Lindberg Business La louve

 

PASSIONS PRIVEES

Petite beauté Je traîne et je m'ennuie
Pourquoi n'as-tu pas dis je t'aime Uschi (Où es-tu passée ?)
L'étrangère Passions privées
Johnny Frenchman Cargo de Dieu

 

 

 

 

LINDBERG BUSINESS

 

ce dernier duel
où il te cribl
a
les pattes et les ailes
Tuparamo paiera

m'avait laissé croire
que la misère nourrissait
sa sœur la colère
je n'ai jamais bien
compris leurs affaires  

 

c'était plutôt
a Lindberg business
plutôt a Lindberg business

 

même s'il est aride comme ça
le désert te doit
pour tous les vents de sable
pyramides que tu y gagnas
une santé de longs cils
des compas vicieux
d'un usage facile
une route ouverte
bon Dieu avec du style
mais ça c'est...  

 

plutôt a Lindberg business
plutôt a Lindberg business  

 

le bruissement d'ailes
qui nous tirera
de la nuit du gel
où l'avion lutta
tu le retrouves
auprès de celle
qui cache sa sœur
sous une aile
après je ne sais plus
ça devient cruel
ça devient...  

 

plutôt a Lindberg business
plutôt a Lindberg business  

 

 

 

PETITE BEAUTE

 

je sais de ton amour
la petite beauté
pas un seul de ces jours
elle ne m'a manqué
et j'ai eu mal oh mal
mal à en crever

j'ai vécu dans l'attente
de si longs moments
j'ai dit rien d'autre que sa vie
rien n'est important
et j'ai eu mal oh mal
mal à en crever

j'ai pris de la moisissure dans le sang
un si long désir aussi longtemps
tu m'as excité
une longue fêlure s'étend
du cœur à la peau de mes sentiments
tu m'as excité
déculotté

je sais de ton amour
la petite beauté
pas un seul de ces jours
elle ne m'a manqué
et j'ai eu mal oh mal
mal à en crever

si je mens
que l'inquisition s'en mêle
me brise les dents
tu fus décidément
ce tueur à gages
qui élégamment
patiemment
m'a descendu
me descend

je sais de ton amour
la petite beauté
pas un seul de ces jours
elle ne m'a manqué
et j'ai eu mal oh mal
mal à en crever

j'ai vécu dans l'attente
de si longs moments
j'ai dit rien d'autre que sa vie
rien n'est important
et j'ai eu mal oh mal
mal à en crever  

 

 

 

POURQUOI N'AS-TU PAS DIT JE T'AIME

 

les rencontres les souvenirs d'été
aident souvent le cœur à patienter
je me souviens d'une histoire d'amour bâclée
qui ne me laisse au cœur que des regrets
aimer n'était que jouer, jouer n'était que tricher  

 

pourquoi n'as-tu pas dit je t'aime
à une fille comme elle
pourquoi rester cruel
laisser passer son tour
quand le besoin d'amour appelle  

 

la lumière glisse doucement
par les volets éclaire l'appartement
je m'éloigne loin du corps froid sur le divan
étouffe un chagrin respire lentement
je n'ai rien fait pour sauver

son amour gagné puis jeté  

 

pourquoi n'as-tu pas dit je t'aime
à une fille comme elle
pourquoi rester cruel
laisser passer son tour
quand le besoin d'amour appelle  

 

le ciel est pur en cette fin de matinée
c'est rassurant de vivre en plein été
de l'amour que je viens de gaspiller
j'ai la brûlure sur mes lèvres gercées
je garde un compte à régler
avec mon cœur à jamais  

 

pourquoi n'as-tu pas dit je t'aime
à une fille comme elle
pourquoi rester cruel
laisser passer son tour
quand le besoin d'amour appelle

 

 

 

L'ETRANGERE

 

t'es comme une hirondelle
capricieuse infidèle
mon triomphe éternel
ma jumelle ma femelle
je suis comme un passager
en voyageur étranger
je me photographie
dans les décors de ta vie  

 

je suis un archéologue vivant
sur un territoire mourant
un aventurier
qui ne pourra t'oublier  

 

t'es mon hirondelle
t'es ma tribu rebelle
mon armée de vandales
mon échappée royale
nous irons patauger
dans des plaines inondées
vivre de jalousie
chez les tigres alanguis  

 

je suis un archéologue vivant
sur un territoire mourant
un aventurier
qui ne pourra t'oublier  

 

tu m'entraînes vers le soleil
tu m'entraînes vers le ciel
tu me tires du sommeil
loin du ventre de la terre
loin du ventre de la terre

tu m'entraînes vers le soleil
tu m'entraînes vers le ciel
tu me tires du sommeil
loin du ventre de la terre
loin du ventre de la terre  

 

t'es comme une hirondelle
t'es comme une hirondelle

 

 

 

JOHNNY FRENCHMAN

 

attends que la crinière
pousse au lionceau
le sexe imaginaire
dans le cerveau
je rêve dans ta langue invincible
au voyageur moderne incorruptible  

 

je suis Johnny Frenchman
je suis Johnny Frenchman
Johnny Frenchman  

 

ma génération ne mûrira pas
même en floraison éphémère de lilas
j'ai une vie de voleur impénitent
je flirte avec l'ombre trompeuse
d'autres talents  

 

je suis Johnny Frenchman
je suis Johnny Frenchman
Johnny Frenchman  

 

et la jungle intérieure la mer en feu
une inspiration d'impuissance et de cafard
c'est la guerre de cent ans inachevée
j'ai le complexe dit du perroquet  

 

je suis Johnny Frenchman
je suis Johnny Frenchman
Johnny Frenchman...

 

 

LA LOUVE

 

tu restes pour moi
de la grande espèce
des tendresses
ma louve a en droit
des chantiers communs
oh ma jeunesse va  

 

à peine tu me touches
je t'ouvre les bras
le souffle de ta bouche
laisse de la rosée
sur mes lèvres  

 

tu poses des rails
sur les travées de bois
de la jeunesse
tombent les murailles
qui ferment le tour
de ma tendresse  

 

à peine tu me touches
je t'ouvre les bras
le souffle de ta bouche
laisse de la rosée
sur mes lèvres  

 

tu restes pour moi
de la grande espèce
des tendresses
ma louve a en droit
des chantiers communs
oh ma jeunesse va

 

 

JE TRAINE ET JE M'ENNUIE

 

je vis dans un mois de juillet
sous-titré pathétique
où des héroïnes en anglais
me rendent romantique
je sors en chialant des cinés
puis je cours rue Montlosier
donner mon sang pour l'Afrique  

 

je vis une journée d'ennui
je te cherche et je m'ennuie
je vis une journée d'ennui
je traîne et je m'ennuie  

 

quand les écrans sont vidés
de tout poil de toute griffe
l'éléphant blanc est déchaîné
mon bouton doré l'excite
je sors en hurlant des cinés
puis je cours rue Montlosier
donner mon sang pour l'Afrique  

 

je vis une journée d'ennui
je traîne et je m'ennuie
je vis une journée d'ennui
je te cherche et je m'ennuie

je vis une journée d'ennui

 

 

 

USCHI (Où es-tu passée ?)

 

les sherpas longent le glacier
la neige mouille les rochers
que serai-je
sans la force de te quitter
comment exister  

 

uschi
où est tu passée ?
je t'en prie
je vais bientôt rentrer
je poursuis
le terrible secret
de la vie
qui ne t'a donné
que des peines
chagrins et peines  

 

la neige recouvre mes pas
j'ai du mal à respirer
j'avance au devant de toi
dans la fragile beauté  

 

uschi
où est tu passée ?
je t'en prie
il faut patienter
uschi
et les quatorze sommets
maudits
sur mon territoire sacré
sous le règne du froid
Nanga se mesure à toi
dans la peine

 

 

PASSIONS PRIVEES

 

mon existence est un songe
une technique de rêve
étranger sur la terre
parmi les bons chevaux

vie jetée loin devant
viande rouge sperme blanc
de mes passions privées  

 

je rêve d'un monde
où l'on s'ennuierait moins
d'un grand drap humide
généreux comme un jardin

reste nue sous ta jupe
en ce début juillet
reste nue sous ta jupe
en ce début juillet  

 

je médite en cachette
dans une langue morte
sur les scènes d'amour
entre les bons chevaux

on prend le copyright à deux
île à scaphandriers
je désire un gros bouillon  

 

je rêve d'un monde
où l'on s'ennuierait moins
d'un grand drap humide
généreux comme un jardin

reste nue sous ta jupe
en ce début juillet
reste nue sous ta jupe
en ce début juillet  

 

il n'y a qu'une femme
pour calmer mon système nerveux
eh beau sexe, madame
laisse-moi manger des yeux
il n'y a qu'une femme
pour calmer mon système nerveux
eh beau sexe, madame
laisse-moi manger des yeux
il n'y a qu'une femme...  

 

 

 

CARGO DE DIEU

 

oh l'amour
que tu lui donneras
laisse dans le ciel
un goût de miel
et l'amour
que j'espère encore
n'est qu'un rendez-vous
col de l'oiseau mort

ta vie
ta vie se passe sans moi
comme un oiseau s'enfuit
au bruit de mes pas

la pluie ne cessera pas
si ton corps suffit
pour te protéger de moi
mais la fille s'enfuit
le rêve s'en va
je regagne mon corps
dans les feux de l'aurore

c'est la chasse
aux hommes des bois
aux nuits éternelles
la chasse pour toi
dans tes vagues
rouges de sang
roule la planète
où je t'attends

c'est le cargo de Dieu
c'est le cargo de Dieu