Inédits LIVE

 

Tournée Vénus   Marais salants
"           Suicidez-vous, le peuple est mort (version Live 1993)
"           La fin du parcours (version Live 1993)
   
Tournée Live in Dolorès  Nuit d'absence
"           Richard
Muragostang  Au pays de Giscard
"           Québec
"           Todos los ojos / Julio
"           Rivière
Muragostang V.2 La complainte du paysan français
"           Je me donne / Youni
"           Nous nous aimions tant
"           Raspoutine
Moujik tour Royal Cadet
"          Marquis
Concert pour Koloko 2003 Plus vu de femmes
"          Au pays d'Hortense et Julienne
Inédit tournée A bird on a poire Opéra
Inédit Live 1451
Inédit tournée Le cours ordinaire des choses Saurais-tu par cœur ?
"          Yes Sir
Concert pour Koloko 2015 Le grand vivier de l'amour
"          Fidèle à ton âme
"          Le martyr des chrétiens d'Orient
Inédit tournée Babel Chercher la femme
"          Le cafard

 

 

 


Marais salants

 

Marais salants

Fontaines de sang

La chair est douce, mais elle ment

 

Dans ta moiteur

Tes nuits étoilées

Crépitent les feux de forêts

 

Et tu jures qu'au Nord

Un troupeau d'élans

Dans l'aurore bleutée t'attends

 

Mais si tu n'as pas

Au fond de ton corps

La moindre trace de trésor

 

En bête brune

Tu cours la prairie

Tu propages tes rêveries

 

De sexe lourd

En peau de bison

Tu ruinerais ta passion

 

Tu crois combattre

Le même ennemi

Qu'un apache, un cherokee

 

Mais tu n'as pas

Au fond de ton corps

La moindre trace de trésor

 

 

SUICIDEZ-VOUS LE PEUPLE EST MORT (version Live 1993)


à Manille respire encore
ma mère dépouillée de son or

qu'on me garde si tu t'endors
ma mère, ta tête dure, ta tête de mort

suicidez-vous le peuple est mort
suicidez-vous le peuple est mort

pense fort à moi pense au trésor
à ton petit, le matador

aime moi vite, aime moi encore

aime moi...
 
suicidez-vous le peuple est mort
suicidez-vous le peuple est mort

je souffrais, je bouffais mes dents
j'attendais petit cet instant

mais à l'intérieur, oh ! maman

quel délice...

suicidez-vous le peuple est mort
suicidez-vous le peuple est mort

je t'aimais tard, mais je t'aimais
je prenais mes quarts, je tenais
mais c'est trop tard pour regretter, mère
bien trop tard pour recommencer

 

tu m'as fait chanter...
tu m'as fait chanter...

mère...

tu m'as fait chanter...

oh ! mère

tu m'as fait chanter...

 

suicidez-vous le peuple est mort
suicidez-vous le peuple est mort

 

à Manille respire encore
ma mère dépouillée de son or

frapper pour moi si elle vous mords

ma mère, ta tête dure, ta tête de mort

 

 

 


Au pays de Giscard

 

Antoine te fait la bise, on pense à toi

On a bien rentré les salers hier soir

Ils ont aussi rentré leurs grands boeufs

Dans la combe à Rieu

 

Quelle journée j'ai eu oui je te dis

J'ai eu la visite de Johnny

Il fait des fèves aux lards du Canada

J'en suis toute flagada

 

Mon Dieu quel monde y'avait Dimanche

Ils ont dit une messe pour Monsieur Planche

Ton père a encore eu mal au bras

Quel malheur qu'on ait plus la Maria

 

Il paraît André dit qu'à Orcines

Ils veulent nous construire un genre d'usine

Un truc affreux en fer que veut Giscard

Je te jure quels tocards

 

Ils auraient pas bien lu le règlement

Ils ont fait un trou ils ont rien mis dedans

Au lieu de nous faire payer de impôts

Qu'ils nous donnent du boulot

 

Y'a pas assez du feu pour els pompiers

C'est dans l'purin que les gars vont se jeter

Comme celui des Etables bien trop endetté

Ton père me jure qu'on va tous y passer

 

A part ça au pays de Giscard, ça va...

 

 


 

Québec

 

Toute en mortaises et tenons

Grande ville, grandes maisons

Grande ville sans persiennes

Nord Américaine  

 

Grande ville où femme règne (Grand pays où femme règne)

Grande ville au grand domaine (Pays barrière de dégel)

Au grand froid qu'à cela ne tienne

Ville souterraine

 

Grande terres érablières

Grandes fermes laitières

Grand pays en fahrenheit

Et le pays de Léonard et de Jacques

 

Pays du lièvre arctique 

Du courant électrique   

Grand pays garde manger

Privilégié

 

Blanches bâtisses aux toits groseilles

Pays barrières de dégel

Comme est l'ex d'une anglaise

In a happy, happy loneliness

 

Pays de l'automobile

Où règnent les filles

Eh belles filles de Trois-Rivières

Pour voir les baleines...

Merci les filles

Bel Hôtel à Tadoussac

Pays du Zodiac

Au rendez-vous des animaux...

 

Dans les rues du vieux Québec

Français mal à la tête  

 

Pays du Fjord immense

T'es grand comme deux mille fois la France

Pays d'Alexis Lapointe

 

Comme le dit Nicole Bouchard

Si tu veux retrouver le pays de tes ancêtres

Viens donc à Québec

Voir les baleines à Québec

 


Todos los ojos / Julio

texte de Pablo Milanes

 

Todos los ojos te miran
todas las manos te tocan
todas las palabras que provocas
van gritando generosas que te ansían.

Gustas de aludir el sexo
como un animal travieso
gustas de exaltar a los demonios
cuando sabes que tu entorno lo dominas.

Creas desconcierto al exponer tus pensamientos
siembras confusión si irrumpes en cualquier reunión
y es como un alivio cada noche
cuando frágil, sin reproches
solicitas mi atención.

Cierro mis ojos si miro
tiemblan mis manos si tocan
y no sé qué hacer con esta boca
cuando siento que ese cuerpo es sólo mío.

 


Rivière

 

Qu'avez-vous vu de la rivière

Voleter quelques papillons

Un trapéziste nu en l'air

Un affolement

Qu'avez-vous vu de la piscine

Une Cadillac, des vêtements

Mais sous le givre

Un attachement

Déjà le chansonnier s'éloigne

On ne voit plus rien du château

Finis les destins héroïques

Ca c'est salaud

Qu'avez-vous vu de la rivière

Voleter quelques papillons

Un trapéziste nu en l'air

Un affolement

Je n'ai rien su d'une autre vie

Toujours ce cadenas lilas

Nous faudra-t-il rester ivres

Pour oublier ça

Toujours dans l'élément liquide

En bathyscaphe comme avant

Aller chercher l'âme d'une fille

Profondément

Qu'avez-vous vu de la rivière

Voleter quelques papillons

Un trapéziste nu en l'air

Un attachement

Qu'avez-vous vu du bon air

Du cap Lizard à Ouessant

Une ligne infinie de rêves

oh adolescent

Je n'ai rien su d'une autre vie

Toujours ce cadenas lilas

Nous faudra-t-il rester ivre

Pour oublier ça

Toujours dans l'élément liquide

En bathyscaphe comme avant

Aller chercher l'âme d'une fille

Profondément

Déjà le chansonnier s'éloigne

On ne voit plus rien du château

Finis les destins héroïques

Ca c'est salaud

 


La complainte du paysan français

 

On a vu le monde à l'envers

A peine remis de ce choc

Ils nous laissèrent un seul hiver

Pour tout r'voir, pour tout r'voir en bloc

hou hou hou Madeleine

hou hou hou dans tous les domaines

hou hou hou eh beuh gars

Ils arrêtent le fromage

 

On a pris notre p'tit capital

Tué la mule, acheté des Ray-ban

FNSEA mon cap'taine

Oui plus de solution rien que des problèmes

hou hou hou Madelon

hou hou hou dans toutes les chansons

hou hou hou eh beuh gars

Ils arrêtent le fromage

 

On a fait notre p'tit Austerlitz

A Seattle contre la police

Tous derrière notre José bonhomme

Qui t'a mis l'Karl Marx au Roquefort

hou hou hou Cunégonde

hou hou hou cette fois c'est la fin du monde

hou hou hou eh beuh gars

Ils arrêtent le fromage

 

Ici plus tu crèves plus on t'aime

Mais bon dieu mais bon dieu quand même

Est-ce que pour tout couronner

Faudra que ces pauvres bêtes nous r'filent l'E.S.B.

 

hou hou hou Cunégonde

hou hou hou c'est la fin du monde

hou hou hou eh beuh gars

Ils arrêtent le fromage

 

Plus d'Saint Nectaire, plus de Cantal, plus de Salers

Plus de Fourme d'Ambert, plus d'Fourme de Rochefort

ah ! beuh non, ils arrêtent le fromage...

 

 


Je me donne / Youni

 

Aux ténèbres qui m'entourent

Gonflé de miel, gonflé d'amour

Je me donne

Du pont qui traverse l'onde

Chaleur du chien, chaleur du songe

Je me donne

Homme, on m'a fait homme et je pense à Youni de velours

En aviron toujours me ramène

Sur la chaude litière des vivants de l'amour

Où je me donne

Inouï à chaque fois

L'humide amour, mouillé par toi

Je me donne

Mon orchis mon doux lilas

Viens à la source comme on se boit

Comme on se donne

Homme, on m'a fait homme et je pense à Youni de velours

En aviron toujours me ramène

Sur la chaude litière des vivants de l'amour

Où l'on se donne

De quinte en quinte vers l'azur

Monte mes chants mes doux murmures

Quand je me donne

Avant que glaçons écrasés

Sous le pied de fer de ma destiné

Je me donne

Homme, on m'a fait homme et je pense à Youni de velours

En aviron toujours me ramène

Sur la chaude litière des vivants de l'amour

Où je me donne

Des ténèbres qui m'entourent

Gonflé de miel, gonflé d'amour

Je me donne

Avant que glaçons écrasés

Sous le pied de fer de ma destiné

Que je me donne... on se donne

Homme, on m'a fait homme et je pense à Youni de velours

En aviron toujours me ramène

Sur la chaude litière des vivants de l'amour

Où je me donne

 

 


Nous nous aimions tant

 

Vîmes des singes nus dégringoler l'abîme
Vîmes roses trémières allumer un grand feu
Nous nous aimions tant, comme on s'aimait Miette
Nous nous aimions tant, il faut nous séparer

Encombrions de fleurs, l'étang noir de vos songes
Venions fouiller la nuit la vase des marais
Nous nous aimions tant, comme on s'aimait Miette
Nous nous aimions tant, il faut nous séparer

Voilà l'instant cruel, amour oh mon aimée
Déjà siffle déjà la lame du bourreau
Nous nous aimions tant, comme on s'aimait Miette
Nous nous aimions tant, il faut nous séparer
Il faut nous séparer
oh non ! non non non !

Ils diront à Courcy pour l'amour d'une fille
Veuillez noyer mon coeur dans vase des marais
Nous nous aimions tant, comme on s'aimait Miette
Nous nous aimions tant, il faut nous séparer

Vîmes des singes nus dégringoler l'abîme
Vîmes roses trémières allumer un grand feu
Nous nous aimions tant, comme on s'aimait Miette
Nous nous aimions tant, il faut nous ...
oh non ! non non non !
Comme on s'aimait Miette
Il faut nous séparer...

 


Raspoutine

 

Oublie ce jour pas de sésame rien ne sera donner

Pas d'épluchure, non pas d'écharde, rien ne viendra prouver

Une embouchure, puis le grand large, au diable le souvenir

Oh putain de temps

Quelle encolure, quel diadème devions nous offrir

A quelle chimère faut-il appartenir

A l'embouchure de leurs bras qu'elle nage est conseillée

Oh putain de temps

Vite Raspoutine, je suffoque, mais quelle est cette pluie

Encore Dieu et sa camelote, oh comme je le vomis

Libérer perruches et castors, libérer les enfants

Oh putain de temps

De la tendresse pour les braves, ma jouvence de l'Abbé Souri

En planche à voile vers les étoiles oui je veux cette vie

Une embouchure puis le grand large au diable le souvenir

Oh putain de temps

La mise en boîte comme elle dure adieu Via Veneto

Sur des talons perchés je jure que toi tu dors au château

On dirait bien qu'à l'hémistiche il faudra tout quitter

Oh putain de temps

 

 


Marquis

 

Pour un bout de désir

Quand le cœur défaille

Quand le cœur est de sang et de paille

 

Pour un bout de désir

Sans fin on s'attarde

Prisonnier d'un corset de larmes

 

Eh Marquis oh quel est ce temps

Qu'allons nous y faire finalement

 

Pour un bout de désir

Ca se travaille

Adieu beauté de l'ombre et des vagues

 

Au loin Beaugency 

De loin on trésaille

Mais le cœur est de sang et de larmes

 

Eh Marquis oh quel est ce temps

Qu'allons nous y faire finalement

 

Avide Marquise

Sur l'autre rive

Mais le cœur est de sang et de givre

 

On voit sous la mantille

La palpitante caille

On se jure d'étouffer l'animal

 

Oh Marquis oh quel est ce temps

Qui allons nous tuer finalement

 

Oh Marquis oh mais quel est ce temps

N'y aurait-il pas de plus juste comportement ?

 

Ami dans les grands livres

Quand le cœur défaille

Quand le cœur est de sang...

 

Le monstre dévêtu

Livre bataille

A l'univers de larmes et d'étoiles

 

Oh Marquis oh quel est ce temps

Marquis qu'allons nous y faire finalement

 

Pour un bout de désir

Quand le cœur défaille

Quand la vie est de sang et de larmes

Pour un bout de désir

Sans fin on s'attarde

Prisonnier d'un corset de larmes

 

 

 

Royal Cadet 

 

Où allez-vous désirs ? Où montez-vous le soir ?
Dans quelle limousine voulez vous nous asseoir ? 
De quel triple galop voulez vous m’enivrez ?
Dans quel marigot voulez vous me jeter ?

 

Je tremble pour ma vie, je mouille mes chaussons
Pourtant peu d’ennemi, pourtant peu d’illusion
Je sens venir la pluie, ce soir n’existe pas 
Un rêve ronge nos vies, a-t-on idée de ça ?

 

La femme de ma vie ajuste son tricot
A tous elle sourit et je me sens de trop
Elle enjambe ma vie, elle me laisse entrevoir
Cacher moi ce cambouis toujours vouloir, vouloir…

 

Se brise un parapluie, je crois garni de miel
On bascule ahuri vers le septième ciel
On trouve un ciel triste où un monsieur à chapeau
Nous dit «Allons mes chers touristes, ah non ici vous seriez de trop !»

 

On retourne à la niche, me tripoter la queue

Et oui ma chère Edwige, nous sommes fait de peu
Quelques grammes de suie, une longueur de soie
C’en est fait d’une vie, deux boules, oui c’est ça 

 

Où est donc le hochet qui amusait nos vies ?

Nos jours ne sont jamais à hauteur de nos nuits
Le jour projette l’ombre de ce qu’on a rêvé
«Ah non mes chers touristes… Ah non ici pas d’étranger !»

 

Alors sur un saphir je tombe en gouttes d’eau
En mille éclats j’expire, j’éclabousse ma peau

Je cherche une chanson, chantonne Madeleine
Quelle est cette prison, dieu j’ai oublié la peine

 

Je monte sur un pont, je plonge rassuré
Je n'aime pas mon nom, je n'ai jamais su aimer

La carapace d'or qui protège ma vie
Serait-elle un trésor ? Ce soir je la trouve hors de prix

 

Nous allons dans le noir perdu sur l’océan 

Pour finir au hasard dévorés par les chiens
Garçon deux grenadines, nous descendons l'Escaut
L’horloge me déprime, approchez mes chevaux

 

Je monte sur un pont, je plonge rassuré

Je n'aime pas mon nom, je n'ai jamais su aimer
La carapace d'or qui protège ma vie
Serait-elle un trésor ? Ce soir je la trouve hors de prix

 

Nous allons dans le noir perdu sur l’océan…

 

 

Plus vu de femmes

 

On n'avait plus vu ces ports de têtes à midi
Jamais vu autant d'étoiles au firmament
Jamais vu autant de ces princesses qu'on baratine
Jamais autant vu finalement
Plus vu de femmes au monde incertain
Faire autant fi des lois de l'hymen
Des femmes d'un monde nouveau
Plus vu de femmes nous laisser autant seuls
Au commande de la tendresse
Des femmes... nous trouver si sots.


On n'avait plus vu tant de colombines dans nos taxis
Jamais autant joui finalement
Jamais autant vu le paradis avec l'âme
Jamais autant vu finalement
Plus vu de femmes d'un monde incertain
Faire autant fi des lois de l'hymen
Des femmes d'un monde nouveau
Plus vu de femmes nous laisser autant seuls
Au commande de la tendresse
Des femmes... nous trouver si sots


Jamais autant passé de marquis à quidam
Jamais autant vu finalement
Jamais autant vu de ces princesses qu'on baratine
Jamais autant joui finalement
Plus vu de femmes au monde incertain
Faire autant fi des lois de l'hymen

Des femmes d'un monde nouveau
Plus vu de femmes nous laisser autant seuls

Au commande de la tendresse
Des femmes... nous trouver si sots.

 

Au pays d'Hortense et Julienne

 

A quoi bon le désir, à quoi bon la peau
Si la barque chavire aussitôt
A quoi bon les dancings, à quoi bon l'été
Si le monstre m'attire alléché

A quoi bon nous essayer à Montaigne
Jeunes Parques cruelles
Je ne vois que scoubidous, que grigris
A quoi bon la folie

Vite la milice qui monte au buron
Vite la notice, est-ce bon ?
En baume du tigre ce monde nous va
Aux confins de la peine et de la joie

Au pays d'Hortense et de Julienne
Comment vont les anciennes ?
Oh le buffle, la bouffe, tiens la rizière
Plutôt bas le moral

 

 

 

Opera

 

Ah tu veux aimer

Ah tu veux baiser

Qu'est-ce que tu cherches à travers moi ?

Qu'est-ce que tu veux que je n'ai pas ?

 

Ah tu veux aimer

Ah tu veux baiser

Tu t'aimes surtout raide, ah ça

Ce sentiment trop grand pour toi

Aime-moi

Baise-moi

 

Ah tu veux aimer

Ah tu veux baiser

Qu'on échange nos candidats

Candidement vers Opéra

Aime-moi

Baise-moi

 

Tu veux aimer

Baiser

Ça te démanges ce nirvana

Oui je voudrais mourir dans tes bras

Aime-moi

Baise-moi

 

Ah tu veux aimer

Baiser

Tu t'échappes qu'est-ce que tu crois

Que te foutre par l'oreille, que c'est mon dada

 

Ah tu veux aimer

Ah tu veux baiser

Me voir vieillir ni compte pas

Fillette heureuse retourne chez toi

Aime-moi

Baise-moi

 

 

1451

 

Perdu au bout de ça

Je récapitule mes forces

Et ne voie au désir

Qu'une carriole vide

Savoir trop en vouloir

Et puis ce n'est que ça

Et puis ce n'est que ça

 

On reste interloqué

La courte salopette

La feuille de laitue

Demandez donc aux autres

En s'en trouve lassé

Et puis ce n'est que ça

Et puis ce n'est que ça

 

Nous sommes en 1451

Nous sommes en 1451

Nous sommes en 1451

Nous sommes en ...

 

On voit un train de nuit

Des choses pénétrantes

Aubépine pour nous

Au calice d'ébène

Tout sent autour l'oeil

Et puis ce n'est que ça

Et puis ce n'est que ça

 

Petit dieu des viscères

Tes réflexes de loup

Va la machine aveugle

En ordre de bataille

La puissance d'herbe humide

Et puis ce n'est que ça

Et puis ce n'est que ça

 

Nous sommes en 1451

Nous sommes en 1451

Nous sommes en 1451

Nous sommes en ...

 

En ordre de bataille

Pour un sort de lentille

On range les outils

Et puis ce n'est que ça

En cavalier mutin

Dans l'interstice étroit

Ah bon, ce n'est que ça

 

Va la machine aveugle

Aux limites du tuf

Voilà en faible voile

L'état de mon instinct

Mes parois se chamaillent

Et puis ce n'est que ça

Et puis ce n'est que ça

 

Nous sommes en 1451

Nous sommes en 1451

Nous sommes en 1451

Nous sommes en ...

 

J'en reste interloqué

La courte salopette

La feuille de laitue

Demandez donc aux autres

En s'en trouve lassés

Et puis ce n'est que ça

Ah bon ce n'est que ça

 

Nous sommes en 1451

Nous sommes en 1451

Nous sommes en 1451

Nous sommes en ...

 

 

Saurais-tu par cœur  

 

Saurais-tu par cœur

Quelle est ta douleur ?

Saurais-tu par cœur

Qui tu es ?

Saurais-tu par cœur

Quelle est ton erreur ?

Saurais-tu par cœur

Qui tu es ?

 

Saurais-tu par cœur

Où est ta demeure ?

Saurais-tu par cœur

Qui tu es ?

Saurais-tu par cœur

D'où viennent tes pleurs ?

Saurais-tu par cœur

Qui tu es ?

 

Saurais-tu par cœur

Quelle est ton erreur ?

Saurais-tu par cœur

Tes pensées ?

Saurais-tu par cœur

Où est ta demeure ?

Saurais-tu par cœur

Qui tu es ?

 

Saurais-tu par cœur

Où est ton bonheur ?

Saurais-tu par cœur

Où tu es ?

Saurais-tu par cœur

D'où viennent tes pleurs ?

Saurais-tu par cœur

Qui tu es ?

 

 

YES SIR

 

La peine fait mon lit

La peine fait mon visage

A peine ai-je souris

Je redeviens un nuage

C'est ma vie

Une vie à fleur de peau

C'est ma vie

Une vie de terre et d'eau

Yes Sir !

 

Mon cœur embrase tout

Mon cœur en tout est volage

Mon âme embrasse tout

Mon âme est une garce

C'est ma vie

Une vie à fleur de peau

C'est ma vie

Une vie de terre et d'eau

Yes Sir !

 

La peur embrasse tout

La peur en tout me désarme

La rage fait le loup

La rage ne me va pas

C'est ma vie

Une vie à fleur de peau

C'est ma vie

Une vie de terre et d'eau

Yes Sir !

 

La mort inonde tout

La mort me désarme

Mon absence dans tout

Me fait perdre courage

C'est ma vie

Une vie à fleur de peau

C'est ma vie

Une vie de terre et d'eau

Yes Sir !

 

 

 

Le grand vivier de l'amour  

 

Par la corne s'abandonner

Quel dieu parle de pêché

Dans le grand vivier de l'amour

 

Zibeline s'accouple en janvier

Chante le russe illuminé

Dans le grand vivier de l'amour

 

Dans le grand vivier de l'amour

 

 

Etre honnête aux choses de l'amour

Carnassier, peut-il, dit toujours

Dans le grand vivier de l'amour

 

Animal, le lapin privé

Ce qui pourrait être est donc épuisé

Dans le grand vivier de l'amour

 

Dans le grand vivier de l'amour

 

 

Que nous fait une âme rouillée

Que nous fait la France rêvée

Dans le grand vivier de l'amour

 

Heures du soir remis de la peine

Ombre noire faire un pas vers elle

Dans le grand vivier de l'amour

 

Dans le grand vivier de l'amour

 

 

Angevine ton chansonnier

Se souvient à peine à regret

Dans le grand vivier de l'amour

 

Que nous fait une âme rouillée

Que nous fait la France rêvée

Dans le grand vivier de l'amour

 

Dans le grand vivier de l'amour

 

 

 

Fidèle à ton âme

 

Fidèle à ton âme

Que veux-tu dire ?

T'aurais-je blessée ?

Fidèle à ton âme

Facile à dire

Pénible à méditer

Voilà le temps d'orage

Tout dégouline

Tout est terrassé

Voilà l'orage

C'est assez

 

Voilà le temps d'orage

Tout dégouline

Tout est déraciné

Voilà l'orage

Et là j'hésite, c'est assez

C'est assez, c'est assez

 

 

Fidèle à ton âme

A quelle prairie ?

A quel monde de forêts ?

Fidèle à ton âme

Dans quel......

Voilà le temps d'orage

Tout dégouline

Tout est déraciné

Voilà l'orage

Et là j'hésite, c'est assez

 

 

Fidèle à ton âme

A l'herbe tiède

Voudrais-tu me tuer ?

Fidèle à ton âme

Que veux-tu dire ?

T'aurais-je blessée ?

Voilà le temps d'orage

Tout dégouline

Tout est déraciné

Voilà l'orage

Et là j'existe, c'est assez

 

 

 

Le martyr des chrétiens d'Orient

 

Pourquoi ce martyr ?

Pourquoi macchabé ?

Toujours volontaire

Pour finir dans la forêt

Si tu veux mourir pour Dieu

Si tu veux tuer par lui

Où est le châtiment divin

Dans le martyr des chrétiens d'Orient ?

 

Sur le corps des femmes

Quelle est l'idée qu'on a ?

Engendre le typhon

Mais le typhon ne sauve pas

Si tu veux mourir par Dieu

Si tu veux tuer par lui

Mais où est le châtiment divin

Dans le martyr des chrétiens d'Orient ?

 

De bois pour le feu

Et le corps des enfants

Et tu te dis religieux

Dans ce sport de mécréant

Si tu veux mourir par Dieu

Si tu veux mourir pour lui

Où est le châtiment divin, crétin

Dans le martyr des chrétiens d'Orient ?

 

Pourquoi ce martyr ?

Pourquoi macchabé ?

Toujours volontaire

Pour finir dans la forêt

Si tu veux mourir par Dieu

Si tu veux mourir pour lui

Où est le châtiment divin, crétin

Dans le martyr des chrétiens d'Orient ?

 

 

 

chercher la femme

 

Comme j'allais par les rues

Ton prénom m'est revenu

Chercher la femme

Il pleuvait, la Seine en crue

Charriait des inconnus

Chercher la femme

Quel est l'arrondissement ?

Où est l'hôtel des amants ?

Chercher la femme

Toute trace a disparu

L'âme passe par-dessus cul

A chercher la femme

 

A ma vie de bohémien

Je me sens devenir chien

A chercher la femme

L'autre nuit j'aurais bien cru

T'entendre chanter aux nues

Chercher la femme

Au grand bonheur du temps

A l'hôtel des amants

Chercher la femme

Je me sens devenir cru

L'âme passe par-dessus cul

A chercher la femme

 

Quelle adresse, quelle clé,

A-t-elle tiré les volets

Chercher la femme

Déjà le marché aux fleurs

Encore une petite heure

A chercher la femme

En grand maman, petit don

Tout déshabille ma chanson

Chercher la femme

J'ai le cœur à l'abandon

Quelle nuit, quelle grande chanson

Chercher la femme

 

 

          

LE CAFARD

 

J'ai eu le cafard
C'est quoi le cafard ?
Difficile à dire
C'est comme un buvard
Qui te boit la joie
Te prépare au pire
C'est un animal
Qui fait un carnage
Chez les colibris
En Haute-Savoie
Face caméra
Coupez
 

Jardin négligé
J'ai quitté Angers
J'ai préféré fuir
Sans fin le brouillard
Les pensées amères
Venaient me séduire
J'ai eu le cafard
Tête musicale
N'a pas su tenir
Pente de l’Etna
Face caméra
Coupez
 

Saignant jour et nuit
J'ai quitté Roissy
Pour sauver ma vie

Par quelques neurones
J'aspirais des hommes
A cheveux violets
J'avais de guingois
Mon regard d'un noir
Regard meurtrier
En Haute-Savoie
Face caméra
Coupez
 

Enfant lamentable
Sève de malade
Jamais de progrès
Routes élevées
Idée d'infini
En être drogué
J'ai eu le cafard
Soupirer les choses
Mais sans les changer
Pente de l’Etna
Face caméra
Coupez
 

Courage viril
Où en es-tu donc
De tes âneries
Suaire flottant
Pris dans les buissons
Que fais-tu, ami ?
Amour de ma vie
Reprends le bébé
Etouffe ses cris
En Haute-Savoie
Face caméra
Coupez
 

J'ai eu le cafard
C'te beauté fatale
Pour les gens paumés
Sa bottine noire
En quelque manière
Ma tête écrasait
Je suis en Bretagne
Je reprends haleine
A la dérobée
Île de Bréhat
Face caméra
Coupez
Île de Bréhat
Coupez
Face caméra
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