01. La fille du capitaine
02. Foulard rouge
03. Oh my love
04. La bacchante
05. Ce que tu désires
06. Et le désert avance
07. Nixon
08. Arrête d'y penser
09. La fille du fossoyeur
10. Colin-maillard
11. L'amour et les États-Unis
12. Jeanne la rousse
  13. L'almanach amoureux
  14. Winter
      Titre caché : 1451 (extrait)
      Titre caché : En amour avec toi (Justine)
      Titre caché : Oiseaux

 

 

 

 

 

La fille du capitaine

J'aime la fille d'un capitaine
Qui contemple Moscou en feu
L'étoile du nord guide ma peine
M'enroule dans son crépon bleu
Car l'amour nous tient si fort
Dans les regrets

J'aime la fille d'un capitaine
Eau vive et treillis de jasmin
Contre le cuir de son sommeil
M'en retourne point de chemin
Car l'amour me tient si fort
Dans les regrets
Ces instants divins à partager

Toujours dans la même
La même direction
Toujours dans la même
La même passion
Toujours dans la même
La même lumière

J'aime la fille d'un capitaine
Et je pense au malheureux Musset
Devant son orgueil de reine
Je cherche mon luth étoilé
Car l'amour nous tient si fort
Dans les regrets

J'aime la fille d'un capitaine
Devant pareille beauté
L'esprit demande à Graffenberg
Est-ce là que Morphée va passer
Car l'amour nous tient si fort
Dans les regrets
Ces instants divins à partager

Toujours dans la même
La même direction
Toujours dans la même
La même passion
Toujours dans la même
La même lumière

J'aime la fille d'un capitaine
Et je dors dans un buisson de clous
Je pense à cet antre vermeil
Où l'art n'a jamais pénétré
Car l'amour nous tient si fort
Dans les regrets

J'aime la fille d'un capitaine
Face à la nuit bleue du dehors
Désir que la pudeur réfrène
Se transforme en pulsion de mort
Car l'amour nous tient si fort
Dans les regrets
Des instants divins à partager

Toujours dans la même
La même direction
Toujours dans la même
La même passion
Toujours dans la même
La même lumière

 

Foulard rouge

Nous n'avons pas vu venir la jalousie
Nous n'avons pas vu venir la maladie
Nous n'avons pas vu venir l'astre qui nous fait souffrir
Qu'on en dit dans nos chansons
« Pauvre con »

A qui ce rouge foulard dans la nuit
A qui ce jardin qui bouge, qui gémit
Nous n'avons pas vu venir l'astre qui nous fait souffrir
Qu'on en dit dans nos chansons
« Pauvre con »

Mon amour
Mon désir
Ma force de vie
Je saurai moins
Te perdre
Que perdre la vie

A qui ce rouge foulard on se dit
Quand s'envole l'oriflamme à minuit
Nous n'avons pas vu venir l'astre qui nous fait souffrir
Qu'on en dit dans nos chansons
« Pauvre con »

Nous n'avons pas vu venir la jalousie
Nous n'avons pas vu venir la maladie
Nous n'avons pas vu venir l'astre qui nous fait souffrir
Qu'on en dit dans nos chansons
« Pauvre con »

Mon amour
Mon désir
Ma force de vie
Je saurai moins
Te perdre
Que perdre la vie

 

Oh my love

Oh my love
Je ne chante qu'une chose
Oh my love
Vive la petite mort

Dans le grand désert blanc
De mes pensées
Voilà le grand cerf-volant
D'éternité

Oh my love
Je ne chante qu'une chose
Oh my love
Vive la petite mort

Ma vie par amour
Se plaît à brûler
Votre ange s'envole
Pour moi
Je vis à l'enseigne
De votre beauté
Tel est mon logis ici-bas

Oh my love
Je ne chante qu'une chose
Oh my love
Vive la petite mort

L'irrésistible moisson
Qui me recrée
Efface sans plus de façon
Tous les regrets

Oh my love
Je ne chante qu'une chose
Oh my love
Vive la petite mort
 

 

La bacchante

texte de P.J. de Béranger
 

Cher amant, je cède à tes désirs :
De champagne enivre Julie.
Inventons, s'il se peut, des plaisirs ;
Des amours épuisons la folie.
Verse-moi ce joyeux poison ;
Mais surtout bois à ta maîtresse ;
Je rougirais de mon ivresse,
Si tu conservais ta raison.

Vois déjà briller dans mes regards
Tout le feu dont mon sang bouillonne,
Sur ton lit, de mes cheveux épars,
Fleur à fleur vois tomber ma couronne.
Le cristal vient de se briser:
Dieu ! baise ma gorge brûlante,
Et taris l'écume enivrante
Dont tu te plais à l'arroser.

Verse encor ! mais pourquoi ces atours
Entre tes baisers et mes charmes !
Romps ces nœuds, oui, romps-les pour toujours :
Ma pudeur ne connaît plus d'alarmes.
Presse en tes bras mes charmes nus.
Ah ! je sens redoubler mon être !
A l'ardeur qu'en moi tu fais naître
Ton ardeur ne suffira plus.

Dans mes bras tombe enfin à ton tour :
Mais hélas ! tes baisers languissent.
Ne bois plus, et garde à mon amour
Ce nectar où tes feux s'amortissent.
De mes désirs mal apaisés,
Ingrat, si tu pouvais te plaindre,
J'aurais du moins pour les éteindre
Le vin où je les ai puisés.

 

 

Ce que tu désires

Je t'aurais mangée sais-tu
Si grande fille
Je t'aurais mangée
J'en pleure seul en marchant
J'aime et je désire
Mais le bien est monotone
Ce que tu désires
T'emporte loin de moi

J'aime et je désire
Mais ignorons la suite
Le long des ténèbres
Allons pas à pas
Ce bien monotone
N'est qu'une fantaisie
Ce que je désire
M'emporte loin de toi

Ce que tu désires attise ma souffrance
Ce que tu désires t'emporte loin de moi
Ce que tu désires me fait quitter la France
Ce que tu désires…

Accueille mon âme
Au fond de ton nuage
Au bleu satiné
Qui cercle tes yeux las
J'aime et je désire
Mais le bien est monotone
Ce que tu désires
T'emporte loin de moi

Allons... nos âmes désordonnées
S'attardent
Quel parfum de peau
Retenons la leçon
Quel plaisir creux
Le bien est monotone
Ce que je désire
M'emporte loin de toi


Ce que tu désires attise ma souffrance
Ce que tu désires t'emporte loin de moi
Ce que tu désires me fait quitter la France
Ce que tu désires…

 

 

Et le désert avance

Plus rien n'éclaire l'abîme
Rassemble tes cheveux flous
Apôtre de courtoisie
Frêle gosier chante-nous

Avant puis arrière
Voilà le chemin
Oh Dieu des poussières
Voilà donc le destin
… Et le désert avance

Il y a toujours plus grand
C'est ce qu'ignore le petit
Vers ce point d'élévation
La musique nous aura mis

Avant puis arrière
Voilà le chemin
Oh Dieu des poussières
Voilà donc le destin
… Et le désert avance

Beauté est affaire d'amants
Fondus en même unité
D'or pur vivait l'étalon
Par l'amour de Dieu, allez

Avant puis arrière
Voilà le chemin
Oh Dieu des poussières
Voilà donc le destin
… Et le désert avance

Retourne à ta froide izba
Au gruau de sarrasin
Retourne à ta troïka
Les yeux clos sur tes péchés

Avant puis arrière
Voilà le chemin
Oh Dieu des poussières
Voilà donc le destin
… Et le désert avance

A tous ceux qui naissent vieux
Sans l'air d'un mauvais cheval
Aux âmes tant attachées
Les fesses en jus de cerise

Avant puis arrière
Voilà le chemin
Oh dieu des poussières
Voilà donc le destin
… Et le désert avance

 

 

Nixon

Nixon, réponds-moi
...
Je ne peux plus vivre comme ça !

 

 

Arrête d'y penser

Comment se dire
Comment aimer
Comment partir
Comment s'y retrouver

Comment sourire
Comment prier
Comment s'enfuir
Comment se retrouver

Dans ce chantier
Mille raisons
Comment choisir
Qui donne le ton
Comment choisir
Comment danser
A mon avis
Arrête d'y penser

Comment mourir
Comment céder
Comment partir
Sans rien regretter

Comment souffrir
Ne pas pleurer
Comment instruit
Tout laisser aller

Dans ce chantier
Mille raisons
Comment choisir
Qui donne le ton
Comment choisir
Comment danser
A mon avis
Arrête d'y penser

Comment vouloir
Comment donner
Comment s'asseoir
Comment se relever

Comment construire
Déchaffauder
Comment s'instruire
Comment se sauver

Dans ce chantier
Mille raisons
Comment choisir
Qui donne le ton
Comment choisir
Comment danser
A mon avis
Arrête d'y penser

 

 

La fille du fossoyeur

texte de P.J. de Béranger
 

Quelle est cette fille qui passe
D'un pied léger, d'un air riant ?
Dans son sourire que de grâce,
De bonté dans son œil brillant !
Elle est modeste et désespère
Ses compagnes par sa fraîcheur ;
Sa beauté fait l'orgueil d'un père ;
C'est la fille du fossoyeur.

Claire habite le cimetière.
Ce qu'au soleil on voit briller ;
C'est sa fenêtre, et sa volière,
Qu'on entend d'ici gazouiller.
Là-bas, voltige sur les tombes
Un couple éclatant de blancheur ;
A qui ces deux blanches colombes ?
A la fille du fossoyeur.

On l'entend rire dès l'aurore
Sous les lilas de ce bosquet,
Où les fleurs humides encore
A sa main s'offrent par bouquets.
Là, que les plantes croissent belles !
Que les myrtes ont de vigueur !
Là, toujours des roses nouvelles
Pour la fille du fossoyeur.

Sous son toit, demain grande fête ;
Son père va la marier.
Elle épouse, et la noce est prête,
Un jeune et beau ménétrier.
Demain, sous la gaze et la soie,
Comme en dansant battra son cœur !
Dieu donne enfants, travail et joie
A la fille du fossoyeur.

 

 

Colin-maillard

Tu joues à Colin-maillard
Je vais le dire à ton père tu sais
Que fais-tu seul dans le noir
Quel mystère voudrais-tu percer
Tu joues à Colin-maillard
Je vais le dire à ta mère tu sais
Que fais-tu seul dans le noir
Quelle langue voudrais-tu parler

Aphrodite vient te voir
Tu vas au gré de sa fantaisie
Tout dans les règles de l'art
Dorment quatre âmes
Au fond de ton lit
Dans cette nuit merveilleuse
Sous ta bonne étoile de berger
Tu vois des scènes de chasse
Oui mon cœur je garde le secret

Tu joues à Colin-maillard
Je vais le dire à ton père tu sais
Que fais-tu seul dans le noir
Quel mystère voudrais-tu percer
Tu joues à Colin-maillard
Je vais le dire à ta mère tu sais
Que fais-tu seul dans le noir
Quelle langue voudrais-tu parler

Tu traverses le miroir
Ton désir ne veut plus patienter
Jusqu'à la fin tu veux voir
Le grand lys au fond de la vallée
Tu joues à Colin-maillard
Parfum féminin que tu es
Monsieur Vénus veut savoir
Veut le lys au fond de la vallée

Tu joues à Colin-maillard
Je vais le dire à ton père tu sais
Que fais-tu seul dans le noir
Quel mystère voudrais-tu percer
Tu joues à Colin-maillard
Je vais le dire à ta mère tu sais
Que fais-tu seul dans le noir
Quelle langue voudrais-tu parler

 

 

L'amour et les États-unis

J'aimais par elle ce que j'ai pas
J'aimais par elle tout ce qui n'est pas moi
J'aimais par elle vivre le jour
Penser par elle suffisait à l'amour

Dernière nouvelle
Jouir fait tout
Mon pauvre cœur
Vous n'y êtes plus du tout
Votre âme faible
Craint les miroirs
Le monde est grand
De bonheurs illusoires

J'aimais par elle « fonce avec moi »
J'aimais en elle ce qui agit en moi
J'aimais des choses inouïes
J'aimais l'amour et les États-unis

Dernière nouvelle
Jouir fait tout
Mon pauvre cœur
Vous n'y êtes plus du tout
Votre âme faible
Craint les miroirs
Le monde est grand
De bonheurs illusoires

J'aimais en elle la terre humide
La marjolaine et remonter le Nil
J'aimais par elle biche endormie
T'aimais la suivre jusqu'à la prairie

Dernière nouvelle
Jouir fait tout
Mon pauvre cœur
Vous n'y êtes plus du tout
Votre âme faible
Craint les miroirs
Le monde est grand
De bonheurs illusoires

 

Jeanne la rousse

texte de P.J. de Béranger
 

Un enfant dort à sa mamelle ;
Elle en porte un autre à son dos.
L'aîné qu'elle traîne après elle,
Gèle pieds nus dans ses sabots.
Hélas ! des gardes qu'il courrouce,
Au loin le père est prisonnier.
Dieu, veillez sur Jeanne-la-Rousse ;
On a surpris le braconnier.

Je l'ai vue heureuse et parée ;
Elle cousait, chantait, lisait.
Du magister fille adorée,
Par son bon coeur elle plaisait.
J'ai pressé sa main blanche et douce,
En dansant sous le marronnier.
Dieu, veillez sur Jeanne-la-Rousse ;
On a surpris le braconnier.

Un fermier riche et de son âge,
Qu'elle espérait voir son époux,
La quitta, parce qu'au village
On riait de ses cheveux roux.
Puis deux, puis trois ; chacun repousse
Jeanne qui n'a pas un denier
Dieu, veillez sur Jeanne-la-Rousse ;
On a surpris le braconnier.

Mais un vaurien dit : « Rousse ou blonde,
« Moi, pour femme, je te choisis.
« En vain les gardes font la ronde ;
« J'ai bon repaire et trois fusils.
« Faut-il bénir mon lit de mousse ;
« Du château payons l'aumônier. »
Dieu, veillez sur Jeanne-la-Rousse ;
On a surpris le braconnier.

Doux besoin d'être épouse et mère
Fit céder Jeanne qui, trois fois,
Depuis, dans une joie amère,
Accoucha seule au fond des bois.
Pauvres enfants ! chacun d'eux pousse
Frais comme un bouton printanier.
Dieu, veillez sur Jeanne-la-Rousse ;
On a surpris le braconnier.

Quel miracle un bon coeur opère !
Jeanne, fidèle à ses devoirs,
Sourit encor ; car, de leur père,
Ses fils auront les cheveux noirs.
Elle sourit ; car sa voix douce
Rend l'espoir à son prisonnier.
Dieu, veillez sur Jeanne-la-Rousse ;
On a surpris le braconnier.

 

 

L'almanach amoureux

Oui, mieux vaut chien enragé
Que chaud soleil en janvier
Fin janvier moitié grenier, moitié fenier
Si le ciel vient à gronder
Récoltes en quantité
Mois de janvier sans gelée
Mauvaise année

Enfin le plus court des mois
Le pire de tous à la fois
Dis Valentin est-ce que
Le printemps revient ?
Février débute en lion
Mais finit comme un mouton
Février de tous les mois
Le plus matois

Des fleurs que mars verra
Peu de fruits on mangera
Vent ou pluie
Que chacun veille bien sur lui
Si au jour d'Annonciation
Hirondelles ; belles saisons
Gare aux vergers
S'il y neige
Oh mon aimée

Viens le gentil mois d'avril
Sous son manteau de grésil
Avril le doux est bien le pire de tous
Fleur marsière
Ne tient guère
Fleur d'avril
Tient par un fil
Avril le doux est bien le pire de tous

Puis petite pluie de mai
Rend tout le monde très gai
Mai en bonne boue
Fait bel épi en août
Dans un mai fol et gracieux
Tout mariage est malheureux
Le beau mois d'avril
Défait ce qui me plaît

Qui change herbe rare en foin
Qui fait abondance de grains
Trop de pluie en juin
Rend paysan chagrin
Triste jour de Saint Médard
Quand quarante jours plus tard
Pluie et froid viennent
Rendre l'an
Tout grincheux

Un juillet ensoleillé
Nous remplit caves et greniers
Pourquoi juillet irait donc
Comme janvier
Allons faucille à la main
Noirs de bouche
Secs au gosier
A la Saint Germain
Il nous pleuvra du vin

Dieu voilà qu'août est bon
Abondance à la maison
Ma cigogne le bel hiver
Nous est promis
Ce qu'août ne mûrira
C'est septembre qui le fera
Qui dort en août
En janvier crèvera

Nom de Dieu déjà septembre
Fainéants peuvent s'aller pendre
Aux vendanges de septembre
Tout s'arrange
Hirondelles à Saint Michel
L'hiver vient après Noël
Nous reverrons-nous un jour
Mademoiselle

Octobre le vaillant
Surmène le paysan
Un octobre glacé
Fait tout trépasser
Si tu veux bien moissonner
Voilà l'heure de semer
Automne en fleurs
Fait l'hiver plein de vigueur

Été de la Saint Martin
Dure trois jours et un brin
La Toussaint venue
Rentre donc la charrue
Neige de la Saint André
Pourrait cent jours durer
Ce grand froid qui vient
Met tout l'hiver en train

Froid et neige de décembre
Donnent du blé à revendre
An de neige
Sera toujours un an de bien
Un décembre trop beau
Nous mettrait l'été dans l'eau
Hé, ma Luce vient me faire
Ton saut de puce

Avril frais et rousineux
Rend toujours l'an plantureux
Je souhaite le meilleur
A votre âme
A vos yeux
Voilà donc ma douce amie
Chaque année dure une vie

 

 

Winter
 

A toi qui biches
En continents
En cimetières
Yeah Yeah Yeah

A toi qui kiffes
Cristallisée
L'ombre du monde
Yeah Yeah Yeah
 

Winter c'est le logis
Winter quel émoi
Winter la maladie
Winter sauvez-moi

Mate ce modèle
Qu'on ne voit plus
Mate ces seins blancs
Yeah Yeah Yeah

Claque des dents
Dans le noyau
Quel hiver
Yeah Yeah Yeah

Winter c'est le logis
Winter quel émoi
Winter la maladie
Winter sauvez-moi

Vire ce bonnet
Finis les gammes
Ouais y'en a marre
Yeah Yeah Yeah

Quelle est la tare
Reste poli
V'là ma photo
Yeah Yeah Yeah

Winter c'est le logis
Winter quel émoi
Winter la maladie
Winter sauvez-moi

Tu vas mourir
Ma bien aimée
Viens ma beauté
Yeah Yeah Yeah

Vers les orties
Dira l'esclave
Tous aux mamelles
Yeah Yeah Yeah

Winter c'est le logis
Winter quel émoi
Winter la maladie
Winter sauvez-moi

Mariés standard
Par régiments
Pathologique
Yeah Yeah Yeah

A l'inventaire
Qui pourra nier
Kiss and go
Yeah Yeah Yeah

 

 

1451 (extrait)

 

Mais, quel esprit vous avez !

Rivière noire que nous aimons

Rimes plates, embracées

Manoir humide, Sanglier

C'est votre erreur de souriceau

Vous aimez la langue des dieux

C'est quand même malheureux, non ?

C'est quand même malheureux, hein ?

Hum, oui !

 

Les efforts de l'objet

Dans ce brouillard épais

Je traverse le patio dallé

Je me plais dedans

Un brouillard de pierre

Tout parait virginal

Je m'endors dans un nuage d'encens

Voilà le nuage

Voilà le nuage

Et voilà la neige

Et voilà la neige

 

C'est la matière éparpillée d'une femme qui aime

Nous regardons tomber la sciure du rêve

Et je pense c'est moi-même qui tombe dans ma gorge

 

Arrivent les ours blancs dans mon état mental

A l'ombre des pieds de verre de l'échafaud

Des chats se prélassent

Des ordures viennent heurter mes flancs

Il ne faut pas que je touche aux organes de détection

 

Nous sommes en 1451

Je récapitule mes forces

Nous sommes en 1451

 

 

 

En amour avec toi (Justine)

 

Maman, maman s'éveille

Papa, papa s'éveille

En amour avec, avec toi

En amour avec toi

Avec toi

En amour avec, avec toi

En amour avec toi

 

Oiseaux (instrumental)