, des fois
Je ne puis l'éviter, je me revois

Au fin fond d'une contrée par les vents battus
Je suis le roi fou désuet souverain d'un peuple de statues
Ils ont tous quitté mes rêves
Et moi, je me souviens

 


La chanson de Dolorès / L'irrégulière

 

Je fus je me doute par jeu

Par un penchant curieux

Tu me dis la première

A briser le cours régulier

D'une vie destinée

A tuer l'éphémère

La vague déferlante d'amour

Nous éclaboussa ce jour

De façon cavalière

Au bal où nous invita l'amour

A danser pour toujours

Sa valse irrégulière

 

Et depuis parée de cet amour

J'ai dansé tour à tour

Tous les champs de la terre

Surprise en décembre en juillet

Partout où nous menaient

Des joies similaires

 

Puis un jour tu vois

Pour un autre que toi

Je devins régulière

Je pris mais sans échapper à toi

Un destin tracer droit

Lassée de ce mystère

Tu sais que mon désir est le tien

Vois comme il me va bien

Je suis sa prisonnière

Je sais que tes larmes n'ont pas

L'importance qu'on croit

Je connais tes mystères

 

Est-ce que pour toi aussi

Les mots les pensées

Ne sont plus aussi bouleversants

Bouleversants qu'autrefois

Tout me paraît vulgaire

Je suis toujours tu vois

Ton irrégulière

 

 


Nuit d'absence

texte de J.R. Caussimon

 

Il est des nuits où je m'absente discrètement, secrètement

Mon image seule est présent, elle a mon front, mes vêtements

C'est mon sosie dans cette glace, c'est mon double de cinéma

A ce reflet qui me remplace, tu jugerai que je suis là

 

Mais je survole en deltaplane les sommets bleus des Pyrénées

En Andorre la Catalane je laisse aller ma destinée

Je foule aux pieds un champ de seigle ou bien peut-être un champ de blé

Dans les airs j'ai croisé des aigles et je croyais leur ressembler

 

Le vent d'été parfois m'entraîne trop loin, c'est un risque à courir

Dans le tumulte des arènes je suis tout ce qui doit mourir

Je suis la pauvre haridelle au ventre ouvert par le taureau

Je suis le taureau qui chancelle je suis la peur du torero

 

Jour de semaine ou bien dimanche tout frissonnant dans le dégel

Je suis au bord de la mer blanche, dans la nuit blanche d'Arkhangelsk

J'interpelle des marins ivres autant d'alcool que de sommeil

Cet éclat blême sur le givre est-ce la lune ou le soleil ?

 

Le jour pâle attriste les meubles et voilà, c'est déjà demain

Le gel persiste aux yeux aveugles de mon chien qui cherche ma main

Et toi tu dors dans le silence où sans moi tu sais recouvrer

Ce visage calme d'enfance qui m'attendrit jusqu'à pleurer

 

 


Oncle Vania / L'excursion au Mont d'Or

 

Oh coquin de sort

Main pourrie de mort

Main pourrie, la tête et l'ennui

Main pourrie

Qui suis-je, dieu dis

Une pieuvre, du gui

Quelle haine pour ton Tennessee

Oncle Vania

Oui tu m'interdis

De refaire ma vie

Pour une excursion au Mont-d'or

Je sais que j'ai eu tort

Fis du lendemain

Nous verrons demain

C'est un rendez-vous baladin

Oh je sais bien

Torez parti,

Bakounine aussi

Condamné à ma pauvre vie d'aéroport

Oncle débile

Oui tu m'interdis

De refaire ma vie

Pour une excursion au Mont-d'or

Je sais que j'ai eu tort

Oh comment souffrir

Sans faire de bruit

Dans ce putain d'aéroport

Oncle débile

 


Richard

texte de Léo Ferré

 

Nous avons eu nos nuits comme ça moi et moi

Accoudé à ce bar devant la bière allemande

Quand je nous y revois des fois je me demande

Si les copains de ces temps-là vivaient parfois

Si les copains cassaient leur âme à tant presser

Le citron de la nuit dans les brumes Pernod

Si les filles prenaient le temps de dire un mot

A cette nuit qui les tenait qui les berçait

A cette nuit comme une sœur de charité

Longue robe traînant sur leurs pas de bravade

Caressant de l'ourlet les pâles camarades

Qui venaient pour causer de rien ou d'amitié

Nous avons eu nos nuits comme ça moi et moi

Accoudés à ce bar devant la bière allemande

Quand je nous y revois des fois je me demande

Si les copains de ces temps-là vivaient parfois

 

Les gens, il conviendrait de les connaître disponibles

A certaines heures pâles de la nuit

Avec des problèmes d'hommes, ou alors

 

Des problèmes de mélancolie

Alors, on boit un verre, en regardant loin derrière la glace du comptoir

Et l'on se dit qu'il est bien tard...

 


Ami Amour Amant

 

Chemine l'amour

Férocement

Amour du fond des temps

Amant de la terre

Noble ami des bois

Je m'applique la loi

 

Sans paravent

En mélodies

Aux quatre coins 

De la vie

Tour à tour

Fidèlement

Ami amour amant

 

Vol de pollen

Senteur libérée

Ami des champs versés

Comme un gibier fauve

Qu'excite le sang

Je vais à belles dents

 

Mêle au bonheur

Un peu d'effroi

De connaissance et d'émoi

Vont dans mon coeur

D'une même vie

L'amour l'amant l'ami

 

Si certains matins

Prêt à tout quitter

Camisole bouclée

Livré à la bise

Aux rêves mauvais

En état d'hyménée

 

Vient dans mon coeur

L'événement

Biologique

Renversant

Je tourne aval

Dans le courant

Ami amour amant

 

Repose le thym

Et la giroflée

Aux portes du glacier

Des fleurs connues

Punitivement

Pistils volent au vent

 

Commis de jour

Commis de nuit

Qu'elle est cette confrérie

Moi le grand rapide

Je descends

Ami amour amant

 


Au pays de Giscard

 

Antoine te fait la bise, on pense à toi

On a bien rentré les salers hier soir

Ils ont aussi rentré leurs grands boeufs

Dans la combe à Rieu

 

Quelle journée j'ai eu oui je te dis

J'ai eu la visite de Johnny

Il fait des fèves aux lards du Canada

J'en suis toute flagada

 

Mon Dieu quel monde y'avait Dimanche

Ils ont dit une messe pour Monsieur Planche

Ton père a encore eu mal au bras

Quel malheur qu'on ait plus la Maria

 

Il paraît André dit qu'à Orcines

Ils veulent nous construire un genre d'usine

Un truc affreux en fer que veut Giscard

Je te jure quels tocards

 

Ils auraient pas bien lu le règlement

Ils ont fait un trou ils ont rien mis dedans

Au lieu de nous faire payer de impôts

Qu'ils nous donnent du boulot

 

Y'a pas assez du feu pour els pompiers

C'est dans l'purin que les gars vont se jeter

Comme celui des Etables bien trop endetté

Ton père me jure qu'on va tous y passer

 

A part ça au pays de Giscard, ça va...

 

 


New-Yorker

 

Soudain les dimensions peinent

puis un jour pareil au même

on se dit assez rêvé

tiens pourquoi pas new-yorkais?

On compte les fuseaux horaires

on se bouscule les manières

on se dit putain poussière

vole dans une autre lumière

On loue de grandes automobiles

on croise des milliers de filles

on se sent l'esprit tranquille

new-yorker en new-yorkais

Un jour revient le spleen

d'une autre guitare on s'entiche

elle a un prénom rêvé

new-yorker en new-yorkais

Viennent alors d'autres chansons

qui nous surprennent par ce ton

ce ton un peu moins fragile

qui nous laisse tout étonné

On traîne les soirs au Tonic

voir ce Marc Eitzel que l'on flique

on pense que viens-tu chercher

new-yorker en new-yorkais?

Puis la neige fixe nos pas

on sent d'où l'on vient où l'on va

dis qu'y a-t-il à changer

new-yorker en new-yorkais?

On sent une affaire de style

on est dans le difficile

on sait que tout recommencer

serait aussi vain que de prier

On file dans un autre club

où l'autre Marc

jusqu'à plus d'heure

laisse toutes les notes danser

new-yorker en new-yorkais

On sait que la musique est amour

qu'il ne faut plus tourner autour

même si nos mots en français

ne réparent que de l'usé

C'est dur le choix d'une vie

quand on a plus le choix du pays

un jour pas plus avancé

on se dit, tiens, faut rentrer

pour quelques mois au moins

new-yorker en new-yorkais

 


Québec

 

Toute en mortaises et tenons

Grande ville, grandes maisons

Grande ville sans persiennes

Nord Américaine  

 

Grande ville où femme règne (Grand pays où femme règne)

Grande ville au grand domaine (Pays barrière de dégel)

Au grand froid qu'à cela ne tienne

Ville souterraine

 

Grande terres érablières

Grandes fermes laitières

Grand pays en fahrenheit

Et le pays de Léonard et de Jacques

 

Pays du lièvre arctique 

Du courant électrique   

Grand pays garde manger

Privilégié

 

Blanches bâtisses aux toits groseilles

Pays barrières de dégel

Comme est l'ex d'une anglaise

In a happy, happy loneliness

 

Pays de l'automobile

Où règnent les filles

Eh belles filles de Trois-Rivières

Pour voir les baleines...

Merci les filles

Bel Hôtel à Tadoussac

Pays du Zodiac

Au rendez-vous des animaux...

 

Dans les rues du vieux Québec

Français mal à la tête  

 

Pays du Fjord immense

T'es grand comme deux mille fois la France

Pays d'Alexis Lapointe

 

Comme le dit Nicole Bouchard

Si tu veux retrouver le pays de tes ancêtres

Viens donc à Québec

Voir les baleines à Québec

 


Todos los ojos / Julio

texte de Pablo Milanes

 

Todos los ojos te miran
todas las manos te tocan
todas las palabras que provocas
van gritando generosas que te ansían.

Gustas de aludir el sexo
como un animal travieso
gustas de exaltar a los demonios
cuando sabes que tu entorno lo dominas.

Creas desconcierto al exponer tus pensamientos
siembras confusión si irrumpes en cualquier reunión
y es como un alivio cada noche
cuando frágil, sin reproches
solicitas mi atención.

Cierro mis ojos si miro
tiemblan mis manos si tocan
y no sé qué hacer con esta boca
cuando siento que ese cuerpo es sólo mío.

 


Rivière

 

Qu'avez-vous vu de la rivière

Voleter quelques papillons

Un trapéziste nu en l'air

Un affolement

Qu'avez-vous vu de la piscine

Une Cadillac, des vêtements

Mais sous le givre

Un attachement

Déjà le chansonnier s'éloigne

On ne voit plus rien du château

Finis les destins héroïques

Ca c'est salaud

Qu'avez-vous vu de la rivière

Voleter quelques papillons

Un trapéziste nu en l'air

Un affolement

Je n'ai rien su d'une autre vie

Toujours ce cadenas lilas

Nous faudra-t-il rester ivres

Pour oublier ça

Toujours dans l'élément liquide

En bathyscaphe comme avant

Aller chercher l'âme d'une fille

Profondément

Qu'avez-vous vu de la rivière

Voleter quelques papillons

Un trapéziste nu en l'air

Un attachement

Qu'avez-vous vu du bon air

Du cap Lizard à Ouessant

Une ligne infinie de rêves

oh adolescent

Je n'ai rien su d'une autre vie

Toujours ce cadenas lilas

Nous faudra-t-il rester ivre

Pour oublier ça

Toujours dans l'élément liquide

En bathyscaphe comme avant

Aller chercher l'âme d'une fille

Profondément

Déjà le chansonnier s'éloigne

On ne voit plus rien du château

Finis les destins héroïques

Ca c'est salaud

 


Washington

 

Où vous met-on l'Indochine?

Et le corps de Lumumba?

Alors toujours à l'émouchine

Hé Washington

 

Où met-on la mer d'Aral?

Où vous couche-t-on Pénélope?

Faut aimer jouer des coudes

A Washington

 

Où met-on le kurde Apache?

et l'épouse de Fernando?

Alors toujours à l'émouchine

Hé Washington

 

Où vous met-on Ochalan?

Où doit-on parker la Twingo?

Maintenant que tout le monde dîne en ville

À Washington

 


La complainte du paysan français

 

On a vu le monde à l'envers

A peine remis de ce choc

Ils nous laissèrent un seul hiver

Pour tout r'voir, pour tout r'voir en bloc

hou hou hou Madeleine

hou hou hou dans tous les domaines

hou hou hou eh beuh gars

Ils arrêtent le fromage

 

On a pris notre p'tit capital

Tué la mule, acheté des Ray-ban

FNSEA mon cap'taine

Oui plus de solution rien que des problèmes

hou hou hou Madelon

hou hou hou dans toutes les chansons

hou hou hou eh beuh gars

Ils arrêtent le fromage

 

On a fait notre p'tit Austerlitz

A Seattle contre la police

Tous derrière notre José bonhomme

Qui t'a mis l'Karl Marx au Roquefort

hou hou hou Cunégonde

hou hou hou cette fois c'est la fin du monde

hou hou hou eh beuh gars

Ils arrêtent le fromage

 

Ici plus tu crèves plus on t'aime

Mais bon dieu mais bon dieu quand même

Est-ce que pour tout couronner

Faudra que ces pauvres bêtes nous r'filent l'E.S.B.

 

hou hou hou Cunégonde

hou hou hou c'est la fin du monde

hou hou hou eh beuh gars

Ils arrêtent le fromage

 

Plus d'Saint Nectaire, plus de Cantal, plus de Salers

Plus de Fourme d'Ambert, plus d'Fourme de Rochefort

ah ! beuh non, ils arrêtent le fromage...

 

 


Je me donne / Youni

 

Aux ténèbres qui m'entourent

Gonflé de miel, gonflé d'amour

Je me donne

Du pont qui traverse l'onde

Chaleur du chien, chaleur du songe

Je me donne

Homme, on m'a fait homme et je pense à Youni de velours

En aviron toujours me ramène

Sur la chaude litière des vivants de l'amour

Où je me donne

Inouï à chaque fois

L'humide amour, mouillé par toi

Je me donne

Mon orchis mon doux lilas

Viens à la source comme on se boit

Comme on se donne

Homme, on m'a fait homme et je pense à Youni de velours

En aviron toujours me ramène

Sur la chaude litière des vivants de l'amour

Où l'on se donne

De quinte en quinte vers l'azur

Monte mes chants mes doux murmures

Quand je me donne

Avant que glaçons écrasés

Sous le pied de fer de ma destiné

Je me donne

Homme, on m'a fait homme et je pense à Youni de velours

En aviron toujours me ramène

Sur la chaude litière des vivants de l'amour

Où je me donne

Des ténèbres qui m'entourent

Gonflé de miel, gonflé d'amour

Je me donne

Avant que glaçons écrasés

Sous le pied de fer de ma destiné

Que je me donne... on se donne

Homme, on m'a fait homme et je pense à Youni de velours

En aviron toujours me ramène

Sur la chaude litière des vivants de l'amour

Où je me donne

 

 


Nous nous aimions tant

 

Vîmes des singes nus dégringoler l'abîme
Vîmes roses trémières allumer un grand feu
Nous nous aimions tant, comme on s'aimait Miette
Nous nous aimions tant, il faut nous séparer

Encombrions de fleurs, l'étang noir de vos songes
Venions fouiller la nuit la vase des marais
Nous nous aimions tant, comme on s'aimait Miette
Nous nous aimions tant, il faut nous séparer

Voilà l'instant cruel, amour oh mon aimée
Déjà siffle déjà la lame du bourreau
Nous nous aimions tant, comme on s'aimait Miette
Nous nous aimions tant, il faut nous séparer
Il faut nous séparer
oh non ! non non non !

Ils diront à Courcy pour l'amour d'une fille
Veuillez noyer mon coeur dans vase des marais
Nous nous aimions tant, comme on s'aimait Miette
Nous nous aimions tant, il faut nous séparer

Vîmes des singes nus dégringoler l'abîme
Vîmes roses trémières allumer un grand feu
Nous nous aimions tant, comme on s'aimait Miette
Nous nous aimions tant, il faut nous ...
oh non ! non non non !
Comme on s'aimait Miette
Il faut nous séparer...

 


Raspoutine

 

Oublie ce jour pas de sésame rien ne sera donner

Pas d'épluchure, non pas d'écharde, rien ne viendra prouver

Une embouchure, puis le grand large, au diable le souvenir

Oh putain de temps

Quelle encolure, quel diadème devions nous offrir

A quelle chimère faut-il appartenir

A l'embouchure de leurs bras qu'elle nage est conseillée

Oh putain de temps

Vite Raspoutine, je suffoque, mais quelle est cette pluie

Encore Dieu et sa camelote, oh comme je le vomis

Libérer perruches et castors, libérer les enfants

Oh putain de temps

De la tendresse pour les braves, ma jouvence de l'Abbé Souri

En planche à voile vers les étoiles oui je veux cette vie

Une embouchure puis le grand large au diable le souvenir

Oh putain de temps

La mise en boîte comme elle dure adieu Via Veneto

Sur des talons perchés je jure que toi tu dors au château

On dirait bien qu'à l'hémistiche il faudra tout quitter

Oh putain de temps

 

 


Marquis

 

Pour un bout de désir

Quand le cœur défaille

Quand le cœur est de sang et de paille

 

Pour un bout de désir

Sans fin on s'attarde

Prisonnier d'un corset de larmes

 

Eh Marquis oh quel est ce temps

Qu'allons nous y faire finalement

 

Pour un bout de désir

Ca se travaille

Adieu beauté de l'ombre et des vagues

 

Au loin Beaugency 

De loin on trésaille

Mais le cœur est de sang et de larmes

 

Eh Marquis oh quel est ce temps

Qu'allons nous y faire finalement

 

Avide Marquise

Sur l'autre rive

Mais le cœur est de sang et de givre

 

On voit sous la mantille

La palpitante caille

On se jure d'étouffer l'animal

 

Oh Marquis oh quel est ce temps

Qui allons nous tuer finalement

 

Oh Marquis oh mais quel est ce temps

N'y aurait-il pas de plus juste comportement ?

 

Ami dans les grands livres

Quand le cœur défaille

Quand le cœur est de sang...

 

Le monstre dévêtu

Livre bataille

A l'univers de larmes et d'étoiles

 

Oh Marquis oh quel est ce temps

Marquis qu'allons nous y faire finalement

 

Pour un bout de désir

Quand le cœur défaille

Quand la vie est de sang et de larmes

Pour un bout de désir

Sans fin on s'attarde

Prisonnier d'un corset de larmes

 

 

 

Royal Cadet 

 

Où allez-vous désirs ? Où montez-vous le soir ?
Dans quelle limousine voulez vous nous asseoir ? 
De quel triple galop voulez vous m’enivrez ?
Dans quel marigot voulez vous me jeter ?

 

Je tremble pour ma vie, je mouille mes chaussons
Pourtant peu d’ennemi, pourtant peu d’illusion
Je sens venir la pluie, ce soir n’existe pas 
Un rêve ronge nos vies, a-t-on idée de ça ?

 

La femme de ma vie ajuste son tricot
A tous elle sourit et je me sens de trop
Elle enjambe ma vie, elle me laisse entrevoir
Cacher moi ce cambouis toujours vouloir, vouloir…

 

Se brise un parapluie, je crois garni de miel
On bascule ahuri vers le septième ciel
On trouve un ciel triste où un monsieur à chapeau
Nous dit «Allons mes chers touristes, ah non ici vous seriez de trop !»

 

On retourne à la niche, me tripoter la queue

Et oui ma chère Edwige, nous sommes fait de peu
Quelques grammes de suie, une longueur de soie
C’en est fait d’une vie, deux boules, oui c’est ça 

 

Où est donc le hochet qui amusait nos vies ?

Nos jours ne sont jamais à hauteur de nos nuits
Le jour projette l’ombre de ce qu’on a rêvé
«Ah non mes chers touristes… Ah non ici pas d’étranger !»

 

Alors sur un saphir je tombe en gouttes d’eau
En mille éclats j’expire, j’éclabousse ma peau

Je cherche une chanson, chantonne Madeleine
Quelle est cette prison, dieu j’ai oublié la peine

 

Je monte sur un pont, je plonge rassuré
Je n'aime pas mon nom, je n'ai jamais su aimer

La carapace d'or qui protége ma vie
Serait-elle un trésor ? Ce soir je la trouve hors de prix

 

Nous allons dans le noir perdu sur l’océan 

Pour finir au hasard dévorés par les chiens
Garçon deux grenadines, nous descendons l'Escaut
L’horloge me déprime, approchez mes chevaux

 

Je monte sur un pont, je plonge rassuré

Je n'aime pas mon nom, je n'ai jamais su aimer
La carapace d'or qui protége ma vie
Serait-elle un trésor ? Ce soir je la trouve hors de prix

 

Nous allons dans le noir perdu sur l’océan…

 

 

Plus vu de femmes

 

On n'avait plus vu ces ports de têtes à midi
Jamais vu autant d'étoiles au firmament
Jamais vu autant de ces princesses qu'on baratine
Jamais autant vu finalement
Plus vu de femmes au monde incertain
Faire autant fi des lois de l'hymen
Des femmes d'un monde nouveau
Plus vu de femmes nous laisser autant seuls
Au commande de la tendresse
Des femmes... nous trouver si sots.


On n'avait plus vu tant de colombines dans nos taxis
Jamais autant joui finalement
Jamais autant vu le paradis avec l'âme
Jamais autant vu finalement
Plus vu de femmes d'un monde incertain
Faire autant fi des lois de l'hymen
Des femmes d'un monde nouveau
Plus vu de femmes nous laisser autant seuls
Au commande de la tendresse
Des femmes... nous trouver si sots


Jamais autant passé de marquis à quidam
Jamais autant vu finalement
Jamais autant vu de ces princesses qu'on baratine
Jamais autant joui finalement
Plus vu de femmes au monde incertain
Faire autant fi des lois de l'hymen

Des femmes d'un monde nouveau
Plus vu de femmes nous laisser autant seuls

Au commande de la tendresse
Des femmes... nous trouver si sots.

 

Hortense et Julienne

 

A quoi bon le désir, à quoi bon la peau
Si la barque chavire aussitôt
A quoi bon les dancings, à quoi bon l'été
Si le monstre m'attire alléché

A quoi bon nous essayer à Montaigne
Jeunes Parques cruelles
Je ne vois que scoubidous, que grigris
A quoi bon la folie

Vite la milice qui monte au buron
Vite la notice, est-ce bon ?
En baume du tigre ce monde nous va
Aux confins de la peine et de la joie

Au pays d'Hortense et de Julienne
Comment vont les anciennes ?
Oh le buffle, la bouffe, tiens la rizière
Plutôt bas le moral

 

 

Mellow my mind  (reprise de Neil Young)

 

Baby mellow my mind,
Makes me feel,
Like a Schoolboy on good time.
Jugglin' nickels and dimes
Satis-fied,
With te fish on the line.
I've been down the road,
And I've come back,
Lonesome whistle on the railroad track.
Ain't got nothin' of those feelins
That I had.
Something so hard to find,
Situation,
That can casualize your mind.

 

For The Turn Stiles (reprise de Neil Young)

 

All the sailors with their seasick mamas
Hear the sirens on the shore,
Singin' songs for pimps with tailors
Who charge ten dollars at the door.

You can really learn a lot that way;
It will change you in the middle of the day.
Though your confidence may be shattered,
It doesn't matter.

All the great explorers
Aare now in Granite Lake,
Under white sheets for the great unveiling
At the big parade.

You can really learn a lot that way;
It will change you in the middle of the day.
Though your confidence may be shattered,
It doesn't matter.

All the bushleague batters
Are left to die on the diamond.
In the stands the home crowd scatters
For the turnstiles,

 

On the beach (reprise de Neil Young)

 

The world is turnin', I hope it don't turn away,
The world is turnin', I hope it don't turn away.

All my pictures are fallin' from the wall
Where I placed them yesterday.
The world is turnin', I hope it don't turn away.

I need a crowd of people, but I can't face them day to day,
I need a crowd of people, but I can't face them day to day.
Though my problems are meaningless, that don't make them go away.
I need a crowd of people, but I can't face them day to day.

I went to the radio interview, but I ended up alone at the microphone,
I went to the radio interview, but I ended up alone at the microphone.
Now I'm livin' out here on the beach, but those seagulls are still out of reach.
I went to the radio interview, but I ended up alone at the microphone.

Get out of town, think I'll get out of town,
Get out of town, think I'll get out of town.
I head for the sticks with my bus and friends,
I follow the road, though I don't know where it ends.
Get out of town, get out of town, think I'll get out of town.

'Cause the world is turnin', I don't want to see it turn away.

 

 

Opera

 

Ah tu veux aimer

Ah tu veux baiser

Qu'est-ce que tu cherches à travers moi ?

Qu'est-ce que tu veux que je n'ai pas ?

 

Ah tu veux aimer

Ah tu veux baiser

Tu t'aimes surtout raide, ah ça

Ce sentiment trop grand pour toi

Aime-moi

Baise-moi

 

Ah tu veux aimer

Ah tu veux baiser

Qu'on échange nos candidats

Candidement vers Opéra

Aime-moi

Baise-moi

 

Tu veux aimer

Baiser

Ça te démanges ce nirvana

Oui je voudrais mourir dans tes bras

Aime-moi

Baise-moi

 

Ah tu veux aimer

Baiser

Tu t'échappes qu'est-ce que tu crois

Que te foutre par l'oreille, que c'est mon dada

 

Ah tu veux aimer

Ah tu veux baiser

Me voir vieillir ni compte pas

Fillette heureuse retourne chez toi

Aime-moi

Baise-moi

 

 

1451

 

Perdu au bout de ça

Je capitule mes forces

Et ne voie au désir

Qu'une carriole vide

Savoir trop en vouloir

Et puis ce n'est que ça

Et puis ce n'est que ça

 

On reste interloqué

La courte salopette

La feuille de laitue

Demandez donc aux autres

En s'en trouve lassé

Et puis ce n'est que ça

Et puis ce n'est que ça

 

Nous sommes en 1451

Nous sommes en 1451

Nous sommes en 1451

Nous sommes en ...

 

On voit un train de nuit

Des choses pénétrantes

Aubépine pour nous

Au calice d'ébène

Tout sent autour l'oeil

Et puis ce n'est que ça

Et puis ce n'est que ça

 

Petit dieu des viscères

Tes réflexes de loup

Va la machine aveugle

En ordre de bataille

La puissance d'herbe humide

Et puis ce n'est que ça

Et puis ce n'est que ça

 

Nous sommes en 1451

Nous sommes en 1451

Nous sommes en 1451

Nous sommes en ...

 

En ordre de bataille

Pour un sort de lentille

On range les outils

Et puis ce n'est que ça

En cavalier mutin

Dans l'interstice étroit

Ah bon, ce n'est que ça

 

Va la machine aveugle

Aux limites du tuf

Voilà en faible voile

L'état de mon instinct

Mes parois se chamaillent

Et puis ce n'est que ça

Et puis ce n'est que ça

 

Nous sommes en 1451

Nous sommes en 1451

Nous sommes en 1451

Nous sommes en ...

 

J'en reste interloqué

La courte salopette

La feuille de laitue

Demandez donc aux autres

En s'en trouve lassés

Et puis ce n'est que ça

Ah bon ce n'est que ça

 

Nous sommes en 1451

Nous sommes en 1451

Nous sommes en 1451

Nous sommes en ...

 

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